thumb|290px|La Place d'armes et l'entrée Platine de la Cité du design. La Cité du design est inaugurée en 2009 sur l'ancien site de la Manufacture d'armes de Saint-Étienne. Elle est située au cœur du quartier créatif Manufacture-Plaine-Achille. Ses missions principales concernent la communication, la diffusion, la recherche et la formation autour du design.
Histoire Initialement créée en 2005 comme syndicat mixte, la Cité du design devient à partir de 2010 un établissement public de coopération culturelle (EPCC) qui intègre notamment l'École supérieure d'art et design Saint-Étienne.
Missions La Cité du design a comme mission de sensibiliser tous les publics au design.. Elle s'inscrit dans un projet de reconversion du site industriel historique de Saint-Étienne, visant à stimuler le développement économique local. Elle associe un établissement d'enseignement supérieur artistique à un centre consacré au designArt et industrie, design et créativité. [Consulté le 21 janvier 2013]. École Supérieure d'Art et Design de Saint Étienne. Disponible sur : http://www.esadse.fr/fr/ecole/. La Cité du design est également un membre fondateur du réseau Codesign, organisation unique en France à ce jour qui réunit les actions de design en région Rhône-Alpes.
Bâtiments Pour l'installation de la Cité du design dans les locaux historiques de la Manufacture d'armes de Saint-Étienne, trois bâtiments ont été réhabilités, parallèlement à la construction de deux autres plus modernes (la Platine et la Tour Observation). L'EPCC s'étend sur une surface totale de .
Projet architectural Un concours d’architecture est lancé en 2004 pour réhabiliter et restructurer le site. Il est remporté par l'agence berlinoise LIN et réalisé par les architectes Finn Geipel et Giulia Andi. Le projet global couvre une surface de , aménagée entre 2006 et 2009, pour un coût total de d’euros. Quatre bâtiments historiques sont démolis tandis que trois autres sont restaurés afin d’accueillir les espaces pédagogiques et administratifs de l’École Supérieure d'Art et Design de Saint-Étienne (ESADSE). De vastes espaces publics extérieurs sont également aménagés : deux jardins, la Place d’Armes et une esplanade ouverte au public. Une tour-observatoire offre un panorama sur la ville et ses environs, renforçant la vocation culturelle et touristique du site.
La Platine La Platine est le bâtiment caractéristique de la Cité du design. Il s'agit d'un quadrilatère de 200 mètres de long, 31 mètres de large et 5 mètres de haut, pour une surface totale de . Le bâtiment comprend trois salles de séminaires, un auditorium, deux salles de et destinées aux expositions temporaires, une agora composée du bureau des étudiants et de l'accueil-billetterie-boutique, une serre, une médiathèque et une matériauthèque, ainsi qu'un restaurant.
L'ensemble est recouvert d'une « peau » constituée de panneaux triangulaires de 1,20 mètre de côté. Selon leur emplacement, ces triangles sont opaques, transparents, photovoltaïques ou de photosynthèse. La structure métallique en mailles triangulaires répartit les efforts sur l’ensemble du volume et forme à la fois les façades et la toiture, créant une impression d’unité architecturale. Sa «peau» composite, constituée de matériaux variés, produit une animation visuelle tout en intégrant des ventilations.
Bien que partiellement autonome en énergie, le bâtiment bénéficie d’une régulation thermique innovante, témoignant de l’esprit de recherche et d’expérimentation propre au design.
Depuis , un nouvel espace surnommé la « Bulle » a été installé au cœur du bâtiment de la Platine. Ce dispositif est destiné à présenter les travaux de jeunes designers contemporains. Il s’agit d’un espace de renouvelé tous les trois mois et destiné à accueillir des expositions mettant en avant la nouvelle génération de designers Français⋅es ou Européen⋅nes. Le projet ambitionne d’inscrire l’action de la Cité du design dans une programmation continue, en complément de sa biennale internationale. La première exposition présentée dans ce cadre, Vrai ou Fauve de Laureline Galliot, rend hommage au fauvisme par une approche colorée et picturale du design d’objet..
La tour observatoire Elle complète l'ensemble architectural du nouveau site. Elle culmine à 32 mètres de haut et offre un panorama unique à 360° sur la ville, et plus particulièrement sur le quartier Carnot, le stade Geoffroy-Guichard et le Zénith de Saint-Étienne. Il s'agit d'une construction métallique en forme de L inversé qui, la nuit, permet aussi de repérer la Cité car elle est équipée de supports lumineux.
Le bâtiment des ateliers pédagogiques L'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne a également investi une partie des anciens bâtiments. Les ateliers pédagogiques ont été installés dans l'ancien bâtiment 183, d'une dimension de 75x17 mètres et sur trois étages. La surface totale est de et est répartie en plusieurs salles d'apprentissage : pôle édition, salle consacrée aux étudiants de première année, espace art, espace design, pôle son/vidéo, pôle photographique et pôle des pratiques numériques.
Le bâtiment des ateliers techniques De la même manière, les anciens bâtiments 118 et 122 ont été réhabilités et accueillent dorénavant les ateliers techniques de l'école. Répartis sur deux étages, l'ensemble des se divise en plusieurs espaces de création destinés aux étudiants. Ces ateliers sont composés des : pôle modélisation, espace montage, espace volume, espace maquette, espace art et espace image/récit/document.
Le bâtiment de l'Horloge Dernier endroit rénové, l'ancien bâtiment 116, de , a une position centrale sur le site. Au rez-de-chaussée sont situés l'administration de l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne et le post-diplôme Design & Recherche. L'équipe de la Cité du design a investi le reste des étages, où se situent également des appartements à usage temporaire pour les artistes ou conférenciers invités.
Galerie Nationale du Design En , la Galerie nationale du design ouvrira ses portes au sein de la Cité du design. Il s'agit de la réhabilitation d'un bâtiment de la Manufacture d'armes de Saint-Étienne.
Chaque année, le public peut découvrir une exposition consacrée au design patrimonial.
Financements et budget En , les résultats d’un audit financier, réalisé en 2021 par le cabinet KPMG, ont été communiqués aux élus municipaux et métropolitains de Saint-Étienne. Centré sur la période 2017–2026, ce rapport met en évidence une trajectoire financière préoccupante pour l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC), avec un déficit projeté de 1,4 million d’euros en 2026 et un déficit cumulé estimé à 5,1 millions d’euros. L’audit souligne notamment la progression des dépenses de fonctionnement, majoritairement imputables aux charges de personnel, et la baisse des recettes. En réponse, plusieurs services ont été supprimés début 2025 (relations internationales, développement économique et la plateforme de recherche), entraînant la suppression de cinq postes. Le rapport évoque également un risque d’impact sur l’offre de formation de l’école supérieure de design et sur la réputation internationale de Saint-Étienne en matière de design.
Liste des directeurs de la Cité 2005 - 2011 : Elsa Francès Octobre 2011 - Mars 2017 : Ludovic Noël Août 2017 - Janvier 2018 : Caroline Tisserand Janvier 2018 - Août 2018 : Dominique Paret (par intérim) Août 2018 - Octobre 2022 : Thierry Mandon Depuis : Éric Jourdan
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Détournement de fonds Dans le contexte d’un déficit budgétaire de 1,4 million d’euros, révélé à l’automne 2022, un audit financier interne a mis en lumière l’existence de fausses factures et d’attestations suspectes, notamment au sein de la filiale Cité Services. Ces éléments ont conduit Marc Chassaubéné (vice-président de la métropole chargé de la culture) à effectuer un signalement auprès du procureur de la République, en application de l’article 40 du Code de procédure pénale sur la base d'éléments laissant présumer un détournement de fonds orchestré par Thierry Mandon, ancien directeur de l’institution. Il démissionne en .
En , le tribunal de Saint-Etienne a reconnu coupable Thierry Mandon d'abus de biens sociaux, faux et usages de faux, tentative de détournement de biens publics et escroquerie et l'a condamné à 12 mois de prison avec sursis, 22 000 euros d'amende et une interdiction à vie de diriger un établissement public ou de se présenter à une élection pendant 5 ans. Lors de l'audience, il reconnaît de fausses factures, pour financer des escaliers sur mesure dans sa résidence personnelle pour un montant de 15 000 euros ainsi que des doubles remboursements pour 43 voyages en TGV et un déplacement en Chine. Le , l'avocat de Thierry Mandon annonce la renonciation de son client à faire appel.
Notes et références
Voir aussi
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