Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir d'une grande partie de la garde nationale soldée de Paris qui avait été elle-même presque entièrement composée d'hommes venant du régiment licencié des Gardes françaises.
De cette dislocation sont également créés les et Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon, Éditions Pygmalion 1997.
Création et différentes dénominations 1791 : création du d'infanterie. 1794 : de première formation. 1799 : de deuxième formation. 1803 : dissolution 1813 : d'infanterie de ligne. 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas recréé, son numéro reste vacant jusqu'en 1870. : formation du d'infanterie de ligne. : dissolution. 1872 : création du d'infanterie. 1887 : renommé d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, donne naissance au d'infanterie. 1924 : dissolution. 1939 : recréé à la mobilisation. 1940 : dissolution.
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles du d'infanterie de ligne (1791-1793) Guerres de la Révolution et de l'Empire Le régiment est créé à partir de la garde nationale soldée de Paris qui avait été elle-même presque entièrement composée d'hommes venant du régiment des Gardes françaises, licencié. De cette dislocation sont également créés les 102 et 103 régiments d'infanterieHistoire de l'armée française, Pierre Montagnon, Éditions Pygmalion 1997.
En 1792, le régiment est engagé dans les campagnes de Belgique et de Hollande. Il participe à la bataille de Jemappes durant laquelle le colonel Dubouzet est mortellement blessé par deux coups de sabre.
En 1793 rattaché à l'Armée de Belgique, il se trouve à la bataille de Neerwinden.
En 1794 il est rattaché à l'Armée du Nord lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1793-1794 où : le est amalgamé dans la de première formation, le est amalgamé dans la de première formation.
de première formation (1794-1796) Guerres de la Révolution et de l'Empire Lors de la réorganisation des corps d'infanterie la de première formation est formée le à Toulon avec les : du d'infanterie (ci-devant La Fère) de volontaires de la Nièvre de volontaires de la Corse
De 1794 à 1796, la affecté à l'armée d'Italie, participe à l'expédition de Corse et se trouve engagée, le , au combat naval d'Alassio Le 14 mars 1795 – Le combat naval d’Alassio.
En , lors de la réorganisation des corps d'infanterie français, elle est incorporée dans la de deuxième formation.
de deuxième formation (1799-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire la de seconde formation est formée à Besançon le à partir d'une partie de la de deuxième formation de conscrits de compagnies franches de la Vendée
La de deuxième formation fait la campagne de l'an VII aux armées du Danube et du Rhin et celles de l'an VIII et de l'an IX aux armées du Rhin, de Réserve et d'Italie.
En 1799, elle se trouve aux combats de Belveder et d'Aoste ainsi qu'à la bataille de Genola.
En 1800, affectée à l'armée de réserve des Grisons, la demi-brigade participe aux et de San-Bartholomeo et au passage du col du Splügen.
La prit une part brillante aux affaires qui eurent lieu sur les hauteurs en avant de Nice, les 6 et , où furent tués grenadiers ennemis. Elle contribua, le 29 du même mois, à chasser l'ennemi de Nice et à le forcer d'évacuer le département des Alpes-Maritimes.
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1803, la de deuxième formation est incorporée, en , au d'infanterie de ligne (octobre).
d'infanterie de ligne (1813-1815) Guerres de la Révolution et de l'Empire Par décret du , le d'infanterie de ligne est créé, à Mayence et formé à cinq bataillons à partir des : du d'infanterie de ligne, du d'infanterie de ligne, et du d'infanterie de ligne.
Après la bataille de Leipzig alors que les troupes alliées repoussent l'armée française sur ses frontières. Le d'infanterie de ligne est créé, dans la forteresse de Mayence avec 4 bataillons de 3 régiments tenant garnison dans la place.
Le participe à la défense de Mayence du au .
En 1815 il est en France au de l'armée du Nord et participe à la défense de Strasbourg et à la bataille de La Souffel.
Le , comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration.
Le reste vacant jusqu'en 1870.
d'infanterie de ligne (1871-1882) 1871 à 1914 Le , le d'infanterie de ligne est reformé au camp de Candale (près de Bordeaux) par le changement de nom du d'infanterie de ligne. Il est licencié par décret du .
Un décret du président de la République en date du 10 avril 1872 ayant prescrit que les régiments provisoires devenaient définitifs et prendraient la dénomination de régiment de ligne avec un numéro de série, le prend la dénomination de « »
Lorsque les corps d'armées territoriaux sont créés en septembre 1873, le régiment est rattaché à la d'infanterie de la d'infanterie du d'armée. Il fournit également également des compagnies pour former le d'infanterie de ligne.vignette|Le rend les honneurs le lors de la passation des pouvoirs après l’élection d'Armand Fallières.En 1874, le régiment est en garnison au Mont Valérien mais son dépôt est au Mans.
d'infanterie Première Guerre mondiale Casernement : Paris, Argentan ; d'infanterie ; d'infanterie ; d'armée. Le d'infanterie, au cours de la guerre 1914-1918, compte : 84 officiers morts au Champ d'Honneur et 3 disparus. de troupe morts au Champ d'Honneur et 411 disparus.
1914 le combat d'Ethe (Belgique) (), la retraite ( - ), , lors de la Première bataille de la Marne, le fait partie des troupes embarquées dans les taxis parisiens de l’Esplanade des Invalides et débarquées proche du chemin de SillyLes secrets de la grande guerre, Rémy Porte, La librairie Vuibert, 2012, page 79., la bataille de la Marne ( - ), les tranchées de Dancourt et de Popincourt (Somme) ( - ).
On retrouve trace de la plupart de ces mouvements dans le Carnet de captivité (Ella Éditions, 2018) de Firmin Lecherbonnier, fait prisonnier en à proximité de Roye..
1915 les combats de Perthes-lès-Hurlus (Marne) ( - ), les travaux défensifs et offensifs de Champagne ( - ), 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne, le fortin d'Aubérive-sur-Suippe (Marne) ().
1916 de la Champagne à Verdun ( - ), la Bataille de Verdun (1916) - les attaques à la grenade sous Thiaumont (), la Bataille de Verdun (suite) - organisation du terrain conquis près du village de Douaumont et préparation de l'offensive du ( - ).
1917 le secteur de Lorraine ( - ), la Bataille de Verdun (1917) - Préparation de l'offensive du : Louvemont et Vacherauville ( - ), sur les hauts de Meuse ( - ).
1918 les Marquises (Marne) ( - ), le mont Kemmel (Flandres) ( - ), la montagne de Reims ( - ), Wez (Marne) ( - ), l'Arnes - autour de Mourmelon-le-Grand - (7 au ).
Entre-deux-guerres Le régiment est dissous le .
Seconde Guerre mondiale Formé le sous le nom de d'infanterie, il est commandé par le lieutenant-colonel Psalmon. Régiment de réserve de série A type Nord-Est, il est mis sur pied par le centre mobilisateur d'infanterie 43.
Le régiment fait partie de la d'infanterie qui renforce le sous-secteur de Marville (secteur fortifié de Montmédy) à la veille de l'offensive allemande.
Drapeau vignette|Défilé du drapeau du sur le pont Alexandre III le . Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Jemmapes 1792 Rivière de Gênes 1800 Passage du Splügen 1800 Guerres napoléoniennes - Campagne d'Italie - Passage du Splügen (1800) Mayence 1814 L'Ourcq 1914 Reims 1918 Arnes 1918
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Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée.
Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment Première Guerre mondiale : On relève dans l'historique du d'infanterie de 112 pages, paru en 1920, quelques citations individuelles de faits d'armes "à l'ordre du régiment d'infanterie" qui font particulièrement honneur au régiment, à savoir pour exemples : - Wibratte, chef de bataillon au RI "Officier supérieur remarquable à tous égards. S'est distingué dans les combats autour de Roye et à Champien, où il a été blessé. Revenu au front, a donné à son bataillon une impulsion qui en a fait une unité de guerre de premier ordre. A été tué le en conduisant personnellement l'attaque de son bataillon." ; celle de Charles-Émile Bertin, capitaine au RI
Insigne
Devise
Personnalités ayant servi au
Louis-Marie Auvray, officier au en 1791-1793. Armand Jean Bergeron, officier au en 1791-1793. Jacques Mesnage, sous-lieutenant en 1791-1793. Claude Rostollant, sous-lieutenant au en 1791-1792. Antoine-Constant de Brancas, sous-lieutenant en 1792. Gabriel Adrien Marie Poissonnier Desperrières, lieutenant-colonel au en 1792-1793. Général Hoche, adjudant en 1792. Alexandre Elisabeth Michel Digeon, sous-lieutenant au en 1793. Antoine de Villaret, capitaine au en 1890. Henri Poeymirau, sous-lieutenant sortant de Saint-Cyr en 1891, futur compagnon de Lyautey et général de division. Henri François Joseph Boudet de Puymaigre, officier au en 1893. Antoine Baucheron de Boissoudy, capitaine au en 1896. Philippe Pétain, chef de bataillon au en 1903. Charles-Émile Bertin, capitaine en 1914-1915. Gérard Cochet, sous-officier au en 1914-1915. René Fleury, mobilisé au en 1914. Charles Guéret, médecin aide-major au du en 1914. Marc Stéphane, soldat au en 1914. Henry Martin, chef de bataillon au en 1920. Pierre Paul Bonnefond, chef de bataillon au en 1922.
Sources et bibliographie . . . Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900) French Infantry Regiments and the Colonels who Led Them: 1791 to 1815 Émile Ferdinand Mugnot de Lyden : Nos 144 régiments de ligne Bulletin de l'Amicale des anciens combattants des et d'infanterie - et Lieutenant Joseph Perreau : Historique du d'infanterie de ligne rédigé d'après les documents du ministère de la Guerre - Paris et Limoges, Charles-Lavauzelle, 1887, in-12,
Notes et références
Voir aussi Liens externes
Articles connexes Liste de régiments français Grades de l'Armée de terre française Garde nationale (France)
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