Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la de première formation.

Création et différentes dénominations 1793 : création de la à partir de l'amalgame des : du d'infanterie (ci-devant Beauvoisis) de volontaires des Landes de volontaires de Lot-et-Garonne 1796 : Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1796 la n'est pas recréée. Issue de la Légion du Danube, la polonaise embarquée pour l'expédition de Saint-Domingue y devient la le . Elle y est anéantieEugène Fieffé, Histoire des troupes étrangères au service de la France, Volume 2, 1854, Librairie Dumaine, p.46.. Date d'organisation indiquée par l'extrait des services figurant dans le dossier de Légion d'honneur de Claude-Joseph Pelecier, site Leonore. : création du d'infanterie de ligne à partir du régiment Toscan. : lors de la réorganisation des corps d'infanterie le régiment est licencié et dissous. 1870 : organisation du de marche ; il est composé des des 28, 32 et d'infanterieOpération du et de la durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15. 1871 : le de marche devient le d'infanterie de ligne. 1914 : à la mobilisation, unité berceau du d’infanterie, le régiment de réserve qui en est dérivé.

Chefs de corps - : chef de brigade Antoine Bechon.

- : chef de brigade Fortuné Bernard.

- : major Claude Joseph Pelecier. - : colonel Robert Capponi. - : colonel Alexandre Martini. - : colonel Frédéric-Armand Thibault.

- : lieutenant-colonel puis colonel Émile-Victor-Julien Pottier. - : colonel Claude Cholletton. - : colonel Antoine-Casimir Collasse. - : colonel Léon Fain. - : lieutenant-colonel François-Guillaume Reiss (par intérim). - : colonel comte Arthur-Louis-Marie de Brye. - : colonel Ulysse-Louis-Désiré-Marie-Anatole Berruyer. - : colonel Ernest-Gabriel Quinette de Rochemont. - : colonel Philippe-Alfred Heimburger. - : colonel Amédée-Léon-Auguste Nicolas. - : colonel Gaston Sellier. - : lieutenant-colonel Armand-Jules-Charles-Gaston Leprince (par intérim). - : colonel Amédée-Francisque-Oméga Blandin. - : colonel Marie-Ferdinand-Joseph-Auguste-Louis Gérardin (fait prisonnier et mort de ses blessures). - : colonel Louis-Achille-Camille-Raymond Arbanère. - : commandant Maxime-Raphaël-Camille Couranjou (à titre provisoire, en remplacement du colonel Arbanère, blessé). - : colonel Louis-Achille-Camille-Raymond Arbanère. - : lieutenant-colonel Alphonse-Laurent Joly. - : lieutenant-colonel Paul-Émile-Thomas Démaris. - : chef de bataillon Potier (par intérim). - : lieutenant-colonel Théodore-André Roullet. - : lieutenant-colonel Jean-Marie-Joseph Cruèghe. ... 1939-1940 : lieutenant-colonel Francois-Xavier-Louis Chevroton.

Historique des garnisons, combats et batailles du Guerres de l'Empire

Campagne de France 14 février 1814 : Bataille de Vauchamps

thumb|right|130px|insigne de béret d'infanterie

Le régiment est licencié à la Seconde Restauration. Son numéro reste vacant jusqu'en 1870.

Second Empire Le d'infanterie est reformé le , durant la Guerre de 1870, avec le qui avait été lui même constitué, le , avec les : bataillon du d'infanterie de ligne bataillon du d'infanterie de ligne bataillon du d'infanterie de ligne provenant de leurs dépôts et dont les soldats sont pour la plupart de nouveaux arrivants qui n'avaient jamais tiré à la cible avec le chassepot et ignoraient totalement le service en campagne, pour constituer la de la du d'armée

Le , le , qui était devant Mézières, rétrograde sur Paris après la capitulation de Sedan où il arrive avant l'investissement de la capitale.

Le 29 septembre il participe au combat du Bas-Meudon et se distingue en particulier aux batailles de Châtillon et de Champigny.

Il est ensuite déployé dans les tranchées en face du château de Drancy puis à la ferme de Groslay à DrancyLa ferme de Groslay également appelée ferme du Petit-Groslay, était située dans l'est de la commune de Drancy où il défend avec succès ses positions.

Le prend également part par la suite aux combats de Bagneux, de Montmesly (), du Bourget () et de Buzenval ().

1871 à 1914 Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fourni un bataillon pour former le 149e régiment d'infanterie

Première Guerre mondiale Casernement en 1914 : Blois caserne Maurice de Saxe, Romorantin, à la d'infanterie, d'Infanterie, corps d'armée.

À la d' à , puis à la d'infanterie jusqu'en .

1914 : Signeulx, hors de combat : renfort de 5 officiers et de : Cierges 7- : Bataille de la Marne À partir du : Vauquois, Varennes-en-Argonne, La Haute Chevauchée, Ravin des Meurissons, la Fille Morte : première attaque sur Vauquois : attaque de Boureuilles

1915 Argonne : cote 263, ravin des Meurissons, cote 285, Vauquois (Guerre des mines) fin mars - début avril : attaques sur la cote 263 13- : Offensives allemandes en Argonne. fin juillet - août : reconstitution du régiment après les pertes du mois de juillet août-décembre : La Haute Chevauchée, La Cheppe, Les Courtes-Chausses

1916 janvier - août : même positions - : Avocourt 1- : Lisle-en-Rigault (au repos) - : Bataille de Verdun. Thiaumont, Douaumont, ravin de la Fausse-Cote : reprise du fort de Douaumont À partir du : au repos 1917 janvier - février : Aisne. Secteurs de Berry-au-Bac et Sapigneul - : Pontavert, Gernicourt

16 avril - : Bataille du Chemin des Dames. Bois des Boches, bois des Buttes, Juvincourt. juillet - décembre : Gernicourt, Corbeny, bois de l'Enclume

1918 janvier - mars : Ambleny : transport vers le front de l'Oise : combats de Tergnier - Vouel 24- : garde des ponts de l'Oise, repousse de l'offensive allemande. - : Vic-sur-Aisne, Lassigny, Roye, Noyon, Montdidier : Bataille de Noyon. 10- : combats d'Antheuil - : reconstitution du régiment, transport vers la région de Dormans 14 - : seconde bataille de la Marne. Forêt de Condé. août - septembre : Lorraine. - : Marne. Challerange, pont de Brecy, Olizy - : Reims. : remise de la fourragère au drapeau du RI, par le général Debeney Entre-deux-guerres vignette|Groupe de soldats du en 1918-1919.

Seconde Guerre mondiale Formé le sous les ordres du lieutenant-colonel Chevroton, il appartient à la d'infanterie de la Armée. Fait le une entrée en territoire allemand (Withersheim, Bebelsheim). Subit une importante attaque dans la Marne (Prouilly) le . Dissous à Saint-Yrieix-la-Perche (réf Service Historique de la Défense Vincennes cote GR34N119)..

Drapeau et décorations Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes : Tarragone 1811 La Moskova 1812 Lützen 1813 Bautzen 1813 Argonne 1915 Verdun 1916 Noyon 1918 Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|90px|left

400px|alt=drapeau du d'infanterie de ligne|lien=%3AFichier%3A113e%20r%C3%A9giment%20d'infanterie%20de%20ligne-drapeau.svg

Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 20px|Décoration de la croix de guerre avec deux citations à l'ordre de l'armée.

Citation à l'ordre de l'armée, : "Régiment très solide qui s'est particulièrement distingué dans les luttes ininterrompues de l'Argonne, devant Verdun et dans les combats de l'Aisne. Désigné pour barrer la route de l'ennemi et le rejeter dans une brusque contre-attaque, a, sous les ordres de son chef de lieutenant-colonel Roullet, rempli glorieusement sa mission. S'est lancé à l'attaque avec entrain, dans des circonstances particulièrement difficiles et a abordé tous ses objectifs, au mépris du danger. Après avoir résisté à plusieurs poussées d'un ennemi supérieur en nombre, s'est cramponné au terrain qu'il a défendu avec opiniâtreté, combattant trois journées sans le moindre répit, avec un moral qui n'a jamais été entamé."

Citation à l'ordre de l'armée, : "Le 113, sous le commandement du lieutenant-colonel Roullet, a remporté un brillant succès au cours des dernières opérations sur l'Aisne. Les 15 et , s'est élancé avec entrain à l'assaut des positions ennemies puissamment fortifiées, garnies d'ouvrages bétonnés et de nombreuses mitrailleuses, a progressé de trois kilomètres sur des pentes abruptes et boisées, sous des tirs de barrage d'une violence exceptionnelle, et malgré la résistance d'un adversaire résolu, s'est emparé de haute lutte du village d'Olizy et des crêtes voisines ; a maintenu ses gains malgré de vigoureuses contre-attaques. A fait plus de 400 prisonniers et capturé de nombreuses mitrailleuses et un important matériel"Historique du RI, Paris, L. Pochy, 1918, 31 p.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de cette médaille.

Chant

Uniformes

Personnalités ayant servi au Aristide Bruant y fait son service militaire, après la guerre franco-allemande de 1870. Il y compose la marche du régiment, intitulée "V'la l'cent-treizième qui passe", qui marque les débuts de son succès populaire. Jean Callies (1896-1986), sert au à la fin de la Première Guerre mondiale. Général d'armée, il donnera son nom à la de Saint-Cyr. Marcel-Marie Dubois, futur archevêque de Besançon y est incorporé en 1915.

Notes et références

Sources et bibliographie . Historique sommaire de la campagne 1914-1918, Paris, imprimerie L. Pochy, 1918, 31 p. chtimiste.com, le

Voir aussi Articles connexes Liste des régiments français Liste des grades dans l'armée française Tranchées des Sablonnières Formation des 3 armées de Paris en 1870

Liens externes Version numérique du d'infanterie - Historique sommaire de la campagne 1914 - 1918

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