Cet article présente l'histoire, les caractéristiques et les événements significatifs ayant marqué le réseau routier du département du Gers en France.

Au , la longueur totale du réseau routier du département du Gers est de , se répartissant en d'autoroute, de routes nationales, de routes départementales et de voies communales.

Histoire thumb|upright=2|Carte Levasseur du département du Gers (1852)

De 1750 à 1784, l’ensemble du réseau routier est pour la première fois cartographié à grande échelle (au 86400) et de manière complète par Cassini de ThuryPour la zone d’Auch et pour la zone de Condon sur Gallica, à la demande de Louis XV. Ces cartes sont d’une grande richesse toponymique, mais d’une grande pauvreté quant à la figuration du relief et de l’altimétrie. De même les chemins secondaires sont rarement représentés, du fait d’une part de leur état médiocre, d’autre part de leur faible importance économique.

L’Atlas national illustré réalisé par Victor Levasseur est un précieux témoignage du , les cartes coloriées à la main sont entourées de gravures indiquant statistiques, notes historiques et illustrations caractéristiques des départements. Sur ces cartes sont représentées les routes, voies ferrées et voies d'eau. Par ailleurs, les départements sont divisés en arrondissements, cantons et communes.

Réforme de 1930 Devant l'état très dégradé du réseau routier au lendemain de la Première Guerre mondiale et l'explosion de l'industrie automobile, l'État, constatant l'incapacité des collectivités territoriales à remettre en état le réseau routier pour répondre aux attentes des usagers, décide d'en prendre en charge une partie. L'article 146 de la loi de finances du prévoit ainsi le classement d'une longueur de l'ordre de de routes départementales dans le domaine public routier national.

En ce qui concerne le département du Gers, ce classement devient effectif à la suite du décret du Fac-simile du décret signé par le Président de la République Gaston Doumergue, publié au Journal officiel en date du , classant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara.

Réforme de 1972 En 1972, un mouvement inverse est décidé par l'État. La loi de finances du prévoit le transfert dans la voirie départementale de près de de routes nationales.. Le but poursuivi estRapport sur le transfert du réseau de la voirie nationale secondaire dans la voirie départementale, Conseil général du Loiret, séance du 6 décembre 1972 : d'obtenir une meilleure responsabilité entre l'État et les collectivités locales en fonction de l'intérêt économique des différents réseaux, de permettre à l'État de concentrer ses efforts sur les principales liaisons d'intérêt national, d'accroître les responsabilités des assemblées départementales dans le sens de la décentralisation souhaitée par le gouvernement, d'assurer une meilleure gestion et une meilleure programmation de l'ensemble des voies.

Le transfert s'est opéré par vagues et par l'intermédiaire de plusieurs décrets publiés au Journal officiel. Après concertation, la très grande majorité des départements a accepté le transfert qui s'est opéré dès 1972. En ce qui concerne le département du Gers, le transfert est acté avec un arrêté interministériel publié au journal officiel le Fac-simile de l'arrêté interministériel publié au Journal officiel en date du , déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara.

Réforme de 2005 Une nouvelle vague de transferts de routes nationales vers les départements intervient avec la loi du relative aux libertés et responsabilités locales, un des actes législatifs entrant dans le cadre des actes II de la décentralisation où un grand nombre de compétences de l'État ont été transférées aux collectivités locales. Dans le domaine des transports, certaines parties des routes nationales sont transférées aux départements et, pour une infime partie, aux communes (les routes n'assurant des liaisons d'intérêt départemental)..

Le décret en Conseil d’État définissant le domaine routier national relatif à la consistance du réseau routier national prévoit ainsi que l’État conserve la propriété de d’autoroutes concédées et de de routes nationales et autoroutes non concédées et qu'il cède aux départements un réseau de 42.

Dans le département du Gers, le transfert est décidé par arrêté préfectoral signé le Fac-simile de l'arrêté préfectoral signé le , déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. de routes nationales sont déclassées. La longueur du réseau routier national dans le département passe ainsi de en 2004 à 244 en 2006 pendant que celle du réseau départemental s'accroît de .

Caractéristiques Consistance du réseau Le réseau routier comprend cinq catégories de voies : les autoroutes et routes nationales appartenant au domaine public routier national et gérées par l'État, les routes départementales appartenant au domaine public routier départemental et gérées par le Conseil général du Gers et les voies communales et chemins ruraux appartenant respectivement aux domaines public et privé des communes et gérées par les municipalités. Le linéaire de routes par catégories peut évoluer avec la création de routes nouvelles ou par transferts de domanialité entre catégories par classement ou déclassement, lorsque les fonctionnalités de la route ne correspondent plus à celle attendues d'une route de la catégorie dans laquelle elle est classée. Ces transferts peuvent aussi résulter d'une démarche globale de transfert de compétences d'une collectivité vers une autre.

Au , la longueur totale du réseau routier du département du Gers est de , se répartissant en d'autoroutes, de routes nationales, de routes départementales et de voies communales. Il occupe ainsi le au niveau national sur les métropolitains quant à sa longueur et le quant à sa densité avec par kilomètre carré de territoire..

Les principales routes nationales dans le département sont la route nationale 124 doublée en voie express de Toulouse à Auch, la route nationale 21 qui relie Auch à Tarbes et à Agen et la route nationale 524 de l'itinéraire à grand gabarit d'Airbus qui relie Langon (pour océan atlantique) à Blagnac dans le Toulouse Métropole.

Trois grandes réformes ont contribué à faire évoluer notablement cette répartition : 1930, 1972 et 2005.

L'évolution du réseau routier entre 2002 et 2017 est présentée dans le tableau ci-après.

+ Évolution du réseau routier entre 2002 et 20172002200320042005200620072008200920102011201220132014201520162017Autoroutes0000000000000000Routes nationales 271272275236244237239238237237236237237237237237Routes départementales Voies communales TOTAL

Sécurité Les réseaux routiers dans le Gers sont confrontés au défi de la sécurité : le département du Gers est l'un des 4 départements parmi les 14 départements d'Occitanie dont le taux de tués par millions d'habitants est supérieur à 75https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/sites/default/files/2023-10/DGO%2032%20Gers%202023-2027.pdf.

Sur la période 2016-2020, 25 % des accidents mortels ont eu lieu sur route nationale et 50 % sur route départementale.

La route nationale 124 est la plus accidentogène du département entre 2006 et 2015. En effet, avec 29 tués pour de voie, l'accidentalité est de 0,42 tués par kilomètre, soit l'accidentalité la plus élevée du Gers sur cette périodehttp://violenceroutiere.fr/w/2018/06/17/gers-32-la-carte-des-routes-a-la-mortalite-la-plus-elevee/.

La route nationale 21 est la deuxième plus accidentogène du département entre 2006 et 2015. En effet, avec 26 tués pour de voie, l'accidentalité est de 0,265 tués par kilomètre, soit la deuxième accidentalité la plus élevée du Gers sur cette période.

Toujours sur la période entre 2006 et 2015, le département compte tuées sur route sans séparateur médian, pour un réseau de de routes sans séparateur médian et de à 2X2 voies.

Le département envisage de reprendre les routes nationales.

Vitesse En 2021, le département envisage d'augmenter la limitation de vitesse de 80 km/h à 90 km/h: Il s'agit de relier à cette vitesse les communes Nogaro - Condom (D931), Condom-Auch (D930), Auch-Masseube (D929), Lombez-L'Isle-Jourdain (D634) et L'Isle-Jourdain-Fleurance (D654)..

En 2022, la RD 632 de Lombez à la Haute-Garonne, la RD 654, entre Fleurance et L’Isle-Jourdain et la RD 928, de Solomiac à Aubiet, et la RD 634, entre L'Isle-Jourdain et Lombez, et la RD 929, de Pavie à la limite des Hautes-Pyrénées sont passés à 90 km/h..

Réalisations ou événements récents

La route nationale 124 entre Toulouse et Auch est en cours de doublement.

Notes et références

Articles connexes Gers Transports dans le Gers Réseau routier français

Gers Catégorie:Transport routier dans le Gers