Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment d'Angoumois, un régiment français d'Ancien Régime, et du d'infanterie légère (ex-chasseurs Cantabres). Il est dissous en 1946.

Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l'héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère.

: à la Révolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment d'Angoumois devient le d'infanterie de ligne (ci-devant Angoumois). : amalgamé, il prend le nom de de première formation. : reformé en tant que de deuxième formation. 1803 : le n'est pas formé et le disparaît jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le d'infanterie légère prend le nom de d'infanterie de ligne. 1870 : capturé le , le d'infanterie de ligne est recréé par décret du . 1871 : fusion avec le de marche. 1883 : renommé d'infanterie. 1940 : dissolution. 1945 : nouvelle formation du d'infanterie. 1946 : dissolution.

Chefs de corps 1792 : colonel Albert Auguste Le Ris de La Chapelette (*) -1857- : colonel Chardon de Chaumont - : colonel LogerotFrançois Auguste Logerot sur military-photos.com 1881: colonel Hippolyte Madelor 1884 : colonel C.A.H. Segard. 1886-1890 : colonel Auguste Thoni de Reinach 1895 : colonel Jacques Hoffmann 1906 : colonel Curé 1914 : colonel de Woillemont 1915 : colonel Plande 1918 : colonel Azan 1919 : lieutenant-colonel Poulet 1940 : colonel Cottenet

Historique du régiment

Ancien Régime

Guerres de la Révolution et de l’Empire ()

En 1791, le régiment d'Angoumois devient le d'infanterie.

: les officiers du régiment, sauf 11 d’entre eux, abandonnent leur régiment en garnison à Bayonne pour émigrer en EspagneCaroline Darricau-Lugat, « L'émigration en pays basque pendant la Révolution française : une question spécifique ? », Histoire, économie et société. 2001, , . La gloire à l'époque moderne, En 1794, le d'infanterie devient puis de ligne en 1796. 1803 : dissolution

Second Empire () Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le 5e régiment d'infanterie légère prend le numéro 80 et devient le régiment d'infanterie de ligne. 1854-1856 : fait campagne en Crimée ; engagé notamment lors de la prise de Sébastopol

1857 : stationné à Bastia. Dépôt à Toulon.

1859 : Campagne d'Italie

1861 : stationné à Belley.

1867 : le régiment fait partie du corps expéditionnaire français dans les États du Pape

Guerre franco-allemande de 1870 Au déclenchement de la guerre franco-allemande de 1870, le régiment est en garnison à Metz avec dépôt à Bar-le-Duc. Le régiment (trois bataillons) appartient à la division commandée par le général Decaen du corps d'armée commandé par le maréchal Bazaine. Il est engagé aux batailles de Borny, Rezonville et Saint Privat, puis lors du siège de Metz. Le 7 octobre, il participe à la bataille de Bellevue. Le régiment est fait prisonnier à l'issue du siège de Metz.

Le du , formé le , part le lendemain pour la place forte de Verdun, suivi des unités du dépôt qui quittent Bar-le-Duc le . Le bataillon et le dépôt participent au , qui capitule le .

Un nouveau dépôt est créé par décret du et s'installe à Bagnères-de-Bigorre le . De janvier à , le dépôt forme diverses unités affectées à des régiments de marche.

1871 à 1914 Le , le de marche, alors en Algérie, fusionne avec le . 1871 à 1875 : Algérie, avec dépôt à Guéret

1881 : 1 bataillon participe à la campagne de Tunisie

En 1883, le est renommé .

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le forme le 161e régiment d'infanterie

Première Guerre mondiale À la mobilisation, les bataillons de réserve du RI forment le d'infanterie. En 1914 casernement : Narbonne , brigade d'infanterie, division d'infanterie, d'armée. À la DI d' à .

1914 Bataille de Morhange ; Bataille de la trouée de Charmes ; Bataille des Flandres : Wystchaete

1915 25 septembre-6 octobre : bataille de Champagne

1916 Verdun : Fleury-sous-Douaumont

1917 Verdun : cote 304

1918 Nampcel, Coucy-le-Château ; la Serre

Entre-deux-guerres vignette|Un soldat du à Carcassonne lors d'une visite présidentielle le . Derrière lui, un tirailleur du de tirailleurs tonkinois (de dos) et des spahis du de spahis algériens. 1924 :casernement à Castelnaudary et Narbonne. En 1930, le régiment devient régiment d'infanterie alpine, comme les autres régiments de la . Il est entraîné aux combats en montagne, dans les Pyrénées.. 1935 : casernement à Montigny-lès-Metz (caserne Raffenel), mais reste un régiment d'infanterie alpine.

Seconde Guerre mondiale En 1940, il combat au sein de la d'infanterie lors de la bataille de France, à l'issue de laquelle il est dissout.

Il est recréé à l'automne 1944 à partir des unités FFI du Languedoc. Son appellation est officialisée le . Il participe à la campagne d'Allemagne et d'Autriche avec la marocaine de montagne puis est dissout le .

Traditions et uniformes Uniformes

vignette|Uniforme du d'infanterie en 1792.

Drapeau ''Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :

Arcole 1796 Wagram 1809 Lützen 1813 Sébastopol 1854-1855 Ypres 1914 Champagne 1915 Verdun 1916 La Serre 1918

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|left|90px

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Décorations Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec trois citations à l'ordre de l'armée (trois palmes).

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Devise

Insigne

Personnalités ayant servi au Pierre Hugues Victoire Merle (1766-1830) Gérard Lacuée (1774-1805), alors sous-lieutenant François Théodore Curnier (1817-1863) Joseph Derroja (1822-1909) alors capitaine François Auguste Logerot (1825-1913), général et ministre de la Guerre, alors colonel. Paul Pouderoux (1874-1956), alors lieutenant avant d'être affecté en 1899 aux pompiers de Paris. Alphonse Mairey (1877-1915), professeur et lieutenant au régiment tué à Perthes-les-Hurlus le . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Charles Guéret (1885-1932) Paul Castéla (1893-1966) Aimé Giral (1895-1915), aspirant à la mort pour la France en 1914Aimé Henri Jean Giral, Mort pour la France le 22-07-1915 (Somme-Suippe - ambulance 7/16, 51 - Marne, France)

Sources et bibliographie Archives militaires du château de Vincennes. . . . . Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français

Liens externes Les uniformes du 147e régiment d'infanterie de Sedan

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