Le d'infanterie ( RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment colonial de Pondichéry, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations 1772 : création du régiment de Pondichéry 1791 : prend le nom de d'infanterie 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation : création de la 107e demi-brigade de deuxième formation 1803 : dissolution 1814 : recréation sous le nom de d'infanterie de ligne 1815 : dissolution 1870 : recréation du d'infanterie de ligne à partir du de marche 1871 : dissolution 1871 : formation du d'infanterie provisoire 1872 : renommé d'infanterie de ligne 1887 : renommé d'infanterie 1914 : à la mobilisation, met sur pied son régiment de réserve, le régiment d'infanterie 1940 : dissolution 1944 : recréation 1945 : dissolution 1963 : création du d'infanterie 1964 : dissolution 1980 : recréation comme régiment de réserve du d'infanterie de marine 1989 : dissolution

Chefs de corps

: Michel comte de Laumur 1792 : colonel Jean-Baptiste Seroux d'Agincourt ; ... 1802 : chef de brigade Jean Grégoire Barthélemy Rouger de Laplane ; 1815 : colonel Druot 1907 : colonel Victor Théodore Wetzel 1914 : colonel Charles Jacquot 1932 : colonel Jules Latrabe. 1937 : colonel Pierre Paul Bonnefond 1939 : lieutenant-colonel Laffont. 1944 : lieutenant-colonel Frugier 1963 : chef de bataillon de Franclieu. 1980 : colonel Couaillier.

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime

d'infanterie de ligne ci-devant Pondichéry (1791-1793) Par décret rendu par l'Assemblée nationale constituante, le , tous les régiments et bataillons coloniaux des régiments du Cap, de Pondichéry, d'Île de France, de la Martinique, de la Guadeloupe, Port-au-Prince et de l'Île-de-Bourbon prendront les numéros 106, 107, 108, 109, 110 et 111. Il leur sera envoyé les drapeaux décrétés pour les régiments de ligneRéimpression de l'ancien Moniteur: Assemblée législative page 312.

À la fin de , pendant la guerre de la Première Coalition, durant les guerres de la Révolution française, une armée anglaise, composée de soldats européens et de Cipayes vint mettre le siège devant Pondichéry. Cette ville résista pendant quarante et un jours de tranchée ouverte. Elle se rendit le , et les 570 hommes qui restaient encore du régiment de Pondichéry demeurèrent prisonniers de guerre et les 2 bataillons de cipayes Français furent licenciés.

Conformément aux lois du et du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires. Le régiment étant prisonnier, il n'est pas besoin de dire que les 189 et demi-brigade que devait former le régiment de Pondichéry n'ont jamais existé.

(première formation) Dans le cadre de l'amalgame de 1793, la d'infanterie de ligne est alors formée à partir du du d'infanterie (ci-devant Royal-Roussillon), du de volontaires de l'Yonne et du de volontaires de l'Yonne. Elle participe aux campagnes suivantes : 1794-1795 : Hollande 1795-1796 : Guerre de Vendée Du 23 juin au 21 juillet 1795 l'unité est engagée contre les troupes émigrées et contre-révolutionnaires débarquées à Quiberon.

(deuxième formation) La de deuxième formation est reformée à Grenoble le avec : un détachement de la de deuxième formation. un détachement de la de deuxième formation. des conscrits des réquisitionnaires

En 1799 le régiment est à la campagne d'Italie. Il est en garnison à Mont-Dauphin ; la place étant particulièrement isolée et déprimante, 800 hommes des et demi-brigades désertent en abandonnant leurs drapeaux et leur équipementAndré Golaz, Odette Golaz, A. Guillaume (préfacier), Notice historique et descriptive sur Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), Société d'études des Hautes-Alpes, Gap, 1981 (, 1966), , . Il est ensuite rattaché à l'armée de l'Ouest.

En 1802, le de la est envoyé pour l'expédition de Saint-Domingue. En 1803, il entre dans la composition de la organisée aux colonies.

Le , lors de la réorganisation des corps d'infanterie, les et de la de deuxième formation incorporent le d'infanterie de ligne et le incorpore le d'infanterie de ligne. Le reste vacant jusqu'en .

Guerres de l'Empire Le , le d'infanterie de ligne est créé, à Wesel et formé à 4 bataillons à partir des : du d'infanterie de ligne du d'infanterie de ligne du d'infanterie de ligne du d'infanterie de ligne

Le d'infanterie fait la campagne de 1814 en France, dans le de la Grande Armée.

En 1815, durant la campagne des Cent-Jours il est en Belgique au de l'armée du Nord et est présent à Waterloo le où il perd 15 officiers dont son colonel.

Il est licencié à la Restauration. Son numéro reste vacant jusqu'en 1870

Guerre de 1870-1871 Le d'infanterie de ligne est reformé durant la guerre de 1870, par décret du 28 octobre 1870, avec le qui avait été lui même constitué, le , avec les du , du et du .

Le avait participé à la première bataille de Châtillon le et aux combats de Chevilly, le . Rattaché à la , de la , du , de la de Paris le se distingue en particulier le 6 novembre 1870 grâce au sergent HoffLe sergent Hoff, épisode du siège de Paris (Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 103, 1873 (p. 66-94)) ainsi qu'à la bataille de Champigny. En , il passe à la du de la de Paris. Les et du régiment capitulent avec le reste de la garnison le . Le régiment est dissous fin , fusionnant dans le de ligne.

1871 à 1914 Le , le est créé à Cherbourg avec divers éléments des régiments rentrant de captivité. Le est envoyé en Algérie pour réprimer la révolte de Mokrani en Kabylie. Il prend le numéro 105 le , avec dépôt à Toulon.

Il reste en Algérie, à Alger, jusqu'en 1875Historique sous le IInd Empire et la République - Les régiments d'infanterie (num 106 à 121).

De à , le fait la campagne de Tunisie dans le sud Tunisien.

Première Guerre mondiale vignette|Dessin de l'uniforme du en 1914 Affecté à la division d'infanterie d' à .

1914 Il quitte sa caserne d'Angoulême en . Il appartient à la d'infanterie, Division d'Infanterie, d'armée.

Engagé dans la bataille de la Marne.

1915 puis en Artois et sur la Somme.

1916 En 1916 c'est Verdun le régiment se voit confier la défense du Poivre. À peine sorti de l'enfer, il est envoyé en Champagne où les hommes doivent supporter les rigueurs de l'hiver 1916-1917.

1917 En , à la suite du désastre de Caporetto, il fait partie du corps expéditionnaire chargé de colmater la brèche ouverte par les autrichiens sur le front italien.

1918 C'est au cours de cette campagne, le qu'il réussit un franchissement audacieux du Piave, épisode au cours duquel le clairon Artigalas est frappé d'une balle en plein front alors qu'il sonnait la charge du À partir de

Général Commandant le d'armée, 1914

"Régiment d'élite, qui a fait preuve des qualités morales de premier ordre." Citation 1919.

Entre-deux-guerres Le RI est en garnison à Angoulême en , quand il est requis pour appliquer le plan de barrage dans les Pyrénées-Orientales. Ce plan vise à empêcher les militaires de l’armée populaire de la République espagnole, vaincue par les rebelles franquistes, en pleine Retirada, de passer en France. L’interdiction d’entrer est levée du 5 au René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febrés, Camps du mépris : des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). républicains d’Espagne indésirables en France, Llibres del Trabucaire, Perpignan, 1991, . , .

Seconde Guerre mondiale En 1939 le RI sous les ordres du colonel Bonnefond part en campagne avec la d'infanterie. Le le quitte la caserne Gaspard-Michel pour la Lorraine où il participe à l'une des rares actions offensives de la drôle de guerre celle de la Sarre. Sous les ordres du lieutenant-colonel Laffont, le RI sera engagé sur la Somme et le canal de Crozat où, du 18 au , les Allemands sont contenus ; mais après la chute de Dunkerque et la reprise de la Wehrmacht sur la Somme, le régiment doit se replier sur ordre le d'abord sur l'Oise puis sur la Marne où il continue de se battre. Sous la pression de l'ennemi, il se retrouve à Châteauroux où, ayant conservé sa cohésion, il s'organise pour défendre la ville. Puis vient l'armistice et la dissolution le .

Le RI est constitué en à partir des maquis FFI de Charente commandés par le lieutenant-colonel FTP Bernard Lelay et participe à la Libération. Au printemps 1945, l’unité est rattachée à l’armée commandée par le général Larminat et chargée de la réduction des poches de résistance allemande sur la côte atlantique, . Déployé face à Royan, le RI est rattaché du groupement sud du colonel Adeline, au sein du sous groupement Frugier. Le , lors de l'attaque contre la poche de Royan, le régiment attaque en direction de Meschers. Le le régiment prend Semussac et le Fort de Suzac. Il tiendra la position jusqu'à la chute de Royan. Il est dissous le .

De 1945 à nos jours Il est reconstitué brièvement en 1963 comme d'infanterie, puis renaît en 1980 en tant que régiment de réserve du d'infanterie de marine. Le d'infanterie a été dissous en juin 1989.

Drapeau vignette|Dessin du revers du drapeau du d'infanterie. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Hollande 1794-1795 Turin 1799 Artois 1915 Verdun 1916 La Piave 1918

Décorations Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|90px|alt=Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|vignette La cravate du drapeau est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec 2 palmes et de la médaille d'or de Milan.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Insigne Le souvenir du régiment de Pondichéry est perpétué de deux éléphants sur l'insigne régimentaire aux armoiries d'Angoulême.

Refrain "Allons 107, il faut partir sans courir "

Personnalités ayant servi au RI Sergent Ignace Hoff (1836-1902) durant le siège de Paris de 1870 Maurice Chambon (1889-1915), professeur de grec. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Capitaine Georges Gaudy (1895-1987) écrivain des deux guerres (cf. )

Bibliographie . .

. .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Infanterie française pendant la Première Guerre mondiale Formation des trois armées de Paris en 1870

Liens externes

Le RI au Chemin des Dames Le RI en Italie durant la Première Guerre mondiale

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité militaire française ayant participé à la bataille de Verdun Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1772 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1989