Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Conti, un régiment français d'Ancien Régime, et du d'infanterie légère créé à partir des chasseurs Bretons.

Il est surnommé« régiment de la flamme » car il était chargé durant l’entre-deux-guerres d'entretenir la flamme du Soldat inconnu.

Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie français portant un numéro entre et , d’être l’héritier des traditions de deux régiments qui sont le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère.

: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Conti devient le d'infanterie de ligne ci-devant Conti. 1793 : la de première formation n'a pas été créée 1796 : création de la de deuxième formation 1803 : renommé d'infanterie de ligne : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration 1820 : Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas créé et le disparait jusqu'en 1854. 1854 : lors de la dissolution de l'infanterie légère, le d’infanterie de ligne est recréé par le changement de nom du d'infanterie légère. 1882 : devient d'infanterie 1914 : à la mobilisation, le donne naissance au d’infanterie 1940 : il prend le nom de d'infanterie alpine.

Chefs de corps : François Joseph Pierre de Mondyon de SassayFrançois Joseph Pierre de Mondyon de Sassay avait été nommé major au corps le et lieutenant-colonel le . 1792 : colonel des Perrières 1792 : Morand du Puch (*) : Joseph-Charles de MontredonJoseph-Charles de Montredon était lieutenant-colonel le . 1796 : chef de brigade Roland 1796 : chef de brigade puis colonel Michel Louis Joseph Bonté 1811 : colonel Terrier Le régiment n'existe plus 1855 : colonel Sutton de Clonard 1857 : colonel de Méri de La Carnogue 1863 : colonel de Potier 1866 : Auguste Colavier d'Albici (1820-1877) 1875 : colonel Fischer 1876 : colonel Barbier 1879 : colonel Séjourné 1885 : colonel Courtès 1888 : colonel Comoy 1888 : Eugène Émile Célestin Bac (1832-1901) 1890 : colonel Leroy 1895 : colonel Bourlois 1899 : colonel Vautier .... 1908-1912 : Paul Émile Diou (*) .... 1944-1945 : Gilbert de Chambrun 1974-1977 : colonel Eychenne .... 1980-1982 : Jean Mineur 1982-1983 : colonel Durtelle de Saint Sauveur ....

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime

d'infanterie de ligne (1791-1795)

Guerres de la Révolution L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Conti. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Sous la Révolution, le régiment participe aux batailles suivantes :

Appelé dans l'Argonne pendant l'invasion prussienne, le combat à Valmy, puis est mis en garnison à Metz avant de faire partie en 1793 de l'armée de la Moselle, puis aux armées des Ardennes et de Sambre-et-MeuseD’après l’ouvrage édité en 1992, dont le capitaine J.-L. Vielle, ancien officier du RI, est l’auteur, d'après un historique du capitaine Paul Gremillet.. Le contribua en 1792, sous Dumouriez, à la première conquête de la Belgique et passa l'hiver à Ruremonde. En , il suivit Dumouriez dans la pointe qu'il fit en Hollande, et il était le seul bataillon de ligne présent au fameux « camp des Castors » entre Moerdijk et Hooge en Lage Zwaluwe Qu’a-t-on appelé le « camp des castors » ?. Ce bataillon continua de servir à l'armée du Nord en 1794.

Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires. Le du d'infanterie, est amalgamé le 28 floréal an III (), avec le de volontaires de la Haute-Saône et le de volontaires de l'Orne pour former la de première formation. Le du d'infanterie, est amalgamé le fructidor an II (), avec le de volontaires de l'Aisne et le de volontaires des Basses-Alpes pour former la de première formation.

Ainsi disparaît pour toujours le d'infanterie ci-devant Conti, partageant le sort de tous les régiments qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement la patrie contre toutes les coalitions.

de première formation (1793-1795) Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires. La de première formation n'a pas été formée. Le du d'infanterie (ci-devant la Reine) qui devait former le noyau de cette demi-brigade n'a pas été amalgamé. Le numéro 81 reste vacant.

de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire La de deuxième formation est formée le par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Armagnac), de volontaires de la Manche et de volontaires de la Manche) du d'infanterie (ci-devant Bassigny) (Non amalgamé et qui devait former le noyau de la de première formation) du d'infanterie (ci-devant Bassigny) (Non amalgamé et qui devait former le noyau de la de première formation) Dépôt du du d'infanterie (ci-devant Maréchal de Turenne) Dépôt du du d'infanterie (ci-devant Maréchal de Turenne) du d'infanterie (ci-devant Saintonge) (Non amalgamé et qui devait former le noyau de la de première formation) de volontaires de la Seine-Inférieure

Les et sont faits prisonniers de guerre en Irlande lors du combat naval de l'île de Toraigh le .

Un détachement de la demi-brigade sera utilisé pour former à Besançon le , la de deuxième formation.

Le , embarqué sur l'escadre de l'amiral Bruix le , arrive au Cap en octobre 1800.

d'infanterie de ligne (1803-1815) Guerres de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la , et de la de deuxième formation.

Le d'infanterie de ligne fait la campagne de l'an XII (1803) à l'armée d'Italie, celle de l'an XIII (1804) à l'armée de Réserve et sur la flottille du Havre, celle de l'an XIV (1805) à l'armée d'Italie avec laquelle il est engagé aux opérations en Italie du Nord et à la campagne d'Autriche et participe aux batailles de Caldiero, d'Elchingen et le 2 décembre à la bataille d'Austerlitz.

En 1806 il est au de la Grande Armée, aux armées d'Italie et de Dalmatie et se trouve à la campagne de Prusse et de Pologne et participe le 14 octobre à la bataille d'Iéna.

Durant la campagne de 1807, il est le 8 février engagé à la bataille d'Eylau puis durant celles de 1808 et 1809 il est affecté aux armées de Naples et de Dalmatie, à celle de 1810 aux armées d'Illyrie et d'Italie, celles de 1811 et 1812 à l'armée de Catalogne et au corps d'observation de réserve, celle de 1813 aux armées de Catalogne, d'Aragon et au de la Grande Armée avec lequel il effectue la campagne d'Allemagne et se trouve du 16 au 19 octobre à la bataille de Leipzig

En 1814 affecté aux armées des Pyrénées il se trouve durant la guerre d'indépendance espagnole engagé le 27 février à la bataille d'Orthez puis à l'armée de Lyon ou il est fait prisonnier de guerre.

Après l'exil de à l'île d'Elbe une ordonnance de en date du réorganise les corps de l'armée française. Ainsi 90 régiments d'infanterie sont renumérotés, et le prend le . À son retour de l'île d'Elbe, le , prend le un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus.

En 1815 il est au de la Grande Armée.

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.À cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises. Son numéro reste vacant jusqu'en 1854.

81e régiment d'infanterie de ligne (1854-1882) Second Empire Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le 6e régiment d'infanterie légère prend le numéro 81 et devient le régiment d'infanterie de ligne. régiment d'infanterie Dès sa transformation en régiment de ligne, le régiment a participé : à la campagne de Crimée (1855/1856) ; Par décret du le d'infanterie fournit une compagnie pour former le 101 régiment d'infanterie de ligne ; à la conquête de l’Algérie (1859-1862) le Maroc (1859), la Kabylie (1860) ; expédition du Mexique (1862-1867), dont en 1863, la bataille de Puebla, inscrite sur le drapeau ; Durant la guerre de 1870, le régiment a participé aux batailles de : Forbach ; Gravelotte ; Saint-Privat, subissant de lourdes pertes et de nombreux soldats faits prisonniers en Allemagne. Le , le bataillon, formé, pour la plupart, de nouveaux arrivants, quitte le dépôt pour créer le de marche qui formera la de la du d'arméeOpération du et de la durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15 Le 17 novembre 1870 eut lieu le combat de Torçay . Le , la compagnie de marche du RI qui composait le de marche est engagé dans l'affaire du Gué-du-Loir.

1871 à 1882 Le 27 mars 1871, des éléments du régiment rentrant de captivité sont amalgamés avec d'autres éléments de diverses unités pour former le Charles Tanera : Historique du 101e régiment d'infanterie de ligne, page 30 et suivantes.

Reconstitué le , le régiment est envoyé en Algérie. Il stationne dans l'algérois à Batna puis Cherchell en 1871, et dans le Sud Oranais d' à .

d'infanterie (Depuis 1882) 1882 à 1914 De retour en France, il a été en garnison à Marseille, Toulon, Sète (1876/1879), Rodez (1879/1897), Montpellier (de 1905 à la déclaration de la guerre de 1914).

1881 à 1888 : en Algérie, campagne dans le sud orannais.

1907 : envoyé en maintien de l’ordre durant la révolte des vignerons du Languedoc en 1907, il est posté pour arrêter les 500 mutins du . Le général Lacroisade, qui le commande, n’ose cependant pas faire ouvrir le feu, et les mutins traversent les rangs du librementG. Guiraudet, La Révolte des vignerons de 1907, bulletin de la SSH, 1992, en ligne sommieresetsonhistoire.org, consulté le 3 août 2008.

Première Guerre mondiale vignette|La musique du . En 1914 casernement : Montpellier, le rattaché à la d’infanterie, d’infanterie (durant toute la guerre), 16e corps d'armée (France). Sous les ordres respectifs du colonel Aubert, du lieutenant colonel Louis, du colonel Ganter et du colonel Rondenay.

1914 En 1914 à Morhange, Août, Bataille de la trouée de Charmes, Nancy, Toul, Beaumont, Bernécourt, Flirey. Première bataille d'Ypres.

1915 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne, à Beauséjour, la Vistule et la cote 193.

1916 vignette|Soldats du en 1916. En 1916 à Verdun, Thiaumont, Fleury.

1917 En 1917 à Verdun, le Mort-Homme.

1918 En 1918 à Monts de Flandres, Leers, l'Ailette, Landricourt, Guinay Basse, la Serre, Mortiers.

Il termine la guerre avec quatre citations à l'ordre de l'armée et la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire sur son drapeau où sont inscrites les batailles suivantes :