Jonquières est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Jonquiérois et les Jonquiéroises.
Géographie
Accès et transports
L'autoroute la plus proche est l'autoroute A7. Non loin de la RN 7, la commune est traversée par la D 950, reliant l'autoroute A7 à Carpentras, ainsi que par la D 977, rejoignant Vaison-la-Romaine au nord.
Communes limitrophes
Relief et géologie
Avec un minimum de d'altitude au niveau de l'Ouvèze au sud-est et un maximum de d'altitude au nord-est, à proximité du hameau de Saint-Joseph, la commune connait peu d'élévations. Il s'agit principalement d'une plaine alluvionnaire avec quelques petites élévations au nord.
Sismicité
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtimentsZonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48.
Hydrographie vignette|L'Ouvèze sur la commune de Jonquières. La commune est arrosée par l'Ouvèze à l'est et par le Petit Roanel. Le canal de Carpentras et le canal de Saint-Jacques passent sur la commune.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Orange », sur la commune d'Orange à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Jonquières est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'AvignonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-régionale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Avignon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Orange, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (53,4 %), zones agricoles hétérogènes (28,9 %), zones urbanisées (9,8 %), terres arables (4,8 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie La forme la plus ancienne est villa Joncarias, attestée en 1050. On trouve ensuite Jonqueras (1137), Juncarium (1200) et Jonquieyras (1392). Ces toponymes dérivent du latin juncus (jonc) auquel a été ajouté le suffixe -ariaAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, ..
Histoire
Préhistoire et Antiquité Le site de Jonquières était alors un marécage, seules quelques armes hallstatiennes ont été retrouvées éparsesRobert Bailly, , .. Lors du dessèchement d'une partie du marais, au cours du , sur le site de Beauregard, a été retrouvée une jarre de terre cuite contenant 191 pièces d'argent. Deux provenaient de Massalia, les 189 autres étaient celtes. Frappées à l'avers de la tête d'Apollon laurée et au revers d'une tête de cheval, elles avaient comme inscription FELIKOVESTJules Courtet, , .. Dispersé, ce trésor n'avait pu être daté avec précision. Par comparaison avec les fouilles réalisées ensuite sur l'oppidum Saint-Marcel au Pègue, il peut être rattaché à la troisième période d'occupation de l'oppidum (-350 et -200)Jean-Pierre Saltarelli, Le Pègue, vie et mort d'un emporion grec, Cépages Magazine, , mars 1993, ..
La colonisation romaine se concentra sur les hauteurs de la Pécoulette où ont été retrouvées 30 tombes et des ruines arasées, et le chemin des Ramades servit de nécropole avec ses 20 tombes à mobilier.
Moyen Âge À partir du , les marais de Jonquières appartiennent à la principauté d'OrangeJules Courtet, , .. La première mention de l'église placée sous le vocable de saint Mappalice a été faite en 1137Robert Bailly, , ., tandis qu'un acte de 1266 mentionne le castrum.
Renaissance Au cours des guerres de Religion, le plus grand affrontement régional entre les protestants et les catholiques eut lieu le , entre Causans et Beauregard. Il y avait d'un côté le baron des Adrets et de l'autre le comte de Suze. Le village, en 1568, fut investi, puis rapidement délaissé par les religionnaires.
Époque moderne François de Bourbon, prince de Conti et seigneur de Jonquières, le , accorda le droit aux consuls de porter un chaperon couleur de feu, doublé de velours bleu.
En 1763, le château de Beauregard fut acquis par le marquis de Billoti. Lui et son fils entreprirent de faire assécher les marais.
Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Au milieu du , les zones marécageuses asséchées sont plantées en céréales, herbes fourragères et garance. La vigne se développe sur les coteaux.
En 1893, Louis Bouscarle créait des ateliers de moulinage à soie. Cette activité est aujourd'hui continuée sous la raison sociale Les héritiers de Louis BouscarleMoulinage à soie à Jonquières.
Époque contemporaine En 1944, lors de la retraite des armées d'occupation, Le Logis de Beauregard, auberge qui se trouvait entre le pont de chemin de fer et le pont enjambant l'Ouvèze, fut bombardé et détruit. Sur la route de Courthézon, un monument rappelle qu'au même moment, deux habitants du village furent abattus par les Allemands, le .
La ville de Jonquières a été hôte d'un Salon de l'Invention et de l'Innovation, créé en 1979 par Raymond Groeninger, il aura perduré pendant 32 éditions et l'association a été dissoute en 2018 du fait de la promotion des nouveautés sur internet..
Le , vers 22 h 30, de nombreuses bonbonnes de gaz ont explosé dans l'entreprise Sciacqua située sur la commune, créant un important incendie, sans faire de victimes..
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Élections locales Législatives Aux élections législatives de 2012 pour la quatrième circonscription de Vaucluse, le premier tour a vu Jacques Bompard (Ligue du Sud) arrivé en tête avec 22,53 % (mais deuxième dans la circonscription) devant Annie-France Soulet FN avec 20,04%, Pierre Meffre (PS) avec 19,85 % et Bénédicte Martin (UMP) avec 16,27 %. Le second tour a vu arriver en tête Jacques Bompard avec 63,73 % (résultat circonscription : 58,77%) contre 36,27 % pour Pierre Meffre (résultat circonscription : 41,23 %)..
Liste des maires vignette|200 px|La mairie.
Démographie
Fiscalité
L'imposition des ménages et des entreprises à Jonquières en 2009. Taxe Part communale Part intercommunalePart départementale Part régionale Taxe d'habitation (TH) 11,31 % 0,00 % 7,55 % 0,00 % Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 21,18 % 0,00 % 10,20 % 2,36 % Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 55,20 % 0,00 % 28,96 % 8,85 % Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 21,58 % 13,00 % 3,84 %
La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010 (Légifrance)).
Économie vignette|Jeunes vignes (plantier) à Jonquières. vignette|Le centre du village. Agriculture Le vignoble produit des vins classés en côtes-du-rhône. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label Vin de pays de la Principauté d'Orange. Une spéculation importante a été développée avec la fleur à couper pour les fleuristes (tulipes, glaïeuls).
Industrie et artisanat Une importante zone industrielle est installée à l'est de la commune. Trois établissements leaders dans leur secteur au point de vue régional y sont installés. Le Cellier de Beauregard, centre d'embouteillage du groupe Intermarché pour les vins de la vallée du Rhône, le Pastis Girard, qui propose des apéritifs et liqueurs haut de gamme et qui a été fondé en 1926Pastis Girard, 12926.
Tourisme Située dans la plaine du Comtat Venaissin, avec sa situation à proximité d'Avignon, d'Orange et de son riche patrimoine, de Carpentras et du mont Ventoux, avec la présence de l'Ouvèze, la commune voit le tourisme occuper directement ou indirectement une place non négligeable de son économie. L'œnotourisme y a pris une place importante grâce aux neuf caves indépendantes sises sur la commune et qui proposent des circuits vélo vigneTourisme et terroir dans les caves de Jonquières.
Depuis 2014, la ville est traversée par la via Venaissia. Une véloroute construite sur l'ancienne ligne ferroviaire Orange/Isle-sur-la-Sorgue.
La commune possède un camping et une piscine municipale.
Patrimoine naturel