Le train à vapeur des Cévennes est un train touristique qui circule entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard, dans les Cévennes.
Description Le train touristique dessert habituellement trois gares : Anduze, Saint-Jean-du-Gard, Bambouseraie de Prafrance, et une quatrième, Thoiras, seulement dans les occasions les plus importantes (Nuits du conte, ou Jubilé des 20 ans du train).
Le trajet permet d’admirer la réunion des trois Gardons, d’observer un vieux moulin, tout cela dans l’ambiance végétale cévenole. Le train croise également des troupeaux de chèvres, qui sont à l’origine du fameux pélardon, petit fromage local.
Histoire Ligne Anduze - Saint-Jean-du-Gard
thumb|Chargement de bambous à la gare d'Anduze en 1905.
En 1879, la ligne gardoise est un projet de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) qui ouvre en 1881 la ligne de Lézan à Saint-Jean-du-Gard reliant Alès à Saint-Jean-du-Gard , mais il faut toute la conviction de René Boudon, banquier et filateur, puis maire et conseiller général pour que le projet se transforme en réalité. La déclaration d’utilité publique intervient en 1897, et le tracé définitif en 1903. Il faut attendre encore deux ans, 1905, pour le début des travaux.
Les de voies prévues, imposent un important chantier du fait d’une topographie au relief accidenté. Il faut construire de nombreux ouvrages d’art et de multiples petits ouvrages hydrauliques ainsi que des kilomètres de murs de soutènement auxquels il faut ajouter aussi les bâtiments, le ballast, les traverses, les rails ainsi que des kilomètres de clôtures. Lorsqu’il se termine, le chantier a coûté environ .
La ligne mesure exactement et . Elle dispose de trois gares : Anduze, Thoiras et Saint-Jean-du-Gard, une station : Généragues, et deux haltes : Corbès et Massiès, cinq maisons de garde-barrière et quinze passages à niveau. Les ouvrages d’art sont imposants, ils comportent un pont métallique et neuf viaducs pour un total de 54 arches, 3 tunnels et 3 galeries voûtées.
La ligne est inaugurée le par René Boudon. Elle est exploitée en trafic voyageurs et marchandises notamment pour les soieries du GardSource Ventous magazine, lien site (consulté le 14/08/2009). La guerre 1939-1945 provoque la diminution du trafic voyageurs et cette activité cesse en 1940. Les années 1950 voient un retour du fret, pour le train vapeur, avec un trafic dû à l’exploitation du bois, mais l’activité décline et le la SNCF interrompt l’exploitation de la ligne. Le déclassement et l’enlèvement des rails sont envisagés.
Création de la CITEV La CITEV (Compagnie internationale des trains express à vapeur) est la compagnie qui exploite le train à vapeur des Cévennes.
Créée à Strasbourg en 1979 autour de Benoît Zielinger, la CITEV était, à l’origine, une association de droit local alsacien-mosellan née de la volonté de faire circuler occasionnellement des trains historiques à vapeur privés tractés par la 140 C 27 sur les lignes de la SNCF et de faire de la figuration cinématographique.
Ces passionnés sauvent la ligne des Cévennes et créent l’association « Train à vapeur des Cévennes », le projet de train touristique devient réalité le . L'exploitation est un succès, le train transporte environ voyageurs chaque saison, mais les membres se séparent et mettent fin à leur association en 1985. Le , elle a repris l’exploitation de la ligne touristique du train à vapeur des Cévennes. L'association a été transformée en société (SAS) en 1987.
En dehors du train touristique, la CITEV emploie en 2017 dix-neuf salariés à plein temps et propose des services de réparation et de restauration de locomotives à vapeur.
Patrimoine ferroviaire Les listes suivantes ne sont pas exhaustives et devront être complétées ou actualisées au fil du temps (dernière actualisation en ) :
Locomotives à vapeur Matricule Constructeur et date État actuel Origine et informations techniques Photo 140 C 27 et son tender 34 X 131 North-British locomotive company limited, 1917 Opérationnelle Histoire : La 140C 27 a été construite pour la traction de trains d’artillerie lourde durant la Première Guerre mondiale. Elle fait partie du parc de la SNCF jusqu’à son rachat, en 1974, par Benoît Zielinger. Restaurée à partir de février 2008 par les ateliers MaLoWa Bahnwerkstatt GmbH de Benndorf en ex-Allemagne de l’est et en Pologne, elle est revenue sur le train à vapeur des Cévennes le . Agréée à circuler sur le réseau SNCF, la locomotive est désormais exploitée par le "GADEFT" et basée en service au dépôt SNCF de Nîmes. 11,75 m, (73 t en ordre de marche), vitesse maximum : (1400 ch). Timbre chaudière : /cm. Capacité de la soute à charbon : . Capacité de la soute à eau : (). . thumb|La 140-C-27 en 2023|150px thumb|La même au dépôt de Hausbergen en 1979|150px Krupp 040T Krupp AG, 1937 Opérationnelle Histoire : Elle tractait des trains de charbon en Allemagne jusqu’à la fin de sa carrière industrielle. Elle est achetée par la CITEV en 1991, et entre en service sur la ligne, du train touristique, en 1999 après environ heures de restauration réparties sur cinq ans de travail. , ( en ordre de marche), vitesse maximum : (1000 ch)Source site Trains à vapeur des Cévennes, onglet Matériel lien (consulté le 14/08/2009). Timbre chaudière : /cm. Capacité de la soute à charbon : . Capacité de la soute à eau : (). thumb|La 040T Krupp |150px Henschel D600 040T Henschel & Sohn, 1945 Opérationnelle Histoire : Elle effectue sa carrière à la traction de trains d’usine en Allemagne. Elle est achetée par la CITEV en 2006. Sa restauration, s’effectue à Benndorf aux Ateliers de Malowa, elle a nécessité le remplacement de la chaudière par une neuve fabriqué à Pila en Pologne, avant le début de sa carrière touristique en 2009. , , vitesse maximum : (800 ch). Timbre chaudière : /cm. Capacité de la soute à charbon : . Capacité de la soute à eau : (). vignette|150x150px|La 040T SACM 030T SACM (Graffenstaden en Alsace), 1953 Opérationnelle Histoire : Elle effectue sa carrière, avec le , aux Houillères du bassin des Cévennes jusqu’à la fermeture de l’entreprise. Elle est achetée par le parc du Val Joly, qui n’en ayant finalement pas d’utilité, en fait don à la CITEV. Sa restauration a nécessité quatre ans de travail avant sa remise en service en 1994. , , vitesse maximum : (700 ch). Timbre chaudière : /cm. Capacité de la soute à charbon : . Capacité de la soute à eau : (). thumb|La 030T SACM |150px
Locomotives diesel Matricule Constructeur et date État actuel Origine et informations techniques Photo 902 Schneider, 1958 Hors service Histoire : Cette machine appartient à une série de six locomotives calquées sur la Série 2200 des NS construites par l’entreprise Schneider (au Creusot) pour la Société métallurgique de Normandie. Elles ont servi pour les trains de minerai. Achetée en 1995, elles assurent chaque jour, les premiers et derniers trains. La 902, ayant quant à elle eut un problème majeur d’injection, se voit elle aussi confinée en stockage, dans le dépôt de Saint-Jean-du-Gard. , (en ordre de marche), vitesse maximum : (900 ch). Moteur diesel Stork-Superior 40C-LX-8. thumb|La Schneider 902|150px 906 Schneider, 1958 Ferraillée Histoire : Cette machine appartient à une série de six locomotives calquées sur la Série 2200 des NS construites par l’entreprise Schneider (au Creusot) pour la Société métallurgique de Normandie. Elles ont servi pour les trains de minerai. Achetée en 1995, elles assurent chaque jour, les premiers et derniers trains. Après une grave avarie de générateurla 906 a été ferraillée en 2011. , (en ordre de marche), vitesse maximum : (900 ch). Moteur diesel Stork-Superior 40C-LX-8. thumb|La Schneider 906|150px C 61000 Compagnie des forges et aciéries de la marine et d’Homécourt, 1949 Ferraillée Histoire : Les C 61000 ont être livrées à la SNCF. Achetées en 1988, elle était utilisée pour la traction des trains de chantier lors des travaux d’entretien de la ligne touristique. Elle a été mise à la ferraille pour avaries diverses. , (en ordre de marche), vitesse maximum : (500 ch). Moteur diesel Sulzer. 150px BB 63812 Brissonneau et Lotz, 1962 Opérationnelle Histoire : Cette locomotive appartient à une série de 580 locomotives, les BB 63500 ont été construites de 1956 à 1971. La BB 63812 est préservée par le Train touristique du centre-Var. Elle a été prêtée en 2013 au Train à Vapeur des Cévennes pour remplacer le diesel tombé en panne. Elle est arrivée par camion le vendredi , pour effectuer ses premiers trains. , (en ordre de marche), vitesse maximum : (825 ch). vignette|La BB 63812|150px V60-38 , 1974 Hors service Histoire : Locomotive industrielle de type , provenant d'Allemagne. Arrivée à la CITEV le . , (en ordre de marche), vitesse maximum : (650 ch). 150px
Autorail Matricule Constructeur et date État actuel Origine et informations techniques Photo Autorail Renault VH24 Renault, 1933 Opérationnel Histoire : Il fait partie d’un lot de quatre-vingt-onze autorails livrés en 1933, il est basé à Rambervillers dans les Vosges avant d’être garé aux ateliers CFTA de Gray. Acheté en 1979 il a été totalement restauré. À l’origine, il avait la livrée classique des autorails SNCF : caisse rouge et toit crème, après sa restauration, il a pris une livrée Chemins de fer de l’État avec une couleur bordeaux foncé. , (en ordre de marche), vitesse maximum : (300 ch). 67 places assises. vignette|150px|Autorail Renault VH24 dit Iroquois
Voitures à voyageurs Voitures baladeuses : Anciens wagons fourgons de la SNCF, transformés en voitures ouvertes. Voitures postales : Anciennes voitures de tri postal légèrement transformées en grandes voitures ouvertes avec banquettes en bois. Voitures « Bastille » B10t : Voitures passagers, construites dans les années 1940 en Allemagne, elles ont un poids de et disposent de 87 places assises. Voiture d’accueil pour personnes handicapés : Elle a été conçue par la CITEV à partir d’un fourgon postal Midi. Adaptée aux personnes en fauteuil ou à mobilité réduite, elle offre le choix d’un voyage en intérieur ou en plein air.
Infrastructures thumb|Gare de Saint-Jean-du-Gard. Gares Gare de Saint-Jean-du-Gard altitude Gare de Thoiras Halte de Corbès Gare de Généragues, n’est plus utilisée Gare de Massiès, n’est plus utilisée Gare de la Bambouseraie en Cévennes, créée pour le train touristique Gare d’Anduze, altitude thumb|Viaduc métallique d’Anduze.
Ouvrages d’art Viaduc Boisseson, 1 arche Viaduc des Doucettes, 7 arches Tunnel de Salindrinque, longueur Viaduc de Salindrinque, 6 arches Viaduc de la plaine, 7 arches en courbe Viaduc de Corbès Viaduc de Mescladou, 11 arches Tunnel de Prafrance, longueur Viaduc de Daudet Viaduc d’Amous, 6 arches Viaduc des Gypière, 3 arches Viaduc métallique d’Anduze, longueur , poids Tunnel d’Anduze, longueur
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Jérôme Camand, « Le train à vapeur des Cévennes », dans Petits trains de France, Sélection du Reader’s Digest, 2002 , 108-115 Agnès Maloine, Alain Reynaud, Le train à vapeur des Cévennes : D’Anduze à Saint-Jean-du-Gard, Rouergue, 2006 , 77 pages Didier Zylberyng, " Trains historiques de charme en France" édition Ouest-France , 2012, , p=82-91
Articles connexes
Tourisme dans le Gard Ligne de Lézan à Saint-Jean-du-Gard Union des exploitants de chemins de fer touristiques et de musées (UNECTO)
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