Martin Broszat, né le à Leipzig et mort le , est un historien de l'Allemagne de l'Ouest, spécialiste du nazisme.
Jeunesse Martin Broszat fait partie des Jeunesses hitlériennes, puis de la Wehrmacht. Il est porté membre du parti nazi en 1944, mais il n'est pas impossible qu'il s'agisse là d'une incorporation d'office dont l'intéressé n'ait rien su lui-mêmeN. Frei, « Hitler-Junge, Jahrgang 1926. Hat der Historiker Martin Broszat seine NSDAP-Mitgliedschaft verschwiegen – oder hat er nichts davon gewusst? », dans Die Zeit, 11 septembre 2003, en ligne..
Carrière Broszat étudie l'histoire à l'université de Leipzig (1944-1949) et à l'université de Cologne (1949-1952). Il travaille comme professeur à l'université de Cologne (1954-1955), à l'Institut d'histoire contemporaine de Munich (1955-1989) et est professeur honoraire à l'université de Constance (1969-1980). Il est à la tête de l'Institut d'histoire contemporaine de Munich entre 1972 et 1989.
Durant la querelle des historiens sur l'origine et les causes de la Shoah, Martin Broszat défend les positions du courant « fonctionnaliste ».
En 1960Martin Broszat, « Keine Vergasung in Dachau », Die Zeit, 19 août 1960, no 34, ., il écrivit au journal Die Zeit une lettre qui est publiée sous le titre « Keine Vergasung in Dachau » (« Pas de gazages à Dachau ») La lettre de Martin Broszat, Die Zeit , 1960.. Dans cette lettre, souvent utilisée par les négationnistesAnalyse de la lettre de Martin Broszat par le PHDN (Pratique de l'Histoire et Dévoiements Négationnistes)., il disait notamment :
Toutefois, dans un ouvrage collectif publié en 1979 sous la direction de M. Broszat lui-même, il est fait état de quelques gazages expérimentaux pratiqués à Dachau par le docteur et Haumptsturmführer SS Rascher en relation avec des expériences médicalesGunther Kimmel, « The Concentration Camp Dachau. A study of the Nazi crimes of violence in Bavaria in the NS-time », dans Martin Broszat et Elke Froehlich (dir.), Bayern in der NS-Zeit, 2, R. Oldenburg Press, Munich, 1979, 349–413 (ici 391). Mentionné sur le site Pratique de l'Histoire et dévoiements négationnistes.
Par ailleurs, avec Hans Mommsen, il avait développé au début des années 1970 un nouveau modèle d’analyse : le polycratisme. L’Allemagne n’aurait été que formellement dirigée par Hitler, les prises de décision auraient été dispersées entre divers détenteurs de pouvoir.
Ouvrages Der Nationalsozialismus: Weltanschauung, Programm und Wirklichkeit, 1960 . Der Staat Hitlers: Grundlegung und Entwicklung seiner inneren Verfassung, 1969 . (éd.), Bayern in der NS-Zeit, 4 volumes, 1977-1983 . Die Machtergreifung: der Aufstieg der NSDAP und die Zerstörung der Weimarer Republik, 1984 . Nach Hitler: der schwierige Umgang mit unserer Geschichte, 1987 .
Traduit en français L'État hitlérien, Fayard, coll. « L'espace du politique », 1986, 625
Notes et références
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