La rue Tronchet est une voie des et arrondissements de Paris, nommée en mémoire de François Denis Tronchet (1726-1806), qui fut l'un des défenseurs de Louis XVI lors de son procès sous la Révolution française.
Situation et accès Commençant place de la Madeleine et se terminant boulevard Haussmann, elle relie le quartier de la Madeleine et celui de l'Europe. Très commerçante, cette rue abrite une petite galerie commerciale au 11 ainsi que de nombreux bureaux, parmi lesquels différents cabinets d'avocats ou de notaires. La rue reçoit également la grande brocante du au mois de juin.
Historique vignette|droite|Scène de rue devant le 34, rue Tronchet, photographiée en 1965 par Willem van de Poll. gauche|vignette|redresse|François Denis Tronchet. En 1788, Joseph-Abel Couture projette l’aménagement d’une place demi-circulaire et d’une avenue au chevet de l’église de la Madeleine. Dans une requête, il demande que la nouvelle voie soit appelée « rue Couture » ou « Couture Sainte-Madeleine. Le service des Bâtiments du roi ne donne pas suite au projet..
La rue Tronchet occupe l'emplacement des terrains du couvent de Notre-Dame-de-Grâce de la rue de la Ville-l'Évêque, occupé par des Bénédictines puis supprimé en 1791, et de la ferme des Mathurins. Elle est ouverte et dénommée par ordonnance du , relative à la formation des abords de l'église de la Madeleine :
Elle est prolongée en 1858 jusqu'au boulevard Haussmann en faisant disparaître une section de l'ancienne rue de la Ferme-des-Mathurins, pour prendre en compte la décision de construire la nouvelle gare de Paris-Saint-Lazare non pas place de la Madeleine, comme cela avait été initialement envisagé (voir « gare de la Madeleine »), mais plus au nord.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Dans l’ilot formé par les rues Tronchet, de l'Arcade, de Castellane et Chauveau-Lagarde se tenait, du XVIII siècle jusqu’à 1900, le « marché de la Madeleine ». À partir de 1830, il était entouré de maisons construites le long des nouvelles voies. À cette période, il devint un marché couvert où les boutiques étaient aménagées dans des galeries. La galerie marchande du , de style Art déco, en perpétue le souvenir.
vignette|Le comte James Alexandre de Pourtalès dans son hôtel du 7, rue Tronchet. Portrait par Paul Delaroche (1846). 1 : autrefois Madeleine-Palace Hôtel, où Jean Cocteau a habité à la fin de 1934 « Jean Cocteau » sur www.terresdecrivains.com (consulté le 28 février 2009).. 2 : Aimé Picquet du Boisguy, général chouan y a vécu et y est mort le . Lucien Kraëmer y installe ses bureaux d'antiquaires ; Nicolas-William-Wladimir Villedieu, marquis de Torcy (1802-1859), homme politique y est mort le « Avis de décès du marquis de Torcy », La Presse, 4 avril 1859.. 4 : François Roguet (1770-1846), comte et général de la Révolution et de l’Empire qui commanda la division de moyenne garde à Waterloo y est mort le « Avis de décès du comte François Roguet », Le Constitutionnel : journal du commerce, politique et littéraire, 9 décembre 1846.. 5 : de retour de Majorque et de Nohant, Frédéric Chopin habita au premier étage d' à .. Dinah Félix (1837-1909), dernière sœur de l'illustre tragédienne Rachel, y mourut. 7 : hôtel de Pourtalès. Construit en 1838-1839 par l'architecte Félix Duban pour le comte James-Alexandre de Pourtalès (1776-1855), dans un style inspiré de la Renaissance italienne, et modifié en 1865-1866 puis 1869-1870 sous la direction de l'architecte Hippolyte Destailleur. La façade et la cour intérieure à arcades rappellent les palais toscans. Un escalier monumental mène à l'étage où se trouvaient les appartements et la collection d'œuvres d'art du comte de Pourtalès. Le décor intérieur, également de Duban, dont la galerie où étaient présentées les célèbres collections du commanditaire, a été détruit. Ces collections ont été dispersées en vente publique en , selon le vœu de leur propriétaire. À la mort de celui-ci, l'hôtel est passé à son fils, le comte Edmond de Pourtalès-Gorgier (1828-1895) et à son épouse, née Mélanie de Bussière (1836-1914), incarnation de l'élégance et de l'air du grand monde durant le Second Empire et les débuts de la Troisième République. L'hôtel a fait l'objet d'une campagne de restauration en 2006-2008 sous la direction de l'architecte Anthony BéchuAlexandre Gady, Les Hôtels particuliers de Paris. Du Moyen Âge à la Belle Époque, Paris, Éditions Parigramme, 2008, , 220.. La façade sur rue a été inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le puis la mesure d'inscription a été étendue à la totalité de l'immeuble le . 8 : Adolphe et Berthe Hermès-Dopff sont morts au cours de l'année 1933 à cette adresse. 11 : fait partie de l'ensemble immobilier Art Déco dénommé « Palacio de la Madeleine », sis aux 25-29, place de la Madeleine, 11, rue Tronchet, et 9, rue de CastellaneCadastré section B 122 et d'une superficie de .. Il a abrité divers services de la direction générale des Impôts (DGI) dont la direction nationale d’interventions domaniales (DNID) et la commission des infractions fiscales ont été transférés dans cet immeuble en 1974. La cession amiable des lots appartenant à l'État a été autorisée par arrêté du ministre délégué au budget et à la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, en date du Publié au Journal officiel du 9 mars 2006.. À cet emplacement, entre 1834 et 1920, une vaste halle abritait le « marché de la Madeleine ». Il s’étendait entre les rues de Castellane et Chauveau-Lagarde. Il était considéré comme le mieux achalandé de Paris. Aujourd’hui, un petit marché de la Madeleine subsiste au fond de la galerie commerciale.. 21 : Ici demeura Charles Hérald de Pagès de Pourcarès (1814-1861), actionnaire de la Société générale de photographie fondée par Nadar 29 : Henri-Catherine-Balthazard Vincent, baron (1775-1884), général de la Révolution et de l’Empire y est mort le « Avis de décès du baron Henri-Catherine-Balthazard Vincent », Journal des débats politiques et littéraires, 25 décembre 1844. ; Apollinaire Lebas (1797-1873), polytechnicien, ingénieur de la Marine, chargé de ramener et d'ériger l'obélisque de Louxor sur la place de la Concorde y est mort le .
Bâtiments détruits 35 : une maison d'un étage à l'enseigne Aux Tortues se trouvait déjà à cet emplacement au début du , avant l'ouverture de la rue. Elle avait alors pour adresse la rue de la Ferme-des-Mathurins (actuelle rue Vignon). Lors du prolongement de la rue Tronchet, la maison fut raccordée au boulevard Haussmann et remplacée par un immeuble d'habitation mais l'enseigne fut conservée. Au rez-de-chaussée, où se trouve aujourd'hui une boulangerie, elle abrita longtemps un magasin de décoration à l'enseigne Aux Tortues dont la belle devanture en marbre jaune a été conservée.
Habitants célèbres Frédéric Chopin (1810-1849), compositeur et pianiste (5) en 1839-1841. Félicité Robert de Lamennais (1782-1854), écrivain et philosophe (13) en 1842. Charles Mérouvel (1832-1920), homme de lettres (2) en 1910. Antony (1873-1949), coureur cycliste et pilote automobileArchives de Paris, fiche matricule .. Jean Oricelly (1869-1946), photographe d'art à la Belle Époque, avait son studio au 25.
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie . . . .
Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des voies du arrondissement de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 8e arrondissement de Paris Catégorie:Rue dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Voie à Paris s'étendant sur deux arrondissements Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme