Outre-Furan ou Outre-Furens est une ancienne commune française de la Loire, créée sous la Révolution puis rattachée en 1855 à la ville de Saint-Étienne.
Présentation Cette commune englobait les marges orientales de la ville de Saint-Étienne ; elle était composée des hameaux suivants :
Histoire En 1806, elle comptait et son territoire de se composait de prés, pâtures, vignes, jardins et étangs. Elle était principalement habitée par des forains et des ouvriers.
En 1820, l'industriel anglais James Jackson s'installe au Soleil. Outre-Furens compte alors . À partir de 1827, avec l'ouverture de la ligne de chemin de fer de Saint-Étienne à Andrézieux, le secteur connaît une industrialisation massive.
1832 est marqué par la construction du bâtiment de la mairie et 1835 par l'achèvement de la construction de l'école communale. La paroisse succursale d'Outre-Furens est créée le et l'église Sainte-Barbe est inaugurée le .
La grève de 1846 Le au matin, à la suite du refus d'un ingénieur d'attribuer une augmentation de aux mineurs effectuant les travaux les plus pénibles et les plus dangereux au puits du Gagne-Petit; le mot d'ordre de grève se diffusa au jour.
À la suite de l'intervention du procureur du Roi, et malgré l'intervention du maire d'Outre-Furan, André-Antoine Neyron, cinq mineurs furent interpellés. En milieu de matinée, le d'infanterie commandé par le général Charron, chargé de conduire les cinq grévistes à la prison de Saint-Étienne fut l'objet de tirs de pierres de la part des mineurs et de la population d'Outre-Furan. Sans aucune sommation la troupe tira sur la foule. Les quelque 400 à 500 coups de fusil tirés ce jour-là coûtèrent la vie à six personnes.
Le , la grève gagna l'ensemble de la concession, la Compagnie des Mines de la Loire en position de monopole était alors unanimement mise en cause.
Le préfet demanda l'intervention du d'infanterie. Le , étaient en grève à Saint-Étienne, à Terrenoire et à La Ricamarie. Le , une vingtaine de personnes furent arrêtées à Saint-Étienne. Le , onze personnes furent interpellées à La Ricamarie. Le mouvement s'essouffla après quelques jours.
Sources et références Notes
Références Pétrus Faure, Histoire du mouvement ouvrier dans la Loire, Dumas, Saint-Étienne, 1956. Gérard-Michel Thermeau, André-Antoine Neyron, essai biographique, Publications de l'Université de Saint-Étienne 2003
Articles connexes Saint-Étienne Urbanisme de Saint-Étienne Bassin houiller de la Loire Puits Verpilleux André-Antoine Neyron
Voir aussi Quartier de Saint-Étienne
Liens externes
Catégorie:Quartier de Saint-Étienne Catégorie:Ancienne commune dans la Loire Catégorie:Commune disparue au XIXe siècle Catégorie:Mouvement ouvrier