Maurice-Étienne Amieux, ou Jean « Maurice » Amieux, né le à Villar-d'Arêne (Hautes-Alpes) et mort le à Toulouse, est un industriel français, premier conserveur de la famille, père des Frères Amieux, et pionnier du développement agro-industriel en Bretagne<ref>Les noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, p. 27.</ref>.
Biographie
Issu d'une famille d'agriculteurs et de colporteurs d'un village de montagne, Maurice-Étienne Amieux fait de multiples métiers en France et en Belgique, notamment celui de maître de poste à Villar-d'Arène, avant de devenir « confiseur de sardines » à Étel dans le Morbihan. Il s'associe à Benjamin Carraud, marchand de fruits secs à Nantes, qui devient bientôt son gendre. Ils s'installent dans cette ville, place du Commerce.
Après sa mort en 1865, ses fils Jean-Maurice (1839-1919)Yves Rochcongar, "Capitaines d'industrie à Nantes au XIXe siècle", éditions MeMo, Nantes, 2003 et Émile (1842-1923) s'associent avec Benjamin Carraud, association cependant rapidement dissoute en 1866.
Les deux fils créent ensuite, la même année, les établissements Amieux Frères, rue Haudaudine (actuelle rue Gaston-Veil). Jean-Maurice Amieux ouvre des conserveries sur les lieux de production.
Amieux Frères vignette|Affiche publicitaire Amieux Frères, réalisée par Georges Fay. L'affaire est reprise par les fils de Jean-Maurice, Louis (1867-1936) et Maurice (1871-1944), sous le nom d'« Amieux Frères ». La société grandit rapidement et compte déjà 6 usines en 1879, à Paris (1873), Chantenay, aux Sables-d’Olonne, à Port-Maria (Quiberon), à Étel et à Concarneau. Elle obtient sa première médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris de 1878. En 1900, la société possède 11 usines en Bretagne et en Vendée et emploie . À cette époque, Amieux Frères commence la diversification de ses activités (confitures et chocolats Amieux et St Clair, moutardes, saumures, charcuterie, foie gras).
En 1923, ils rachètent l'usine Colin, rue des Salorges à Nantes, et y fondent un musée technique et rétrospectif de la conserve devenu musée des Salorges, détruit en 1943 et installé ensuite dans le château des ducs de Bretagne. La société possède alors 23 usines.
En 1968, l’affaire est rachetée par la Coopérative agricole de la Noelle d’Ancenis (Cana). La conserverie disparaît en raison de problèmes financiers ; la marque est vendue à Buitoni (groupe Nestlé).
Les emballages et publicités Le peintre Mathurin Méheut réalisa les décors de plusieurs boîtes pour la société.
Georges Fay, Paul Vercasson, Jossot, Eugène Ogé et Severo Pozzati (Sepo) produisirent des affiches lithographiées.
Hommages Au moins cinq rues portent son nom en BretagneLes noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, 1997.
Bibliographie
Les noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, Coop Breizh et Institut culturel de Bretagne, 1997. Notice de Claude Berger. Michèle Périssère, « Amieux, conserveur nantais : un exemple de patronat social », in: Cultures du travail : Identités et savoirs industriels dans la France contemporaine'', Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1989.
Notes et références
Liens externes
Nantes Patrimonia : Amieux Nantes Patrimonia : Ancienne conserverie Amieux Nantes Patrimonia : Ancienne chocolaterie Amieux
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