Le d'artillerie est une unité militaire de l'Armée de terre. De 1924 à 1984, il s'agit d'une régiment chargé de la défense antiaérienne.

Création et différentes dénominations 1919 : création 1984 : dissous

Chefs de corps

Historique Avant 1939 L'engagement d'aéronefs sur le champ de bataille de la Première Guerre mondiale entraine la création d'une artillerie de défense contre avions.

En est créé le groupement de défense contre aéronefs, qui réunit des unités des 63°, 66° et 67° Régiments d’Artillerie Antiaérienne. Organe de commandement, non administratif, il appartient à l’Arme de l’Aéronautique et stationne à Sathonay (Rhône) et Avignon (Vaucluse).

Le , il devient le régiment de défense contre aéronefs (RDCA).

En 1922, la décision est prise de faire retour à l’Artillerie de toutes les formations de DCA, le transfert s’effectuant entre et . Les cinq régiments d’artillerie de défense contre avion (RADCA) sont re-numérotés de 401 à 405.

C'est ainsi que le , le RDCA donne finalement naissance au régiment d'artillerie de défense contre aéronefs (RADCA) à Sathonay-Camp. L’étendard attribué au régiment porte dans ses plis l’inscription : « Grande Guerre 1914-1918 ».

De juin 1937 à 1939, une batterie du du régiment est envoyée à Cerbère, pour surveiller la frontière espagnole.

Seconde Guerre mondiale 1939-1940 À la mobilisation, le RADCA donne naissance à de très nombreux Groupes et batteries de DCA, qui se déploient un peu partout.

De la mobilisation à , le RADCA a encadré 141 batteries de canons, ainsi que 11 batteries de projecteurs, soit 152 batteries dédiées à la défense antiaérienne.

La majorité est affectée à la DAT (Défense Antiaérienne du Territoire), le restant étant affecté aux armées sur le front.

Le , lorsque les troupes allemandes envahissent la Belgique et la Hollande, la France déclenche l’opération Dyle-Bréda : son Groupe d’armée avance en Belgique.

Au sein de sa Armée, Groupement d’Arras, figure le Groupe du RADCA avec ses autocanons de 75 mm et la 1016 batterie avec ses canons de 25mm tractés par des véhicules semi-chenillés Citroën. Le groupe du RADCA (également équipé d'autocanons de 75mm) et la 1018 batterie sont avec la 1 armée, dans les Flandres : d'abord à Berlaimont, puis en Belgique au moment de la bataille de Hannut), rattaché à la 2 division légère mécanique.

Le RADCA participe à la défense improvisée de Lyon à Chasselay : les 19 et , sur une ligne de combat allant de L'Arbresle à Fontaines-sur-Saône, avec comme points forts les hauteurs qui dominent Chasselay et le château-couvent de Montluzin, 180 soldats appartenant au de tirailleurs sénégalais, au RDCA et à la Légion étrangère sont tués en s'opposant aux colonnes blindées de la Wehrmacht. À la fin des combats a lieu le massacre par les Allemands des prisonniers et l'achèvement des blessés. C'est à cet endroit, au lieu-dit "Montluzin" à Chasselay, qu’est érigé en (en pleine occupation) le "Tata" qui, pour les Africains, symbolise l'enceinte de terre sacrée où sont inhumés les guerriers morts pour leur pays. 198 stèles sont érigées à Chasselay où reposent aussi les combattants de Lentilly et de Champagne-au-Mont-d'Or qui ont connu le même sort.

Le régiment est dissous en juillet et .

1940-1942 Les unités de DAT (Défense aérienne du territoire) autorisées en par les commissions allemande et italienne d’armistice pour la défense de la zone non-occupée ( et Divisions militaires) portent le numéro 405 sans pour autant que le régiment ait été reconstitué. Elles forment 9 groupes de DCA, numérotés de 36/405 à 44/405 qui sont dispersés et dissous le , lors de l’invasion de la zone libre.

1944-1945 Le , sont recréés les Groupes I/ et II/ dans les et militaires, pour assurer la garde des matériels récupérés sur l’ennemi. Le I/ est formé à partir d’unités de Marseille. Il est envoyé à Paris en 1945 où il est dissous. Il devient le I/401RAA, le .

De même, le II/ est formé à partir d’unités de Lyon. Il est envoyé à Paris en 1945 où il devient le II/407RAA, le .

Période 1946-1962 Le RAA (régiment des Forces terrestres antiaériennes) est recréé le dans la caserne Vassoigne à Hyères, à un Groupe (le I/) - à partir d’éléments du RAA et du Groupe du RAA (ex-GFTA) et un Groupe-cadre qui donne naissance au II/, le .

À Hyères, le , le I/ devient le RAA et le II/ devient le I/.

Le , le régiment passe à 3 Groupes : le d’infanterie de Marseille-Aubagne est transformé et change d’appellation et devient le II/, le même jour, le bataillon d’infanterie de Montpellier est transformé et devient le III/.

Le III/ devient à son tour le I/410 RAA, le . Le RAA n’a plus alors que 2 Groupes.

En 1954, le I/ devient le Groupe d’artillerie antiaérienne lourde semi-mobile, destiné à partir en Indochine. Le RAA n’a plus qu’un seul Groupe (l’ex-II/).

En , le régiment est réorganisé à 2 Groupes. En octobre est créé le CIER (centre d’instruction des exploitants radar).

Le , un bataillon de marche est formé pour participer au en Algérie. Le , aux ordres du chef escadron Verdant, il embarque à Marseille sur le Pasteur. Débarqué à Oran, il fait mouvement vers Alger puis Tablat et enfin le secteur de Seddouk. À partir du mois de novembre, il s’implante dans l’ouest Constantinois (région d’Abkou et Tamzet). Il y forme corps avec l’appellation I/RAA le . En 1959, le I/RAA fait mouvement, s’installe dans la région de Ménerville et y poursuit ses activités opérationnelles ; il y est dissous le .

Le , à Hyères, le régiment devient Centre d'Instruction et Dépôt du RAA (CID du RAA) ; il forme des appelés, tous les deux mois, des rappelés, des engagés et cadres à destination du maintien de l’ordre en Afrique du Nord.

Période 1962-1984 150px|right|thumb|Insigne de béret d'artillerieAvec la fin de la guerre d’Algérie, l’appellation de Centre d’instruction du RA (CI du RAA) est conservée. Il comprend le Centre de perfectionnement des sous-officiers d'artillerie (CPSOA) et le Centre d’instruction des exploitants radar (CIER).

Le CI du RAA devient RAA le et poursuit sa mission d’instruction. Il comprend alors : 1 batterie de commandement et des services (BCS) et deux batteries d’instruction des recrues, plus le CIER et le CPSOA.

À partir de juillet 1966, lui sont rattachées les batteries « FAS » (batteries de défense de bases des Forces aériennes stratégiques, équipées de canons Bofors 40 mm ) d’Istres () et de Cazaux (), puis celles de Mérignac (), Orange () et Mont-de-Marsan (). À partir de 1968, seules les et « FAS » lui sont rattachées.

Il est réorganisé en novembre 1970 à 1 BCS, 3 batteries, le CIER, le CPSOA et 2 batteries « FAS » (Orange et Istres). Le CIER et le CPSOA sont dissous en 1972, les 2 batteries FAS le sont en 1974.

En 1976, le régiment est réorganisé à 1 BCS et à 5 batteries, ramenées à 4 batteries en 1977, à 3 batteries en 1980, puis à 2 batteries plus une batterie d’instruction (B11) de 1982 jusqu’en 1984.

La Batterie (Batterie Verte) est le PPEOR (Peloton Préparatoire aux EOR) de l'Artillerie. Le régiment se voit attribuer une nouvelle unité, la Corniche Bournazel de Toulon lorsque son corps d'origine, le RIMa quitte Toulon pour être transféré sur Fréjus. Le RA est désormais implanté sur deux sites : le quartier Vassoigne à Hyères avec la BCS, 4 batteries (PPEOR, CIER, et deux batteries d'instruction) la caserne Grignan de Toulon avec la Corniche Bournazel

Par changement d’appellation, le RA devient, le , le d'artillerie.

Étendard vignette|Dessin du revers du drapeau du , avec les inscriptions officielles. Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie : Grande Guerre 1914-1918 AFN 1952-1962

Personnalités ayant servi au régiment Jules Muracciole (1906-1995), résistant français, Compagnon de la Libération.

Sources et bibliographie Historique de l'artillerie française, H. Kauffert.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des régiments d'artillerie français Grades de l'Armée de terre française

Liens externes

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