Léon Jost, né le . et mort le à Nantes, est un des 48 otages fusillés par l'Armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale, en représailles de l'exécution du Feldkommandant de Nantes, Karl Hotz, le .

Biographie Léon Jost est le fils d'un responsable de la biscuiterie Lefèvre-Utile. Il est élève du Lycée Georges Clemenceau, de la au baccalauréat (section Moderne). Il entre à la biscuiterie dont il devient lui-même un cadre important : en 1940, il est à la fois directeur de la fabrication et chef du personnel.

Il épouse Yvonne Meynieu le , à Nantes. Ils ont un fils, Michel, né à Nantes (5e canton) le , et une fille, Simone, née à Nantes (5e canton), le .

Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il est blessé en 1915 et subit l'amputation de la jambe gauche.

Léon Jost est ensuite responsable aux niveaux local, départemental et national d'associations d'Anciens Combattants, notamment de l'Union nationale des mutilés et réformés.

Après l'armistice de , il entre dans le Comité d'aide aux prisonniers qui intervient pour adoucir le sort des soldats français prisonniers, détenus dans la prison des Rochettes, quartier Richemont à Nantes et dans les camps de Château-Bougon à Bouguenais et de Châteaubriant. Près de de nourriture sont collectées et de nombreux camions citernes alimentent les camps en eau potable.

Mais, sous le couvert de cette activité humanitaire, se cache une filière d'évasion, le réseau Georges-France 31, qui permet à de guerre de gagner la zone libre et l'Angleterre. Le , Léon Jost est arrêté pour ces activités à Nantes, jugé et condamné à une peine de prison. Soutenu par l'avocat Alexandre Fourny (qui est par ailleurs chef régional du réseau Georges-France 31), il est libéré le et à nouveau arrêté le , il fut mis au secret puis condamné le à trois ans de forteresse. Il fut interné successivement à la prison des Rochettes (Nantes) et à la prison Lafayette (Nantes). Son fils Michel était prisonnier de guerre en Allemagne.

Le , le Feldkommandant Karl Hotz est abattu à Nantes par un groupe de résistants. Les Allemands décident que 50 otages seront fusillés immédiatement. Léon Jost est inclus dans la liste des otages, sous le numéro 35 avec la mention : "action en faveur de l'ennemi". Il est fusillé le au champ de tir du Bêle à Nantes avec 15 autres otages, tandis que 27 le sont à Châteaubriant et cinq à ParisDeux otages ont échappé à l'exécution, ce qui porte le nombre des fusillés à 48, bien que le nombre retenu soit celui de 50 : d'où le nom donné au Cours des 50-Otages à Nantes..

Léon Jost est inhumé au cimetière Miséricorde à Nantes le , le même jour que Marcel Hévin, Jean-Pierre Glou, Paul Birien, Frédéric Creusé, fusillés également le , à la Carrière des fusillés de Châteaubriant , ainsi qu'Alexandre Fourny, exécuté au champ de tir du Bêle.

Publication Pendant sa détention en prison, Léon Jost a écrit des souvenirs qui ont été édités. : .

Distinctions .

avec palme avec palme (au titre de la première Guerre mondiale)

avec agrafe "Libération" (à titre posthume)

Hommages La rue des Fraises à Nantes a été renommée rue Léon-Jost en 1946. À Paris, dans le , la rue Roussel a été renommée rue Léon-Jost. Il existe une rue Léon-Jost, également à Bouguenais (Loire-Atlantique).

Voir aussi Articles connexes Alexandre Fourny

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Résistant français Catégorie:Naissance en novembre 1884 Catégorie:Naissance à Nantes Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1939 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille des blessés de guerre Catégorie:Fusillé en représailles après la mort de Karl Hotz Catégorie:Décès en octobre 1941 Catégorie:Décès à Nantes Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière Miséricorde Catégorie:Décès à 56 ans Catégorie:Naissance dans la Loire-Inférieure Catégorie:Décès dans la Loire-Inférieure Catégorie:Résistance à Nantes Catégorie:Élève du lycée Clemenceau de Nantes