Le régiment de tirailleurs sénégalais ( RTS) est un régiment des troupes coloniales françaises. ll opère en Afrique française du Nord de 1923 à 1958.

Création et différentes dénominations 1921 : création du régiment de tirailleurs sénégalais du Maroc () 1926 : renommé régiment de tirailleurs sénégalais 1940 : dissolution 1943 : reconstitution du régiment de tirailleurs sénégalais 1958 : dissolution, devient régiment d'infanterie de marine en Algérie

Chefs de corps

1935 : colonel Augier

Historique des garnisons, combats et batailles du RTS

Entre-deux-guerres vignette|Le drapeau du régiment et sa garde le , lors de l'inauguration d'un monument à Pol Lapeyre.

Création du régiment Le régiment est créé le sous le nom de régiment de tirailleurs sénégalais du Maroc, à partir du mixte d'infanterie coloniale du Maroc, renforcé par les , et de tirailleurs sénégalais.

Guerre du Rif Le régiment participe à la guerre du Rif. À partir de l'automne 1924, le régiment (, et ) est dispersé à la frontière d'Ouezzane à Kiffane (nord de Taza), face à la république du Rif. Il est en première ligne lors de la bataille de l'Ouergha, lorsque les Rifains décident de poursuivre la guerre sur le territoire du protectorat français.

Le sous-lieutenant Pol Lapeyre avec une section de 40 hommes occupant le fortin de Beni-Derkoul fut assiégé à partir du par et après soixante et un jours de siège, à bout de résistance et ne pouvant être secouru, Lapeyre, le , .

Quelques jours plus tôt, le , le sergent Bernez-Cambot, chef du poste de Bibane, succombe à ses blessures après avoir soutenu 22 jours de siège.

Après 1926 Ne comptant plus qu'un bataillon depuis 1934, le RTS part pour Sfax en Tunisie en 1935. Le bataillon du RTS devient le bataillon du . Le régiment participe à la construction de la ligne Mareth.

Seconde Guerre mondiale En 1940 il tient la ligne Mareth en Tunisie. Il est dissous sur le sol tunisien en novembre 1940, en application des conditions de l'armistice du 22 juin 1940.

Le est recréé en décembre 1942 au Sénégal (d'autres sources indiquent le ou le ). Il rejoint le Maroc le .

De 1945 à nos jours Pendant la guerre d'Algérie, le régiment est stationné au Maroc jusqu'en 1957. Après cette date, il quitte le Maroc pour l'Algérie et combat sur le barrage ouest (frontière algéro-marocaine). Le régiment est renommé d'infanterie de marine le .

Insigne Le régiment a eu deux modèles d'insigne.

Le premier, réalisé vers 1935, porte une étoile à six branches faisant référence à l'ordre du Mérite militaire chérifien dont le régiment est décoré. Les inscriptions Pol Lapeyre et Bernez-Cambot font références à deux cadres du régiment qui se sont sacrifiés lors de la guerre du Rif, respectivement à Beni-Derkoul et Bibane.

En 1939, le régiment adopte un nouvel insigne. Ovale, il est chargé d'une ancre sur laquelle broche une tête de panthère. La panthère est entourée par les inscriptions Beni-Derkoul et Bibane. En pointe, une patte de collet avec le sigle 5 RTS. Ce modèle d'insigne est homologué H.314 en 1947.

Personnalités ayant servi au régiment

Jacques Massu, Compagnon de la Libération, au RTS dans les années 1930 Henri Muller (1900-1944), résistant français, Compagnon de la Libération. Boubacar Traoré, à partir de 1932

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

. .

Articles connexes Liste des unités de tirailleurs sénégalais Liste des unités des troupes de marine françaises

Catégorie:Tirailleurs sénégalais Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1958 Catégorie:Mérite militaire chérifien Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1921