L’AVREF, ou Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles, est une association dont l'objectif est selon ses statuts de

En pratique, l'AVREF s'est plus particulièrement spécialisée dans la lutte contre les dérives sectaires et les abus sexuels au sein de l'Église catholique.

L'AVREF compte aux côtés de l'Unadfi et du CCMM parmi les trois principales associations œuvrant en faveur les victimes de dérives sectaires.

Historique En , des parents de membres de communautés catholiques, en particulier les sœurs mariales d'Israël et la Communauté Saint-Jean, se regroupent, partageant la même inquiétude sur le sort de leurs enfants exposés à des dérives sectaires. Ils se constituent dans l'« Association vie religieuse et familles », dont l'acronyme est l'AVREF.., avec pour objet : d'établir les liens d'entraide entre les familles ; de conseiller et soutenir les familles qui s'adressent à elles ; d'informer les autorités ecclésiales des problèmes qui pourraient exister dans les relations entre des communautés et des familles ; de chercher à améliorer ces relations, chaque fois que cela est nécessaire, par un travail de réflexion mené avec les autorités, les responsables de communautés et toute personne susceptible de contribuer à cette amélioration. Les premiers débuts sont décevants. Les évêques contactés par l'association ne donnent pas suite à ses demandes ou même s'abstiennent de répondre. Plusieurs courriers sont envoyés à partir de à Raymond Séguy, évêque d'Autun dont dépend canoniquement la Communauté Saint-Jean. Ce dernier répond avec impatience aux fondateurs de l'AVREF :

En , l'association envoie une lettre à l'ensemble des évêques de France sur les abus de pouvoir de certains fondateurs qui reste sans effet. La parution en dans La Vie de l'enquête de Laurent Grzybowski, assisté de Jean Mercier et de Bernadette Sauvaget « Des gourous dans les couvents » connaît un grand retentissement en attirant l'attention du public sur les dérives sectaires de cinq communautés religieuses catholiques. L'article d'une dizaine de pages est largement basé sur la documentation de l'AVREF, de même que celui de Xavier Ternisien dans Le Monde.

Sous la pression de ces articles de presse et des débats autour du projet de Loi tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires, la Conférence des évêques de France met en place en le Service Accueil Médiation (SAM) destiné à une action de conciliation entre les parents et anciens membres et les communautés mises en cause. Malgré les dossiers que lui transmet l'AVREF, notamment sur la Communauté Saint-Jean, l'association est tenue à l'écart par l'épiscopat qui ne souhaite pas traiter d'égal à égal avec les associations, comme l'UNADFI et l'AVREF et s'oppose à leur participation comme membres du SAM. Cependant les plaintes recueillies et transmises par l'AVREF aboutissent en à la nomination par la Congrégation pour les religieux d'un assistant pour la Communauté Saint-Jean. Le retrait en 2005 par le cardinal Philippe Barbarin de la reconnaissance canonique accordée aux sœurs mariales d'Israël doit également beaucoup à la mobilisation constante de l'AVREF. L'AVREF rencontre en revanche des difficultés à faire entendre sa voix dans l'opinion, faute de relais médiatiques.

De 1998 à 2013, l'AVREF reçoit près de deux mille signalements. Lorsque les témoignages lui semblent concordants et probants, l’association informe la Miviludes et les autorités ecclésialesL'Avref sur le site de l'Unadfi, source : Le Pèlerin, janvier-février 2013..

En 2013, l'AVREF fait évoluer son intitulé et devient « Aide aux victimes de dérives dans les mouvements religieux en Europe et à leurs familles ». En même temps, elle élargit ses objectifs statutaires : « alerte des autorités administratives, étatiques et ecclésiales et, le cas échéant, les médias, au sujet d'abus de faiblesse et/ou d'atteintes à la dignité de la personne humaine ou à ses droits fondamentaux » et « coordination active avec les associations et mouvements poursuivant des objectifs similaires, en France et à l'international ».

L'AVREF entretient des liens avec d'autres associations et institutions s'occupant de dérives sectaires.. Ses activités concernent les abus touchant le monde catholique., et aussi sa périphérie avec la publication en 2016 d’un dossier sur les abus sexuels dans la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X..

Dirigeants L'AVREF créée en 1998 est dirigée dans un premier temps par Daniel et Françoise Poujade, dont la fille était victime à l'époque d'abus au sein de la communauté Saint-Jean.

D' à , Laurence Poujade, fille du couple fondateur, leur succède..

De à , l'AVREF est dirigée par Aymeri Suarez-Pazos, ancien membre de l'Opus Dei., qui était jusqu'alors vice-président de l'association. Il fait partie, avec l'universitaire Yves Hamant, des trois initiateurs de « l'Appel de Lourdes ».. en contre les dérives sectaires dans l'Église catholique... Jean-Luc Dexemple lui succède en .

Le , le bureau de l'association élit comme président Séamus Browne.

Activités

Recueil de témoignages L'association a recueilli, depuis sa création, de très nombreux témoignages auprès de personnes se disant victimes des agissements de certaines communautés religieuses catholiques, ces personnes étant soit des membres de ces communautés, soit des parents de membres.

Publication de dossiers et de livres noirs L'association a notamment publié un recueil de témoignages sur la Famille monastique de Bethléem et un dossier sur les Travailleuses missionnaires. qui a été cité lors de la mise en examen de cette communauté en .... Elle a également publié deux livres noirs sur la Communauté Saint-Jean et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X..

Alerte des autorités religieuses catholiques L'association se veut lanceuse d'alerte auprès des autorités ecclésiastiques tout comme des autorités administratives.

Organisation de journées annuelles d'études Depuis sa création, l'AVREF organise régulièrement des journées annuelles d'études et d'échanges sur les problèmes des dérives sectaires.. Elle déclare faire un constat sombre de la situation d'anciens adeptes de communautés catholiques pour diverses raisons : santé abîmée ; troubles psychiques, tentations suicidaires, emprises tenaces ; absence de moyens de subsistance. Publications

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Abus sexuels sur les femmes dans l'Église catholique Dérives sectaires dans l’Église catholique en France

Catégorie:Association ou organisme de lutte contre les mouvements sectaires en France Catégorie:Association ou organisme lié à la défense des droits et des libertés en France Catégorie:Association française fondée en 1998 Catégorie:Association ou organisme ayant son siège à Toulouse