Isidore-René Champeau dit Georges Champeaux, né le à Blanzy et mort le dans le 14e arrondissement de Paris - Note. Mentions marginales de son mariage et de son décès., est un écrivain, militant politique et journaliste français d'origine lyonnaise.

Originaire de Vaise, faubourg de Lyon - Note. Sur le recensement de 1896, Georges Champeaux, 4 ans, demeure avec ses parents Marius Champeaux et Angélique Bard sur la rue Jouffroy dans le quartier de Vaise à Lyon., journaliste au Cri de Lyon, membre de la Fédération du Parti Communiste du Rhône, et de Clarté, Georges Champeaux était également rédacteur en chef de TravailStéphane Dubois, La Presse du PCF dans le Rhône, sur Encyclopédie marxiste.com. Il est remplacé par Georges Faivre en 1923.

Par la suite son parcours prend un virage à l'extrême droite alors qu'il collabore à Gringoire, où il est le titulaire de plusieurs rubriques, notamment celle de la critique cinématographique, et au quotidien du PPF Le Cri du peuple. Sous l'Occupation, il se fait l'apologiste de la collaboration, en collaborant à des journaux comme La Gerbe (en 1941) ou Je suis partout (en 1944), et en publiant des ouvrages tel La Croisade des démocraties (1941-43), préfacé par Dominique Sordet, une volumineuse étude qui entend faire porter la responsabilité de la guerre sur les démocraties et le « parti belliciste ». Il figure pour ce motif sur la liste noire établie en 1944 par le Comité national des écrivains.

Dans son Journal littéraire en , Paul Léautaud évoque la parution dans Je suis partout du Journal d'un fuyard de Georges Champeaux ; il prie Alain Laubreaux de transmettre à l'auteur ses « plus grands compliments pour le plaisir et l'intérêt [qu'il a] eu à le lire ». Il apprécie qu'il y ait « encore des gens qui écrivent de cette façon, qui ont le goût d'écrire de cette façon, simple, naturelle, directe, vivante, franche, sans rien de tant de phraseurs qui se croient merveilleux ». Champeaux remerciera Léautaud par une lettre « charmante et amusante » (). Paul Léautaud évoque aussi l'article de Georges Champeaux relatant l'assassinat de Philippe Henriot (Paul Léautaud, Journal littéraire, -, Mercure de France, T. XVI, 1964 ; v. l'index).

Le il se marie avec Alphonsine Anna Gay à Paris - Note. Sur l'acte de mariage il est noté que Isidore-René Champeau est journaliste..

Publications Le Roman d'un vieux Groléen, éditions de Guignol, 1919 La Prima Donna, roman, Paris, Albin Michel, 1923. Charlotte ou l'Adieu à Werther, Paris, Les Éditions de France, 1941. La Croisade des démocraties 1. Formation de la coterie de la guerre, Paris, Publications du Centre d'études de l'Agence de presse Inter-France, 1941. La Croisade des démocraties 2. De l'affaire tchèque au revirement de la Cité, Paris, Éditions du Centre d'études de l'Agence de presse Inter-France, 1943. La grande messe des morts de Hector Berlioz, avec des gravures sur bois de Daragnès, Paris, Colombia, Pathé-Marconi, 1944

Sources Pierre-Marie Dioudonnat, Les 700 rédacteurs de "Je suis partout": 1930-1944, Sedopols, 1993, Philippe d'Hugues, Les écrans de la guerre: le cinéma français de 1940 à 1944, Ed. de Falois, 2005 Gabriel Chevallier, "Carrefours des hasards", PUF, 1956 (témoignage)

Notes et références

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