Joyeuse (occitan ) est une commune française, située dans le département de l’Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes. Son nom est rattaché à celui de la maison de Joyeuse détentrice des terres depuis le . À partir de 1581, elle fut érigée en duché par . Le titre fut transmis de façon discontinue jusqu'au milieu du . Les ducs de Joyeuse étaient essentiellement des courtisans et il n'existe que peu de traces de leur séjour dans leur château vivarois.
Ses habitants sont appelés les Joyeusains..
Géographie Situation et description Située dans la vallée de la Beaume, à au sud d’Aubenas et à au nord d’Alès, Joyeuse depuis 1800 fut le chef-lieu de l’un des cantons de l'arrondissement de Largentière.
En 2014, elle cesse d'être chef-lieu et est rattachée au canton des Vans.Voir sur legifrance.gouv.fr.Voir sur legifrance.gouv.fr..
Communes limitrophes
Carte de découpage administratif de l'Ardèche.. Les anciens cadastres désignent le Nord comme « de Bise » et le Midi comme « du Marin ».
Géologie et relief thumb|left|Joyeuse - vue du Coulet. vignette|Vue générale. thumb|Carte de la commune.
Joyeuse se trouve être une zone de transition entre, au sud le plateau jurassique des Grads. qui s’étend d’Aubenas aux Vans (bois de Païolive) et Berrias (le Berrassien.. est un étage du crétacé inférieur) - et ses calcaires et au nord les granite, gneiss, schistes et micaschistes des Cévennes ardéchoises, entre les deux le lit du torrent de la Beaume et sa plaine alluvionnaire..
La ville est construite sur une butte de tuffeau de la période du Lias (ou Trias supérieur)Carte géologique de la France au 1/50000, Largentière XXVIII -38.. La place de la Grand-Font est une zone alluvionnaire ancienne.
La végétation reflète ces caractéristiques ; typiquement méditerranéenne sur le plateau, cultures, vigne, arbres fruitiers dans la plaine et sur les faysses . ou accols des pentes alentour, châtaigneraie, arbres à feuilles caduques, puis feuillages permanents à partir de Planzolles (environ d’altitude).
Joyeuse est située au bord d’une faille géologique dite « faille d’Uzer »http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=4318117 .. Le risque sismique. y est faible à modéré.
Hydrographie Au nord de Joyeuse, la Beaume coule d'ouest en est. Avant d'arriver à Joyeuse, elle reçoit la Drobie sur sa rive droite aux Deux Aygues, puis sur sa rive droite, l'Alune qui descend de Ribes, puis le ruisseau de l'Escouls, l'Auzon et enfin le Bourdary. Tous ces ruisseaux ont un régime torrentiel de type cévenol et peuvent connaître des épisodes de crue qui leur sont propres en fonction des zones de précipitations.. Les grandes crues en aval de Joyeuse résultent d'un débordement simultané de tous ces affluents. Sur les deux rives de la Beaume et le long de l'Auzon, au et dans la première moitié du un réseau de canaux permettait l'irrigation des exploitations agricoles. Sur la rive de Joyeuse, ce réseau alimentait également l'usine électrique et le lavoir de la Grand Font. Côté Rosières, toute la plaine de Ribeyre-Bouchet jusqu'en aval du vieux pont. Des vestiges existent encore de nos jours. Dans le cône de déjection, de nombreuses constructions très anciennes ont résisté à de multiples crues comme la maison du Coussac où le pigeonnier de Rosières. vignette|Ancien pigeonnier actuellement sur la commune de Rosières.|alt= Le long du cours de l'Auzon, jusqu'au-delà de Lablachère, de nombreux jardins clos subsistent. De même, le ruisseau de Bourdary qui va être rejoint par celui de Seysette, passent au sud de Joyeuse entre le plateau des Grads et la ville. Ils sont de nos jours partiellement canalisés. Au lieu-dit Le Petit Rocher, la baignade est depuis longtemps proposée à tous.
Lieux-dits, hameaux et écarts vignette|Ferme Gourdon au Coulet. Promenade : le long de la Beaume à partir du pont vers les Sauts puis à droite, le hameau de Paveyrol, poursuivre la route vers Garel, monter les Grads de Perret vers les Rochers de la « Main de Madame » (limite de Saint-Alban).. Retour vers le plateau, passage au hameau de Gleyze, aux Roussels, chez Gourdon. Au Coulet, prendre le chemin à gauche jusqu’au lieu-dit Bouchard surplombant la plaine du Freyssinnet. Laissant sur la gauche, la ferme Porrachia et la basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours, rejoindre Joyeuse, en passant sur la commune de Lablachère à Drôme-la-Romaine, vers Berriasson en prenant sur la droite, rejoindre Jamelle qui surplombe Joyeuse. En sortant de Joyeuse par le chemin du Mas, passer le cimetière pour se diriger vers le Paty, Paveyrol, les Chambons. À l’est, en prenant le pont d’Auzon, en montant la côte des Escouls, arrivée à Salymes d’où il est possible de rejoindre Vinchannes, redescendre vers Beauregard et soit reprendre la route de Joyeuse par les Fumades, soit passer par la baignade du Petit Rocher puis par la place de la Grand Font. Principaux quartiers de Joyeuse : Jamelle, Plan-Bernard, la Recluse, Soulèges, le Prat de la Veuve, la Grand-Font, le Pré du Château, le Pouget, le Freyssinet, la Bourgade et le Barry.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lablachère à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports Voies routières vignette|L'ancien pont. vignette|Le pont au début du . vignette|Le pont vers 1930. Selon Pierre-Yves Laffont., Joyeuse se trouvait traversée par une voie romaine secondaire joignant Pont Saint-Esprit, Barjac, Joyeuse puis Aubenas d’une part, Luc d’autre part.
Des sentiers muletiers traversaient la région pour fournir à la montagne le vin produit dans la plaine et redescendant lentilles orge, seigle… Des courtiers assermentés assuraient les transactionsÉdit de la duchesse de Joyeuse en date du 29 septembre 1678- in Mazon, op. cité..
Joyeuse était traversée par la route nationale 104. déclassée en 1972 pour devenir la route départementale 104.
Les travaux de Franck Brechon. sur les routes médiévales du Vivarais font allusion aux routes entre Joyeuse et Peyre, entre Joyeuse et Luchttps://anglaisupvd.academia.edu/FranckBrechon.
Le vieux pont semble être très ancien, antérieur à 1300 ?. Les textes montrent les traces de conflits juridiques entre les communes de Joyeuse et de Lablachère, cette dernière contestant le montant de sa participation aux travaux d’entretien. Des modifications ont dû intervenir en 1660 et 1769 (dates mentionnées sur d’anciennes arches), peut-être à l’occasion de grands travaux routiers. Au début du , il fut doublé en amont par une structure en béton supportant la voie du tramway qui connut une existence éphémère.
Bombardé par les Alliés en pour isoler l’armée allemande pendant la remontée des troupes de de Lattre de Tassigny dans la vallée du Rhône, peut-être à l'occasion de la bataille de Montélimar, il fut remplacè provisoirement par une structure métallique qui devint vite inadaptée à la circulation et fut remplacé vers 1955 par le pont moderne qui existe encore aujourd'hui. Celui-ci failli être emporté par les crues de septembre 1958, l'une des piles n'ayant pas été suffisamment arrimée au rocher.
Une déviation routière fut mise en place en 1995, évitant la traversée de Joyeuse et de Lablachère au gros du trafic routier. Les ponts d'Auzon et de Bourdary datent des environs de 1769.
Ancienne ligne de tramway Le tramway des Chemins de fer départementaux (ligne , d’Uzer aux Vans) fut ouvert le , suspendu le , rouvert le , puis fermé définitivement le en raison de son déficit chronique...
Transport routier La liaison entre Le Pouzin, Alès ou Les Vans fut assurée d'abord par un service de diligences et ensuite par autocar, la gestion passant de la famille Chamontin à la famille Allauzen puis sous forme de société : la SOTRA, rachetée en 1994 par les autocars Ginhouxhttp://www.ginhoux-autocars.com/FR/HISTORIQUE.awp ..
Urbanisme Typologie Au , Joyeuse est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aubenas, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. La commune est en outre hors attraction des villes...
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (71,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (38,4 %), forêts (24,3 %), zones agricoles hétérogènes (18,4 %), zones urbanisées (14,6 %), cultures permanentes (4,2 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques naturels Risques sismiques
Selon son PLU., l'ensemble du territoire de la commune de Joyeuse est situé en zone de sismicité (sur une échelle de 5), comme la plupart des communes situées sur le plateau et la montagne ardéchoise, mais en bordure occidentale de la zone .. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 2Sismicité faible accélération = 1,1 m/s
Autres risques La rivière la Baume et ses affluents peuvent présenter des épisodes de crues torrentielles.
Toponymie La commune est mentionnée comme Gaudeosa, Gaudisso, voire Jovis acqua dans d'anciens actes.