La famille du Pont-l'Abbé est une famille noble bretonne.

Au , les premiers seigneurs du Pont établissent une motte castrale à la tête du pont traversant la rivière de Pont-l'Abbé, sur les terres de l'abbaye de Loctudy, abandonnées depuis le passage des Normands au .

Leur blason était d'or au lion de gueules accompagné de la devise « Heb Chang » (« sans rémission »).

Origines Le premier seigneur dont l'histoire fait mention est Juhel du Pont-l'Abbé, fait prisonnier par le roi d'Angleterre au siège de Dol. Il n'est délivré qu'en 1174 après avoir donné caution pour sa rançon à l'occasion du traité fait par et ses enfants.

Généalogie

, seigneur du Pont-l'Abbé, marié à Marguerite, héritière de Saint-Tudy, dont : , seigneur du Pont-l'Abbé, († après 1214), qui participe, avec son frère aîné, le à la bataille de Bouvines, († après 1233), seigneur du Pont-l'Abbé, il participa en 1203 à une ambassade des États de Bretagne vers le roi de France afin de protester contre l'assassinat du duc par son oncle, Jean sans Terre, se ligua en 1219 avec les seigneurs de Basse-Bretagne contre les décisions du duc Pierre Mauclerc, confirma en 1223 les renonciations faites par lui-même et sa mère au profit de l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys et du chapitre de Cornouaille concernant la paroisse de Loctudy, figura à la fondation de Saint-Aubin-du-Cormier (1225), fut en conflit avec l'évêque Rainaud, placé par Mauclerc à Quimper (1227) et fut un des principaux fondateurs du couvent des Cordeliers de Quimper en 1233 où les barons du Pont prirent l'habitude de se faire inhumer. marié à une dame portant les armoiries suivantes : d'or à la croix de sable, qui sont peut-être les armes de Guéméné-Guégant, dont : , seigneur du Pont-l'Abbé, , seigneur du Pont-l'Abbé, enfant : , seigneur du Pont-l'Abbé,

En 1294, d'après le livre des Ostz (baillie de Cornouaille), le seigneur du Pont-l'Abbé doit deux chevaliers pour sa terre de Pont-l'Abbé et un chevalier pour celle de Gallot (Goarlot en Kernével). (né vers 1240), seigneur du Pont-l'Abbé et de Goarlot (paroisse de Kernével, aujourd'hui fusionnée à Rosporden), marié à Plezou, fille de Pierre III († après 1252), seigneur de Rostrenen, dont : , seigneur du Pont-L'Abbé, Robert († 1309), évêque de Saint-Malo, Mabile (née vers 1265), mariée en 1294 à Yvon ou Eon de Rosmadec († après 1294), seigneur de Rosmadec, présent dans l'ost rassemblée en 1294 à Ploërmel par le duc , dont : (vers 1294 † après 1330), chevalier, seigneur de Rosmadecqualifié de dominus et miles dans un titre en latin passé par la cour de Saint Renan en 1330 :B.Yeurc'h, VULSON de La COLOMBIERE, 1644., († avant 1328), seigneur du Pont-l'Abbé et de Goarlot, marié à Jeanne de Malestroit, dont : , seigneur du Pont-l'Abbé, Catherine, dame héritière de Goarlot, qu'elle apporta à son mari, mariée en 1320 à († après le ), chevalier, seigneur de Goarlot, chambellan du duc de Bretagne, Anne, mariée en 1320 à Pierre V (vers 1270 † - Bataille de La Roche-Derrien), seigneur de Rostrenen, († - Bataille d'Auray), seigneur du Pont-l'Abbé, mariéTémoins : Guillaume et Maurice de Penhoët, contrat de mariage du , dom Morice, 1742-6, Preuves, t. I, col. 1281-1282 le à Mahaut de Léon, dont : († lors de la Bataille d'AurayPol POTIER de COURCY, Nobiliaire et armorial de Bretagne, 2000, , éd.), , seigneur du Pont-l'Abbé, un fils, tige de la branche de Botmeur, un fils, tige de la branche de Kernisan, Catherine, mariée avant 1334 à Hervé († après le ), seigneur de Trévaloët, capitaine de Pont-l'Abbé, seigneur de Trévaloët †1383/ Thibault, Jeanne († après le ), dame héritière de Lessac (probablement sa dot), mariée à († ), chevalier, seigneur de Névet, Marguerite, mariée à Hervé de Saint-Goueznou, seigneur de Breignou en Plouvien (vers 1320 † après août 1383), seigneur du Pont-l'AbbéEn 1365, Guy du Fou, de Pont-l'Abbé, Jehan du Juch, Riou de Rosmadec et Pierre Foucauld, sous la présidence de l'évêque de Quimper, Geffroy, approuvèrent les impositions ordonnées par le duc sur la Cornouaille (du CREST de VILLENEUVE, 1897) ; il fit construire la chapelle du château, consacrée à saint Tudy ; marié à Péronelle († ), fille de (vers 1292 † 1347), seigneur de Rochefort d'Assérac et de Châteauneuf-en-Saint-Malo, dont : , seigneur du Pont-l'Abbé, Henry, clerc, , seigneur du Pont-l'Abbé, enfant : , seigneur du Pont-l'Abbé, († 1414), seigneur du Pont-L'Abbé, chevalier, fondateur des Carmes de Pont-l'Abbé en 1383, marié à Jeanne de Châteaugiron-Malestroit, dont : , seigneur du Pont-L'Abbé, Marie, dame de Gournoise en Guiscriff († 1421) mariée à (1364 - Trémazan † 1404 - Bataille de Yarmouth, Jersey), seigneur du Chastel, chambellan du duc d'Orléans, chambellan du roi , fut l'un des seigneur de Barbasan contre en 1402 lors de l'affaire de Montendre ou combat des Sept, gagna un combat naval contre les Anglais en 1403, pilla Jersey où, étant retourné une seconde fois en 1404, il y fut tué, sans postérité, mariée avant 1414 à († 1424), chevalier banneret, seigneur de Lesnen, Miniac et Marcey. mariée au sieur Toutenoutre, dont : Jean de Mauny, chevalier, seigneur de Lesnen, Miniac et Marcey (+ 1473) marié vers 1440 à Jeanne Ruffier (sans postérité) Marguerite de Mauny, dame de Lesnen, Miniac, Marcey et Gournoise (+ 1494) mariée vers 1440 à Alain du Chastellier, vicomte de Pommerit (+ 1464) Marguerite Toutenoutre († après 1480) Marie Toutenoutre († après 1480) († Tué le lors du Siège de Saint-James de Beuvron), seigneur du Pont-L'Abbé, marié le à Marie de Rosmadec († 1457), dame de Kerlizian, dont , seigneur du Pont-l'Abbé, Jeanne († vers 1457), dame de Kerlizian et de Keruras, mariée en août 1433 à Yvon Foucault, chevalier, seigneur de Lescoulouarn et de Kerlozan, (1422 † le ), seigneur du Pont-l'Abbé et de Rostrenen (du chef de sa femme), qui assistera au couronnement du duc , marié en 1440 à Marguerite, héritière de Rostrenen, de Coëtfao, du Ponthou et de Keroberan, dont : , baron de Rostrenen, Charles, seigneur de Coetanfao, marié à Jeanne, dame de Plusquellec, dont : Marguerite, dame de Plusquellec, de Callac, de Trogoff et de Coetanfao, mariée en 1497 à Henri de Rohan, seigneur de Landal, mariée à François de Tournemine, baron de la Hunaudaye, Jeanne, mariée en 1475 à François Anger († 1487), seigneur du Plessis-Anger, dont : Marie Angier († le ), mariée vers 1496 à († 1529), seigneur des Brieux, dont : François (mars 1497 - Le Plessis-Anger † - Le Temple-de-Bretagne), de Maure, seigneur de Bonaban, marié en 1514 à Hélène de Rohan († 1541), dame de Landal et de Lorgeril, dont : Claude (1517 † 1563), comte de Maure, seigneur de Landal, marié le à Françoise Hélie de Pompadour, dont : Charles de Maure (février 1555 - Tours † Tué le à Angoulême, en duel par Louis de Stuer de Caussade, comte de Saint-Mégrin), comte de Maure, seigneur du Plessis-Anger, marié en 1573 à Diane d'Escars († à Varaignes), princesse de Carency. Veuve elle épousera celui qui avait tué son mari en duel, Jeanne, mariée en 1538 à (né vers 1520), baron du Pont, et de Rostrenen, vicomte du Faou et de Coëtmeur, Françoise ( - Maure † 1555), dame de Bonaban, mariée en 1547 à Jean du Guiny, seigneur de La Garoulaye, mariée à Jean VII († ), seigneur de Maure et de Bonaban, chambellan du duc de Bretagne,

Par lettres patentes données à Amboise en décembre 1493, le sire du Pont et de Rostrenen est nommé baron par le Roi. Pierre du Pont-L'Abbé, dit « de Rostrenen »Lors de la réfection du chœur de l'église Notre-Dame du Roncier de Rostrenen, le , les ouvriers découvrirent dans un enfeu de la Seigneurie, une bière en plomb et, un corps tout entier ayant ses cheveux, sa barbe et même ses ongles, enterré depuis 1488. Il s'agissait du corps de , baron de Rostrenen, fondateur de la collégiale. (après 1443 † lors de la Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier), baron du Pont-L'Abbé de Rostrenen et du Ponthou, il demande en 1483 l'érection de l'église seigneuriale en collégiale, ce que lui accorde, par Bulle pontificale du , le pape ; bénéficiaire comme d'autres seigneurs bretons des largesses du roi de France , il participa à la conjuration nobiliaire qui tenta d'assassiner Pierre LandaisSa politique de renforcement du pouvoir ducal se fait au détriment des grands seigneurs bretons, ce qui les incite à la conspiration, le trésorier du duché de Bretagne, et fit partie des seigneurs bretons signataires le du traité de Montargis par lequel le roi de France hériterait du duché de Bretagne, si le duc venait à mourir sans héritier mâle légitime, et en du traité de Châteaubriant par lequel des barons de Bretagne faisaient appel au roi de France pour régler une querelle interne aux Bretons ; pendant la campagne de 1487 de la guerre de Bretagne, un des épisodes de la guerre folle, le , en compagnie de Pierre de Rohan-Gié, son beau-frère, commandant des troupes du "parti français", il prend la forteresse de Moncontour ; il meurt, ainsi que son frère Vincent du Pont, lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier ; marié à Hélène († 1507), fille de , prince de Guéméné, dont : Louise, mariée le à Tanneguy V du Chastelhttp://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/du_Chastel.pdf († 1521), seigneur du Chastel, du Poulmic, de Lescoët, de Leslem et de Kersalio, dont : Jean († 1498), Gilette, dite Gilette du Chastel, héritière du Pont-L'Abbé et de Rostrenen, Jeanne, mariée à Jean II, baron de Coëtmen, vicomte de Tonquédec, , baron de Rostrenen, en 12/1492, Hélène de Rohan demanda au roi le titre de baron de Pont et de Rostrenen pour son fils Jean et pour sa descendance. accorda la demande et dit que la nouvelle baronnie prendrait rang après celle de Quintin" B.Yeurc'h († mai 1508), baron du Pont-l'Abbé et de Rostrenen, marié en 1500 avec Catherine, fille de († 1502), comte de Penthièvre, dont : Louise, baronne du Pont-l'Abbé, Louise († 1526), héritière du Pont-l'Abbé et de Rostrenen, mariée à Pierre de Foix (un des fils de ), baron de Langon, prince de Foix, baron du Pont-l'Abbé du chef de sa femme, mort sans enfant.

À la mort de la dernière baronne, la baronnie tombée en quenouille, revient à Gilette du Chastel, la fille de Tanguy V du Chastel, cousine de Louise du Pont-l'Abbé ; Gilette du Chastel se marie le avec , vicomte du Faou, et la famille du Pont-l'Abbé disparaît, les barons du Pont étant désormais les héritiers successifs de la famille du Quélennec, le dernier étant , dit Soubise, huguenot, victime du massacre de la Saint-Barthélemy le .

Titres Barons du Pont-L'Abbé, Barons de Rostrenen, Seigneurs du Ponthou, Seigneurs de Goarlot,

Blason

Image Armes de la Famille du Pont-l'Abbé 100 px Famille du Pont-l'Abbé D’or au lion de gueules, armé et lampassé d'azur.

Devise (« sans rémission »)

Membres illustres de la famille Les ecclésiastiques Robert du Pont-L'Abbé († 1309), évêque de Saint-Malo,

Les militaires

Les politiques

Châteaux, seigneuries, terres Châteaux Château de Pont-l'Abbé, Château de Rostrenen,

Terres La seigneurie de Pont-l'Abbé s'étendait entre la baie d'Audierne à l'ouest et la rivière de Pont-l'Abbé à l'est.

Elle comprenait quatorze paroisses.

Son seigneur détenait les châteaux de Pont-l'Abbé, de Coatmeur, en Plonéour-Cap-Caval, et de Kerobéran, en Tréméoc et fut teneur des fiefs : de Lessac, en qualité de châtelain ; de Goarlot, en qualité de vicomte, par mariage, dès le ; de Plusquellec, en qualité de seigneur de Callac, en qualité de seigneur, de Trogoff (paroisse de Plouégat-Moysan), en qualité de châtelain, du Pontblanc (paroisse de Plouaret)en qualité de seigneur, du Vaugaillard (paroisse de Merléac) en qualité de seigneur, par mariage, au , de Jeanne de Plusquellec et de Charles du Pont ; de Rostrenen en qualité de baron, de Coëtfao, paroisse de Pluguffan en qualité de seigneur, par mariage, en 1440, de Marguerite de Rostrenen et de ,

Le suzerain de ce seigneur était : le pagus du Cap-Caval ; puis le comte de Cornouaille ;