Ionisation est une des œuvres musicales les plus célèbres d'Edgard Varèse, écrite de 1929 à 1931 pour treize percussionnistes et trente-sept instruments (dont deux sirènes et un piano utilisé comme un instrument de percussion).

Selon le dédicataire Nicolas Slonimsky, l'œuvre vise à démontrer la variété et la richesse extraordinaire de rythmes et de timbres qu'un tel ensemble peut produire. La création eut lieu au Carnegie Hall de New York, le sous la direction de Slonimsky.

Historique Il s'agit d'une des premières œuvres de musique occidentale conçue entièrement pour percussionsLyndon-Gee C, Notice de l'enregistrement de l'œuvre avec l'orchestre radio-symphonique national polonais, Naxos, jouant ainsi sur la polyphonie rythmique et non sur la mélodie. Dans l'histoire de la musique occidentale, il s'agit de la sixième œuvre ne nécessitant que des percussions après les et du Dit des jeux du monde d'Arthur Honegger (1918), Schädlertanz (ou Danse du crâne) du ballet Ogelala d'Erwin Schulhoff (1925), le de la Symphonie n° 1 d'Alexandre Tcherepnine (1927), l'interlude entre le deuxième et le troisième tableau du Nez de Dmitri Chostakovitch (1928) et Ritmica V d'Amadeo Roldán (1929).

La durée d'exécution est d'environ six minutes. La partition publiée est composée de 21 pages.

Instrumentation <center> {| bgcolor="#f7f8ff" cellpadding="4" cellspacing="0" border="2" style="text-align:center; font-size: 95%; border: #cccccc solid 1px; border-collapse: collapse;" |- | bgcolor="#D9FFB2"|'Instrumentation de Ionisation (par exécutant) |- | 1) Grande cymbale chinoise, grosse caisse très grave, cencerro (avec sourdine), Tam-tam clair, |- | 2) gong, Tam-tam clair, Tam-tam grave, cencerro (avec sourdine), |- | 3) 2 bongos (clair et grave), caisse roulante, 2 grosses caisses à plat (moyenne et grave), |- | 4) tambour militaire, caisse roulante, |- | 5) Sirène claire, Tambour à corde (Lion's Roar), |- | 6) Sirène grave, fouet, güiro, |- | 7) 3 blocs chinois (clair, moyen et grave), claves, triangle, |- | 8) Caisse claire sans timbre, 2 maracas (clair et grave), |- | 9) Tarole, Caisse claire, cymbale suspendue, |- | 10) cymbales, grelots, cloches tubulaires, |- | 11) güiro, castagnettes, glockenspiel à clavier (avec résonateurs), |- | 12) tambour de basque, 2 enclumes (avec résonateurs), grand tam-tam, |- | 13) fouet, triangle, grelots, piano |}</center>

Transcriptions Au moins 2 versions pour 6 percussionnistes en ont été proposées. La première par Georges Van Gucht pour Les Percussions de Strasbourg, du vivant de Varèse qui a donné son accord et la deuxième, en 2002 par Georges Bœuf pour Symblêma'' dont le directeur (Frédéric Daumas) a écrit le :

Utilisation artistique En 1982, le morceau est utilisé pour accentuer la tension dans le film documentaire "La vie aux bouts des doigts" de Jean-Paul Janssen mettant en scène Patrick Edlinger grimpant en solo intégral.

En 2006, le chorégraphe français Xavier Le Roy utilise cette pièce pour sa création du même nom, associée au mouvement de la non-danse.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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