thumb|La porte d'Orcus dans les jardins de Bomarzo, Italie, . Dans la mythologie romaine, Orcus était probablement une sorte de divinité ou démon des EnfersJeanne Wathelet-Willem, « La fée Morgain dans la chanson de geste », Cahiers de civilisation médiévale, n° 51, , juillet-septembre 1970., p. 210, note 9, lire en ligne.
Le vocable Orcus a parfois été assimilé à PlutonPhilippe Dain (et François Kerlouégan), Mythographe du Vatican III, traduction et commentaire, collection « ISTA », vol. 854, Presses universitaires de Franche-Comté, 2005, p. 80, lire en ligne. ou Dis Pater..
Dans la littérature Dans son œuvre Sur la mort du moineau de Lesbie, Catulle parle d'Orcus en le comparant à Pluton : les ténèbres d'Orcus qui dévorent toutes choses.
Le Liber monstrorumLire en ligne Liber monstrorum (en anglais)., catalogue de peuples et créatures légendaires anonyme du , le mentionne dans sa présentation de Cerbère :
Culture populaire Le terme « Orcus » est utilisé ultérieurement pour référer à des démons et des monstres des Enfers, plus particulièrement en Italie où est un monstre de contes qui se nourrit de chair humaine. Le mot français « ogre », apparu dès le Moyen Âge, est peut-être une métathèse du latin mais cette théorie étymologique n'est pas prouvée., bien que le terme « ogre » en français se traduise en italien..
Un exemple précoce du apparaît dans l'œuvre du poète italien Ludovico Ariosto , comme un monstre bestial et aveugle inspiré du cyclope de l'Odyssée. Il ne doit pas être confondu avec , monstre marin apparaissant également dans l'.
Dans Le Capitaine Fracasse (1863), roman de Théophile Gautier, le baron de Sigognac s'écrie : « [...] je combattrais parmi des tourbillons de flamme et de fumée des orques, des endriagues et des dragons [...] »Théophile Gauthier, Le Capitaine Fracasse, 1863, p. 126, .« En effet, cette semaine je n'ai défait aucune armée, je n'ai combattu ni orque, ni dragon, je n'ai pas fourni à la mort sa ration de cadavres, et la rouille est venue à mon glaive [...] » (Le Capitaine Fracasse, 1863, p. 182, )..
L' inspira les Orques de l'écrivain britannique , apparaissant notamment dans son roman Le Seigneur des anneaux (il fit allusion lui-même à la dérive du nom ). Le terme fut ensuite beaucoup repris en fantasy.
Orcus apparaît en tant que seigneur des démons dans la trilogie de Fred Saberhagen, ainsi que dans le roman de l'écrivain américain Christopher Moore.
Il est aussi source d'inspiration de jeux de rôles (Donjons et Dragons) et jeux vidéo (NetHack).
Il est mentionné dans la série télévisée Happy! comme un démon qui possède de génération en génération les membres d'une famille de la mafia sicilienne.
Il a donné son nom à l'objet transneptunien (90482) Orcus.
Il est aussi source d’inspiration pour la série audio Luna Invicta de FibreTigre, dans laquelle on trouve un dieu maléfique du nom de Kael Orcus.
Sites Un temple d'Orcus a probablement existé sur le mont Palatin à Rome, mais il en reste peu de traces.
La (« de l'Ogre »), une tombe sous tumulus du site des nécropoles étrusques de Monterozzi, près de Tarquinia (Italie), a été nommée en français « tombe d'Orcus ».
Notes et références
Bibliographie « Orcus », Glotta, 39. Bd., 1./2. H., Vandenhoeck & Ruprecht (GmbH & Co. KG), 1960, p. 154-158, lire en ligne. . . . . . . .
Voir aussi
Articles connexes Orque (créature) Demogorgon (90482) Orcus
Liens externes
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