Abû Hasan `Alî bin Mûsâ al-Ridhâ ou Imâm `Alî ar-Ridhâ (arabe : ), connu en Iran sous le nom d'imam Rezâ (persan : ), né vers le entre 11 et 14 dhu al-Qi'da 148 A.H. selon les sources à Médine et mort le 29 çafar 203 A.H. / sur chawwâl 202 A.H./ avril 818 dans 16 dhu al-qi'da 202 A.H./ 26 mai 818 dans le site en anglais Ali ar-Ridha à Tous, est le huitième imam chiite duodécimain et une référence de premier plan au sein de l'école zaïdite.

Histoire Son enfance `Alî ar-Ridhâ (al-Rida signifiant en arabe « l'approuvé ».), fils du septième imâm Mûsâ al-Kâzim, est né à Médine un mois après la mort de son grand-père Ja'far as-Sâdiq. Son père est mort empoisonné dans sa prison par le calife abbasside Hârûn ar-Rachîd en 799, `Alî ar-Ridhâ avait alors 35 ans.

Surnom Il a potentiellement possédé plusieurs surnoms comme Abu Ali, Abu Muhammed, Sabir, Vafi, Zaki et Razi. Selon de Ibn Babewayh, le nom de Reza lui a été donné par Dieuhttp://rch.ac.ir/article/Details/13362.

Ses enfants Il n'a qu'un seul fils et successeur, le neuvième imam Mohammad-Taqi al-Jawad. Son unique fille est nommée Aïcha (qui signifie « la vivante » dans la tradition arabe).

Un de ses lointains descendants, l'imam zaydite Yahyâ ibn Hamzah Al-Mu’ayyad, règnera sur le Yémen de 1328 à 1346.

Son règne Comme les imâms précédents, `Alî ar-Ridhâ commence son règne en restant dans l'ombre, à mener des études religieuses et scientifiques, à Médine, pour se protéger de la répression des abbassides. Hâroun ar-Rachîd interdisait, en vain, aux médinois de lui rendre visite et de suivre son enseignement.

À la mort d'Hârûn ar-Rachîd, ses deux fils s'affrontent pour le contrôle de l'empire abbasside. Le premier, Al-Amîn, fils de Zubayda bint Ja`far, petite-fille du calife Al-Mansûr, a le soutien des Arabes, tandis que le second Al-Ma'mûn, de mère perse, bénéficie de l'appui des Perses. Al-Amîn succèce à son père en 809 mais la guerre entre les deux frères dure jusqu'à sa mort en 813.

Le nouveau calife abbasside Al-Ma'mûn semble alors changer de politique à l'égard des chiites. Il pense que les Perses sont favorables aux Hachémites et demande le soutien d'`Alî ar-Ridhâ qu'il invite à venir se joindre à lui à Machhad. En 818, `Ali ar-Ridhâ rejoint donc al-Ma`mûn, ne laissant à Médine que son fils Muhammad al-Taqî et son épouse. Les marques d'honneur que le calife donne à `Ali ar-Ridhâ provoquent des mouvements d'hostilité de la part des notables arabes.

Al-Ma'mûn désigne `Alî ar-Ridhâ comme successeur dans l'espoir de se concilier les chiites. Cette succession ne devait avoir lieu que si `Alî ar-Ridhâ survivait à Al-Ma'mûn. Ce dernier change la couleur du drapeau quittant le noir, couleur des abbassides, pour le vert, couleur des partisans d'Ali. Des troubles éclatent dans tout l'Irak en opposition à Al-Ma'mûn et à sa politique d'alliance avec les chiites. `Ali ar-Ridhâ met en garde Al-Ma'mûn sur le choix de son gouverneur d'Irak qui mène ces troubles.

`Alî ar-Ridhâ ne survit pas à Al-Ma'mûn. Le calife séjourne à Tous pour se recueillir sur la tombe de son père et c'est dans cette ville qu'il meurt le . Une tradition indique qu'il aurait bu du jus de grenade empoisonné par Al-Ma'mûn. Il est enterré à côté de la tombe présumée d'Hârûn ar-Rachîd, le meurtrier de son père et le père de son meurtrier.

Après sa mort thumb|upright=1.2|Le mausolée d’`Alî ar-Ridhâ à Machhad. Les chiites bâtirent un mausolée célébrant le martyre ( [mašhad], machhad, lieu où est mort un martyr) d’`Ali ar-Ridhâ. Ce mausolée est devenu le centre de Machhad, la nouvelle capitale du Khorassan. Le pèlerinage a pris une ampleur extraordinaire car `Ali ar-Ridhâ est le seul imâm chiite enterré sur le territoire iranien. Or, depuis la révolution islamique en Iran en 1979, les lieux saints du chiisme en Irak sont restés inaccessibles aux Iraniens ainsi que les lieux saints situés en Arabie saoudite. Fatima, la sœur de `Ali ar-Ridhâ est enterrée à Qom, ce qui en fait le second lieu de pèlerinage en Iran.

Ibn Battûta raconte ainsi sa visite au tombeau d'ar-Ridha :

Caractère scientifique

Ali ibn Moussa al-Ridha était au sommet des scientifiques de son temps dans la science médicale, et son traité de médecine est considéré comme le plus précieux littérature islamique dans la science de la médecine, où il a été appelé « Le Traité d'or ».

Œuvres Al-Risalah al-Dhahabiah : c’est une thèse sur la médecine et sur la santé, écrit par Ali ar-Rida à la demande de Al-Ma’mūnW. Madelung (1 août 2011). "Ali Al-Réza, le huitième imam des chiites Emami.". Iranicaonline.org. Récupérée 18 juin 2014.. Sahifah d’Ali ar-Rida : est une œuvre attribuée à Ali ar-Rida, compilée par Abdallah ibn Aḥmad ibn Amer qui l'a entendu de son père et son père entendit ces narrations de Ali ar-Rida Uyun al Akhbar ar Reda : est un livre de Hadith à propos de la vie, les œuvres et les narrations de Ali ar-Rida écrit par Saduqh. Feqh al-Reżā : c’est un livre à propos de Fiqh.

Notes et références

Annexes Articles connexes Al-Ma'mûn. Yahyâ ibn Hamzah Al-Mu’ayyad

Liens externes

Bibliographie .

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