Louis Texier-Olivier, né à Reignac-sur-Indre (Indre-et-Loire) le et mort à Ortholaras (LortholaryL'Hortolarie), commune de Montgibaud (Corrèze), le , est un haut fonctionnaire et homme politique français, préfet et député.
Biographie Famille Louis Texier-Olivier est le fils de Louis-François Texier-Olivier, seigneur de Rochettes, receveur au château de Reignac, et de Louise-Renée Hubert.
Il épouse Marie-Jeanne Richard, héritière du château de Glénay (Deux-Sèvres), le . Louis Texier-Olivier et Marie-Jeanne Richard se sont rencontrés alors qu'ils étaient tous deux emprisonnés à Tours. Contrainte par un de ses oncles de suivre les armées vendéennes jusqu'à leur défaite au Mans, Marie-Jeanne Richard avait été transférée à Tours pour y être traduite devant la Commission militaire. Elle est acquittée le mais, le , Sénar fait arrêter Madame Texier-Olivier pour y être traduite devant le Tribunal révolutionnaire. Elle est relâchée par un arrêté du Comité de sûreté générale le 16 thermidor an II ()Albert Philippon, La deuxième Commission militaire, Bulletin de la Société archéologique de Touraine, tome XXXIV, 1966, p. 453..
Carrière Au début de la Révolution, Louis Texier-Olivier, avocat, est clerc de procureur à Paris. En , il s’installe à Tours et devient « défenseur officieux ».
Procureur-syndic de Reignac en 1791, il est nommé membre du bureau de conciliation près le tribunal de Tours le . Le suivant, membre du directoire du département, il est élu administrateur d’Indre-et-Loire. Il est incarcéré comme suspect en 1793 avec Clément de Ris. Le , Gabriel Jérôme Sénar, à qui il s’oppose, le fait arrêter et emprisonner d'abord à Tours puis à Paris. Lavé des accusations portées contre lui, il reprend ses fonctions le . Il est nommé Commissaire du Pouvoir Exécutif près de l’administration du département d’Indre-et-Loire le .. Il fait destituer les administrateurs par le Directeur exécutif et en fait nommer cinq nouveaux plus proches de lui.
Il est ensuite élu député aux Conseil des Cinq-Cents, où il siège du au sa fiche sur www.assemblée-nationale.fr.
Il est nommé préfet des Basses-Alpes en 1800, dans la première promotion de préfets. Il quitte ce poste en 1802, pour la préfecture de la Haute-Vienne, où il reste en fonction jusqu’à la fin du Premier EmpireJacques-Olivier Boudon, « La création du corps préfectoral en l'An VIII », in Revue du Souvenir napoléonien no 428, avril-mai 2000, p 9-15, disponible en ligne, , consulté le 8 février 2008.
Révoqué à la Restauration, il joue un rôle de premier plan pendant les Cent Jours. Il se retire de la scène politique en 1815.
Œuvre
. ;
Bibliographie
« Liste des préfets des Basses-Alpes », in Chroniques de Haute-Provence Les préfets dans l’histoire de Haute-Provence depuis 1800, Autour d’une exposition réalisée par les Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, (no 340, 2000), p 50-51en ligne
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Député d'Indre-et-Loire Catégorie:Préfet du Consulat ou du Premier Empire Catégorie:Naissance en avril 1764 Catégorie:Préfet de la Haute-Vienne Catégorie:Préfet des Alpes-de-Haute-Provence Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Décès en juillet 1849 Catégorie:Décès à 85 ans Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur