La stèle de la donation d'Ahmès-Néfertary est une des stèlesVoir aussi : sa grande stèle de Karnak à la gloire d'Amon sur laquelle accomplit l'éloge de sa mère , une autre stèle érigée à Abydos honorant sa grand-mère Tétishéri. du pharaon Ahmôsis, premier souverain de la , datée d'avant l'an 22 du règne comme l'indique la graphie du signe du croissant de lune avec un demi disque.
Découverte et recherche
La stèle, en calcaire, a été découverte en trois fragments à l'intérieur du troisième pylône du temple d'Amon-Rê à Karnak. Ces fragments ont été découverts respectivement par H. Chevrier en 1935 et 1948 puis L. Habachi en 1956.
Les trois fragments de la stèle ont été publiés ensemble pour la première fois, avec une première traduction, par Ibrahim Harari en 1959. Par la suite, deux chercheurs français, Michel Gitton et Bernadette Menu, ont publié un certain nombre d'articles et d'ouvrages portant sur l'interprétation du texte ; ces deux chercheurs avaient une interprétation distincte de la stèle, comme le souligne Gitton lui-même en 1984 ainsi que Menu dans son ouvrage posthume de 2024.
Description générale
La stèle en calcaire est assez grande, bien que les dimensions n'ont pas été publiées ; elle a la particularité d'être plus large que longue, avec toute la partie inférieure qui est restée vierge. Il est donc possible que cette stèle était à l'origine un élément de paroi.
Sur le tiers gauche de la partie supérieure de la stèle, on voit « le dieu parfait, seigneur des Deux Terres, Nebpehtyrê (Ahmôsis), doué de vie comme Rê, éternellement », coiffé du Pschent, offrant à « Amon-Rê, seigneur des trônes des Deux Terres, seigneur du ciel, qu'il daigne accorder toute vie, durée, pouvoir et toute joie » et tenant par la main « le fils aîné du roi, (issu) des chairs du dieu, Ahmosé vivant », et suivi de son épouse, la reine Ahmès-Néfertary, la main gauche sur l'épaule droite du roi, avec le détail des grandes prérogatives politiques et religieuses de cette dernière : « La fille de roi, la sœur du roi, l'épouse du dieu, la grande épouse du roi, Celle pour qui l'on agit chaque fois qu'elle ordonne, Celle qui est à la tête des Deux Terres, Ahmès-Néfertary, vivante. »
Le texte principal se trouve quant à lui sur les tiers de droite et central de la partie supérieure de la stèle.
Interprétations
Le texte décrit la vente ou la création de la charge de deuxième prophète d'Amon. Dans l'interprétation de Michel Gitton, la fonction de deuxième prophète d'Amon est vendue par Ahmès-Néfertary en échange d'un prix, versé par le roi, consistant en biens affectés à la fonction d'épouse du dieu, ainsi qu'en vêtements et accessoires cérémoniels. Dans l'interprétation de Menu, le roi a vendu fictivement à la reine la fonction de deuxième prophète d'Amon, ce qui lui permet d'avoir un statut publicÀ la suite d'une étude de Katalin Anna Kothay sur le terme néméhyt, Menu considère que la reine était une veuve, peut-être du roi défunt Ouadjkheperrê Kames, remariée au roi Ahmôsis et donc était à la charge de la maisonnée royale (). ; le prix échangé contre cette fonction est fortement et artificiellement sous-évalué par le roi et est versé par lui-même à la reine, avantageant donc cette dernière triplement.
Comme le souligne Menu, la cassure de la stèle à l'endroit précis où le texte indique la nature exacte de l'échange empêche les chercheurs de savoir de manière absolument certaine laquelle de ces deux interprétations est la bonne.
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
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Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Stèle de l'Égypte antique