thumb|Six barrières de Paris vers 1800-1802. 150px|thumb|Panneau Histoire de Paris. Les barrières de Paris sont de trois sortes : les 57 barrières à la limite, fixée en 1674 et modifiée en 1724, au-delà de laquelle il était interdit de bâtir. Elles correspondaient en partie à la limite fiscale et comprenaient 53 barrières par terre et 4 barrières par eau, ou pataches. Contrairement à celles du mur des Fermiers généraux, les barrières par terre étaient, pour la plupart de modestes installations en planches, quelques-unes avec des grilles de fer. Elles étaient situées à la limite des dernières constructions des faubourgs, un peu en arrière de la future enceinte des Fermiers généraux. les barrières d'octroi du mur des Fermiers généraux ; les 23 barrières de l'enceinte de Thiers (1841-1845).
Barrières sur les limites antérieures à l'enceinte des Fermiers généraux vignette|droite|Barrières d'octroi en 1708.
Barrières par terre La liste des barrières par terre est la suivante, avec indication entre guillemets de leur emplacement indiqué par Alfred Delvau (1865) : Barrière des Anglaises, « derrière le couvent des Anglaises, au faubourg Saint-Marceau » Barrière d'Antin, « à l'extrémité de la Chaussée d'Antin » Barrière de Bercy, « à l'extrémité de la rue de Bercy » Barrière Blanche, « près de la rue Saint-Lazare » Barrière des Carmes, « à l'extrémité de la rue de Vaugirard, - qui n'allait pas alors aussi loin qu'aujourd'hui ». Barrière de Chaillot, « du côté du Roule » Barrière des Champs-Élysées, « à la grille même » Barrière de Charonne, « à l'extrémité de la rue du même nom », également nommée « barrière de Fontarabie », Barrière des Chartreux, « à la hauteur de la rue de la Bourbe, - aujourd'hui rue de Port-Royal » Barrière de Clamart, « à la croix de Clamart, près du marché aux chevaux » Barrière de Clichy, « à l'extrémité de la rue de Courcelles » Barrière de la Conférence, « à l'extrémité du Cours-la-Reine » Barrière de la Courtille ou barrière de Belleville, « à l'extrémité de la rue du Faubourg-du-Temple, - qui s'arrêtait alors à la hauteur du canal » Barrière de la Croix-Faubin, « dans le faubourg Saint-Antoine » Barrière de la Folie-Regnault, « dans le faubourg Saint-Antoine » Barrière des Gobelins, « devant l'établissement des Gobelins » Barrière de Grenelle, « à l'extrémité de la rue de Grenelle » Barrière de l'Hôpital, « à la hauteur de la Salpêtrière » Barrière du Jardin-du-Roi, « à l'extrémité de la rue du Jardin-du-Roi, à peu près à la hauteur de la rue du Fer-à-Moulin » Barrière de Lourcine, « vers le milieu de la rue de Lourcine » Barrière du marché aux chevaux, « vers le milieu de la rue Poliveau » Barrière de Ménimontant, à l’emplacement du terre-plein central du carrefour des boulevards de Belleville et Ménilmontant Barrière de Montmartre, « à l'extrémité de la rue du faubourg Montmartre » Barrière de Montreuil, « à l'extrémité de la rue de Montreuil », - qui n'allait pas alors aussi loin qu'aujourd'hui » Barrière de Monceau, « à l'extrémité de la rue du faubourg Monceau » Barrière Notre-Dame-des-Champs, « à l'extrémité de la rue Notre-Dame-des-Champs » Barrière de Picpus, « à l'extrémité de la rue du faubourg Saint-Antoine » Barrière Plumet, « à l'extrémité de la rue de Babylone » Barrière de la Pologne, « à l'extrémité de la Chaussée-d'Antin et de la rue Saint-Lazare » Barrière des Porcherons, « à l'extrémité de la rue des Porcherons, près de celle des Martyrs » Barrière des Poules, « à l'extrémité de la rue de Charenton » Barrière de la Rapée, « au bout des fossés de la Bastille » Barrière de Reuilly, « à l'extrémité de la rue de Reuilly » Barrière La Rochefoucauld, « à la Nouvelle France » Barrière de la Roulette, « à l'extrémité de la rue des Brodeurs » Barrière du Roule, « à l'extrémité de la rue du Faubourg-du-Roule, - qui n'allait pas alors aussi loin qu'aujourd'hui » Barrière Saint-Antoine, « à l'entrée du faubourg Saint-Antoine » Barrière Saint-Bernard, « à l'extrémité du quai Saint-Bernard » Barrière Saint-Denis, « à l'extrémité de la rue du faubourg Saint-Denis, - qui n'allait pas alors aussi loin qu'aujourd'hui ». Barrière Saint-Dominique, « à l'extrémité de la rue Saint-Dominique » Barrière Saint-Germain, « derrière le palais Bourbon, près de l'Esplanade des Invalides » Barrière Saint-Honoré, « à l'extrémité de la rue du faubourg Saint-Honoré, - qui n'allait pas alors aussi loin qu'aujourd'hui » Barrière Saint-Jacques, « à l'extrémité du faubourg Saint-Jacques, - qui finissait alors à l'endroit où il commence aujourd'hui » Barrière Saint-Laurent, « à l'extrémité de la rue Saint-Laurent » Barrière Saint-Lazare, « à l'extrémité de la rue Saint-Lazare » Barrière Saint-Marcel, « à l'extrémité de la rue des Fossés-Saint-Marcel » Barrière Saint-Martin, « à l'extrémité de la rue du faubourg Saint-Martin, - qui n'allait pas alors aussi loin qu'aujourd'hui » Barrière Saint-Michel, « à l'extrémité du faubourg Saint-Michel » Barrière Sainte-Anne, «au croisement de la rue Sainte-Anne, actuelle rue du Faubourg-Poissonnière, de la rue de Paradis et de la rue d'Enfer (actuelle rue Bleue) » Barrière de Sève, « à l'extrémité de la rue de Sève, - aujourd'hui rue de Sèvres » Barrière du Temple, « à l'entrée de la rue du Faubourg-du-Temple » Barrière de Varenne, « à l'extrémité de la rue de Varenne » Barrière de Vaugirard, « à l'extrémité de la rue des Vieilles-Tuileries, près du boulevard » Barrière de la Ville-l'Évêque, « à l’extrémité de la rue de l'Arcade, dans le faubourg Saint-Honoré »
Barrières par eau, ou pataches La liste des barrières par eau, ou pataches, est la suivante : Barrière du port de la Conférence, située vis-à-vis des Invalides Barrière de la Rapée Barrière du port Saint-Paul Barrière du port Saint-Nicolas
Barrières du mur des Fermiers généraux thumb|left|La barrière de Ménilmontant. thumb|La barrière de Belleville par Christophe Civeton.
La liste des barrières est présentée dans le tableau ci-après.
Présentation du tableau Dans la colonne de gauche du tableau, les numéros des barrières correspondent à leur place le long du tracé du mur, en partant du numéro 1 pour la barrière de la GareLe nom de cette barrière de la Gare ne vient pas de la gare d'Austerlitz mais du quartier de la Gare, dont le nom provenait lui-même d'un projet grandiose de gare à bateaux, conçu sous Louis XV, qui ne vit finalement pas le jour, mais qui est évidemment bien antérieur au chemin de fer : le premier embarcadère de la gare d'Austerlitz a été inauguré en 1843., en tournant dans le sens E-S-O-N-E, et en arrivant au numéro 55 de la barrière de la Rapée. Cette numérotation est celle donnée par Hillairet, complétée par l'intercalation de numéros bis et ter pour les barrières aménagées après la Révolution : le numéro 32 bis pour une barrière présente sur un plan de 1808, et 8 autres numéros pour des barrières ouvertes entre 1820 et 1854 : 9 bis, 16 bis, 19 bis, 19 ter, 20 bis, 27 bis, 37 bis, 45 bis.
Le nombre de barrières a légèrement évolué entre la construction initiale du mur (achevée en 1788) et sa démolition quasi complète (en 1860), avec des démolitions, des ouvertures et des constructions intermédiaires : 54 barrières furent édifiées en 1784, 8 ont fermé entre 1818 et 1855, 1 fut ouverte en 1790 et 9 entre 1820 et 1854. Trois barrières (numéros 1, 3 et 55) eurent deux positions successives, notées (1) et (2).
En 1819, on rattacha à Paris une zone, comprise entre le quai d'Austerlitz et la place d'Italie, englobant l'abattoir de Villejuif, l'hôpital de la Salpêtrière et un hameau composé de guinguettes situé hors de la barrière des Deux-Moulins portait le nom de cette barrière qui s'appela Austerlitz, en 1806. Ce changement de tracé du mur fait qu'il y eut successivement deux barrières de la Gare, ainsi que deux barrières d'Ivry Vie et mort de l'octroi, un impôt au profit des villes.
47 barrières furent munies de bâtiments construits entre 1784 et 1790 par Claude-Nicolas Ledoux. Ces bâtiments, de formes et de tailles variées, sont souvent désignés sous le terme de pavillons — ou sous celui de propylées, utilisé par Ledoux lui-même —, mais il est usuel d'assimiler ces pavillons aux barrières où ils ont été construits, en les appelant eux-mêmes « barrières ». Dans le tableau, la présence des bâtiments de Ledoux est signalée par ses initiales « CNL ». Il en reste aujourd'hui six, situés aux barrières suivantes :
barrière de Chartres, située à l'entrée du parc Monceau, avec la rotonde du parc Monceau ; barrière Saint-Martin, située place de la Bataille-de-Stalingrad, avec la rotonde de la Villette ; barrière du Trône, située près de la place de la Nation, avec 2 bâtiments ; barrière d'Enfer, située près de la place Denfert-Rochereau, avec aussi 2 bâtiments.
Tableau