La Seine-et-Marne, département d'Île-de-France, a un tissu économique dense et diversifié. Ce département représente à lui seul 49 % de la superficie de la région. Il est relativement peu peuplé avec 1,37 million d'habitants en 2013 mais avec une population en croissance régulière relativement jeune.

Infrastructures La Seine-et-Marne dispose d'infrastructures de transports développées et complémentaires. Quelques données chiffrées : Routes : d'autoroutes (6 différentes : A4, A5, A6, A77, A104), A140), de routes nationales, de routes départementales et de routes communalesRéseau routier en 2011 : comparaisons départementales sur le site de l'INSEE.. Ferroviaire : 2 gares TGV, 4 lignes RER (A, B, D, E) qui desservent depuis Paris, Melun, Tournan-en-Brie, Marne-la-Vallée ainsi que 3 lignes Transilien (K, P, R) desservant respectivement Dammartin-en-Goële, Meaux et Fontainebleau. Aérien : aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Fluvial : de voies navigables pour plus de de cours d'eau.

Agriculture

En 2007, l'agriculture occupe 56 % du territoire avec pour (pour en 2000 soit une baisse de plus de 50 %) d'une taille moyenne de 120 ha et employant environ (pour en 2000 soit une baisse de plus de 60 %) essentiellement au sein d'entreprises familiales à 53 %La Seine-et-Marne : 77 sur le site de la Chambre d'agriculture de Seine-et-Marne.. 80 % des exploitations sont en grandes cultures et 11 % consacrées à l'élevage. Les rendements exceptionnels en blé ( soit 65 %), oléagineux (12 %), betterave (7 %), orge et maïs font que la moitié de cette production est exportée à l'international. Le département est « l'un des cinq premiers producteurs de blé français en 2008 »Les Echos, 13 novembre 2008, page 18..

Production laitière de pour soutenue par la production de fromage de Brie, qui figure d'ailleurs au registre des fromages AOC sous les appellations Brie de Meaux, Brie de Melun et Brie de Nangis. Par ailleurs, le département produit également deux autres fromages classés : le Coulommiers et un produit laitier frais le Fontainebleau dont la production et la diffusion restent toutefois assez largement confidentielles et locales.

Malgré cette solide base agricole, la Seine-et-Marne a souffert pour prendre le virage de l'agro-industriel. Plus de sont employées dans ce secteur. Deux sucreries remplacent aujourd'hui la myriade d'établissements qui jadis traitaient la betterave : Nangis et Château-Landon.

Productrice de vins très médiocres vite abandonnés dès que le chemin de fer permit une meilleure circulation des marchandises à travers le pays, la Seine-et-Marne se redécouvre depuis peu une âme vigneronne notamment au travers de son exploitation historique depuis le d'un raisin de table de grande qualité, le chasselas de Thomery. De plus, quelques vignobles de modestes dimensions produisent des vins qui n'ont plus rien de commun avec le mauvais vin de messe produit ici jusqu'au milieu du .

La culture de la rose est ancienne et Provins s'impose, depuis 1240, comme la capitale des roses. Les roses constituent une parfaite culture de substitution pour les agriculteurs du qui arrachaient alors leurs quelques pieds de vigne. C'est l'extension d'une sorte de vallée des roses qui court de Provins jusqu'aux portes de Paris. Aujourd'hui encore, cette production reste importante.

Parmi les autres spécialités du département il convient ici de citer la moutarde de Meaux testée et approuvée pour la première fois par un roi de France dès le . La recette est encore tenue secrète par le seul établissement qui produit environ 1,5 million de pots par an.

Exploitation du sous-sol Le sous-sol est riche et la Seine-et-Marne représente un quart du pétrole extrait en France (0,45 million de tonnes, soit l'équivalent de 2 jours de la consommation française).

87 carrières sont recensées sur le territoire départemental. Ce chiffre dépasse 150 si l'on inclut tous les lieux d'exploitation du sous-sol. Le gypse, l'argile, les graviers et le sable sont notamment exploités. Fort de ces richesses, la Seine-et-Marne héberge quelques entreprises de premier plan dans le domaine de la transformation de ces matières premières : Lafarge (ciment) et Villeroy & Boch (céramiques) notamment.

Grâce à l'exploitation géothermique, sont chauffées à Meaux et plus de sont concernés à Melun.

Industries La tradition industrielle du département est ancienne.

L'industrie seine et marnaise emploie en effet plus de avec un certain nombre de points forts : le chocolat Menier, devenu propriété du groupe Nestlé, basé à Noisiel, la métallurgie à Montereau-Fault-Yonne ou l'industrie du verre de la vallée du Loing (site Corning en particulier).

On peut également citer la raffinerie de pétrole Total et l'usine d'ammoniac GPN (engrais azotés et produits industriels de dépollution) de Grandpuits, les sites Safran Aircraft Engines autour de l'aérodrome Melun-Villaroche, mais le département compte aussi de nombreuses entreprises dans le secteur agro-alimentaire, de l'industrie chimique, de l'imprimerie (Centre d'impression su groupe Québécor).

De plus, le développement des infrastructures (aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, autoroutes, voies TGV) et l'urbanisation de la partie occidentale du département ont motivé le développement des activités de transport et de logistique qui sont désormais les points forts de l'industrie du département avec plus de .

Le secteur du bâtiment, porté par l'urbanisation, emploie désormais plus de .

Tertiaire et tourisme Les activités tertiaires sont en constant développement dans un département en voie d'urbanisation et de mutations rapides. Le secteur tertiaire, hors secteur du transport et de la logistique, emploie aujourd'hui la majorité des salariés du département.

Les activités commerciales salarient aujourd'hui plus de , soit près de 22 % des effectifs salariés du secteur privé. Dans cet ensemble, se distingue l'impact des enseignes de la grande distribution qui emploient plus de , dans les multiples hypermarchés et supermarchés du département. Évidemment, ce sont les structures commerciales des villes nouvelles de Sénart et Marne-la-Vallée qui, outre quelques très beaux fleurons industriels, se signalent par leurs activités. Cette présence des géants de la distribution pèse évidemment sur le commerce de proximité qui tend à stagner, tant en termes d'effectifs que d'entreprises en activité.

Les autres segments de l'activité tertiaire emploient aujourd'hui plus de .

Pour autant, cette réalité recouvre des réalités fort différentes, comme partout en France, et est notamment portée par le développement du travail intérimaire, des entreprises de gardiennage et de sécurité, des entreprises de nettoyage. Ces différents segments d'activité salarient aujourd'hui plus de , notamment dans les arrondissements de Meaux et de Torcy.

Le secteur sanitaire et social est également un important vecteur d'emplois, avec plus de , notamment dans le champ des activités d'accueil et d'hébergement et l'aide à domicile, secteurs en constant développement dans un département jeune mais où l'on compte aussi plus de 80 maisons et résidences pour retraités.

Les arts, spectacles et activités récréatives sont de loin la plus forte spécialité de la Seine-et-Marne (18 % de l’emploi francilien du secteur en 2010), en très forte progression par rapport à 1990 en nombre d’emplois (+ 379 %) et en termes de spécialisation (la part de ce secteur dans les services marchands du département est plus élevée que la moyenne régionale, contre en 1990). Depuis son ouverture en 1992, Disneyland Paris, sur la commune de Chessy, génère de nombreux emplois dans le départementUn emploi salarié francilien sur deux dans les services marchands sur le site de l'INSEE.. Le parc à thèmes est, avec près de , le plus important employeur privé du département.

Le tourisme tient son rang avec plus de d'hôtels et quelques sites remarquables comme les châteaux de Fontainebleau ou Vaux-le-Vicomte, la cité médiévale de Provins et le Parc Disneyland notamment. Le secteur de l'hôtellerie et de la restauration représente plus de directs dans le département. Le secteur hôtelier départemental a vu sa qualité progresser, de par l'ouverture, notamment autour de Disneyland Paris ou à proximité de Roissy, d'hôtels de catégorie 3, 4 étoiles ou 4 étoiles Luxe, gérés dans le cadre des grandes enseignes international du secteur. Ce décompte ne tient évidemment pas compte des emplois commerciaux induits par la présence des activités commerciales à proximité des zones touristiques ni des emplois générés par la gestion des installations sportives de plein air, l'information touristique ou encore la valorisation du patrimoine.

Principales entreprises et pôles de compétitivité Les principales entreprises de Seine-et-Marne sont, sur la base des derniers chiffres d'affaires publiésClassement des plus grosses entreprises de Seine-et-Marne sur le site Vérif. : Safran Aircraft Engines : d'euros (2017), Cora : d'euros (2016), Conforama France : d'euros (2016), Tech Data France : d'euros (2017), Distribution Leader Price SNC : d'euros (2016), Nestlé France : d'euros (2016), But International : d'euros (2017), Picard Surgelés : d'euros (2017), Euro Disney Associés SCA : d'euros (2016), SFR Group : d'euros (2016), Nestlé Purina PetCare : d'euros (2016), Scadif : d'euros (2016), Kuehne + Nagel : d'euros (2016), Euro Disney Vacances SAS : d'euros (2016), Herta SAS : d'euros (2016), Glencore Céréales France SAS : d'euros (2016).

Le département accueille le pôle de compétitivité Advancity autour de l'École nationale des ponts et chaussées et de la Cité DescartesAdvancity, Ville et Mobilité Durables sur le site des pôles de compétitivité..

Démographie et emploi Le taux de chômage en Seine-et-Marne s'établissait à 7,7 % de la population active au trimestre 2017, inférieur de 1,7 points à celui de la France fixé à 9,4 % et de 0,7 point à celui de l'Île-de-France fixé à 8,4 %.. Le nombre d'allocataires du revenu de solidarité active socle était de fin 2016..

Le département a connu, depuis une trentaine d'années, un important développement démographique et économique qui a notamment concerné les arrondissements de Torcy, Meaux et Melun. Au demeurant, ces évolutions ont justifié la création du nouvel arrondissement de Torcy, puisque le centre de gravité démographique et économique s'est nettement orienté vers l'Ouest, rapprochant la Seine et Marne du reste de l'agglomération parisienne.

A contrario, les deux arrondissements de Fontainebleau et Provins participent plus, quant à leurs activités, de l'économie des départements de province voisins. Ils ont d'ailleurs connu, contrairement à la partie Ouest du département et singulièrement aux deux villes nouvelles, une réduction ou une stagnation du nombre d'emplois salariés du secteur privé, alors même que la population de nombreux cantons continue de s'accroître, sous l'effet de l'urbanisation des villages ruraux de la Brie et du Gâtinais.

Ce qui fait également que les petites villes situées à la périphérie de l'agglomération parisienne sont en butte à des difficultés particulières en termes de devenir économique, comme l'illustre l'exemple de Montereau-Fault-Yonne.

Dans un autre ordre d'idées, malgré le classement d'une bonne partie du territoire de la commune sous statut de ZFU, Meaux connaît une contraction du nombre des emplois offerts localement, avec un peu plus de perdus entre 2001 et 2006.

Une partie du développement du département est aussi liée à la réalité de l'implantation d'entreprises innovantes, de laboratoires de recherche et développement, tous domaines dans lesquels le département demeure assez peu pourvu.