Jean V, pape du au . Depuis l'invasion byzantine, Jean V est le premier pape de la papauté byzantine, élu au sein de l'Église, par le peuple de Rome, non désigné, mais autorisé et consacré par l'empereur byzantin Constantin IV., et le premier d'une lignée de dix papes, originaires de l'Est. Sa papauté est marquée par la réconciliation entre la ville de Rome et l'Empire byzantin.
Jeunesse Jean V est probablement né à Antioche en Syrie vers 635, territoire actuel de la Turquie.
En raison de ses connaissances de la langue grecque, il est nommé légat du pape Agathon au cours du troisième concile de Constantinople (concile œcuménique).
Élection Jean V est le premier pape de la papauté byzantine, consacré sans l'approbation directe de l'empereur. Constantin IV fait disparaître l'exigence sous le règne du pape Benoît II, le prédécesseur de Jean V, qui prévoit que . Dans un retour à la « pratique ancienne » Jean V est choisi par le peuple de Rome. Jean est élu le . Constantin IV fait confiance sans aucun doute à la population et au clergé de Rome, qui avait été suffisamment orientalisé, mais les neuf pontifes suivants sont d'origine orientale.
Papauté Le pontificat de Jean V voit la poursuite de l'amélioration des relations avec Byzance. L'empereur réduit grandement les impôts sur les patrimoines pontificaux de la Sicile et de la Calabre ; il abolit les autres impôts, comme une surtaxe sur les céréales qui avait été payée avec difficulté au cours des dernières années. Une lettre de Justinien II assure à Jean V qu'un comprenant l'apocrisiaire et l'armée byzantine avait lu et, par la suite, scellé le texte du troisième concile de Constantinople, pour éviter toute altération de ses canons. La lettre est adressée au écrite alors que l'empereur pense que le pape est toujours en vie ; elle est reçue par le pape Conon.
Comme ses prédécesseurs immédiats, Jean V était exceptionnellement généreux envers les diaconies de Rome, distribuant à « tous les membres du clergé ainsi qu'aux diaconies monastiques ».
Décès Après un pontificat d'un peu plus d'un an, Jean V meurt dans son lit : il est remplacé par le pape Conon. La mort de Jean V le donne lieu à un « débat houleux sur son successeur », entre le clergé qui favorise un archiprêtre Petros et l'armée qui soutient un autre prêtre du nom de Theodoros. La faction du clergé se rassemble devant la basilique constantinienne tandis que la faction de l'armée se réunit à l'église Saint-Étienne-le-Rond. Les navettes diplomatiques s'avèrent vaines, les membres du clergé élisent alors Conon, un gréco-sicilien, au lieu de leur candidat d'origine.
Jean V est enterré dans les tombes papales de l'ancienne basilique de Saint-Pierre..
Son inscription fait l'éloge de sa lutte contre le monothélisme lors du troisième concile de Constantinople : . La tombe de Jean V est détruite par les Sarrasins lors du sac de Rome en 846.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie . . . .
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