Le Septième Juré est un film de procès français réalisé en 2007 par Édouard Niermans, diffusé en 2008, d'après le roman éponyme de Francis Didelot paru en 1958.
Synopsis Le , Grégoire Duval, un respectable pharmacien de province, assassine une jeune femme, Marianne Courtry, dans un moment de folie. Personne ne l'ayant vu commettre son crime, il garde le silence. Et c'est Khader Boualam, l'un des nombreux amants de la jeune femme, qui est accusé du crime à sa place. Ironie du destin, Grégoire Duval est nommé juré au procès de Khader Boualam, ayant de ce fait la charge de participer au jugement de cet homme, alors qu'il est lui-même auteur du crime. Bouleversé par le sort de l'ouvrier algérien, un coupable idéal aux yeux de la bonne société de la ville dont le racisme est exacerbé par les violences de la fin de la guerre d'Algérie, Grégoire s'engage alors dans le chemin de la rédemption, contrariant ainsi sa femme et ses relations. S'illustrant à l'audience, il démontre le manque de rigueur lors de l'enquête criminelle et la faiblesse du dossier à charge, rendant l'issue du procès incertaine. En cherchant à innocenter l'accusé, il dérange l'ordre social et, comme c'est souvent le cas, l'ordre importe plus que la vérité.
Avant le procès, Grégoire Duval avoue son crime à Geneviève, sa femme, peu surprise, qui l'exhorte à se taire, afin de protéger leur famille même si, pour cela, un innocent doit payer à sa place. Le pharmacien n'en est pas à son premier méfait car, dans des circonstances similaires, il a déjà assassiné, en , une autre jeune fille, Véronique Lebel, enterrée dans son jardin. Ce crime impuni est connu de son épouse, car elle l'avait surpris en train de traîner le corps de sa victime et l'a aidé à l'ensevelir.
Le verdict est rendu et l'ouvrier algérien est condamné à la peine capitale. Le pharmacien va alors se dénoncer auprès de son ami, le capitaine de gendarmerie chargé de l'affaire. Ce dernier, qui a déjà déduit sa culpabilité, tente de le convaincre de garder le silence et de laisser le jeune Khader subir son exécution.
Grégoire Duval, rongé par l'idée qu'un innocent, notamment au motif qu'il est d'origine étrangère, puisse être condamné à sa place, se suicide. Il rédige une lettre d'aveu des deux crimes, avant de mettre fin à ses jours en se pendant dans une grange, celle-là même où il a étranglé la seconde jeune fille. Arrivé sur les lieux, son ami gendarme obtient la lettre par un collègue et l'empoche. Après s'être éloigné, il la lit discrètement puis la chiffonne et s'en débarrasse.
Les raisons du suicide de Grégoire Duval restent donc pour tous, ou presque, un mystère.
Fiche technique Réalisation : Édouard Niermans Scénario : Didier Le Pêcheur, d'après le roman de Francis Didelot Décors : Jacques Rouxel Musique : Bruno Coulais Production : Laurent Ceccaldi et Christian Charret Administrateurs de production : Brigitte Evanen et Colette pedanou Dates de diffusion : le au festival du film de télévision de Luchon Le sur la Une, RTBF Le sur France 2 Le sur la Une, RTBF Le sur France 2 Le sur TV5 Monde Le sur France 5 Le sur France 3 Le sur France 5 Le sur France 5
Distribution Jean-Pierre Darroussin : Grégoire Duval Isabelle Habiague : Geneviève Duval Pascal Elso : Capitaine (Commissaire) Valard Igor Mendjisky : Laurent Duval Éric Naggar : Juge Georges Hoppenot Lahcen Razzougui : Khader Boualam Jean-Yves Chatelais : Maître Labory Jacques Bachelier : L'avocat général Philippe Couerre : Le docteur Marmaont Yvon Wust : Étienne Langeron Jean-Paul Bonnaire : Jacques Perruchet Hubert Saint-Macary : Le docteur Hesse Laurent Manzoni : Marthouret Olivier Piechaczyk : Rambert Lucy Flamant : Marianne Courtry Alain Moussay : M. Courtry
Autour du téléfilm Le roman de Francis Didelot avait déjà été adapté en 1961 par Georges Lautner, Le Septième Juré, avec Bernard Blier dans le rôle de Grégoire Duval. Audience: 5,8 millions de téléspectateurs (24,6 % de pdm). Le téléfilm a été tourné en partie en Alsace. Le scénario diffère du roman original de 1958, comme du film de 1961, notamment en ajoutant le contexte de la guerre d'Algérie et l'élément du racisme contre les Maghrébins.
Récompenses 2008 : Festival de Luchon Grand Prix de la meilleure fiction unitaire 2008 : Fipa d'or d'interprétation masculine pour Jean-Pierre Darroussin 2008 : Fipa d'or de la meilleure fiction unitaire
Liens externes
Catégorie:Film tourné dans le Grand Est Catégorie:Téléfilm français des années 2000 Catégorie:Téléfilm diffusé en 2008 Catégorie:Film tourné à Strasbourg Catégorie:Adaptation d'un roman français à la télévision Catégorie:Pyrénées d'Or de la meilleure fiction unitaire