Le football en Belgique est très populaire et très répandu. Le nombre des pratiquants et de spectateurs est particulièrement élevé proportionnellement à la population du pays. La fédération nationale, l'URBSFA compte 1.759 clubs de football (pour environ ), 485 clubs de futsal, plus de et 4.400 arbitres. Le nombre de rencontres officielles organisées par an s'élève à 350.000.

C'est l'URBSFA (Union royale belge des sociétés de football association), née en 1895, qui organise les compétitions nationales et les matches internationaux de la sélection de Belgique. L'équipe nationale masculine a d'ailleurs évolué au plus haut niveau mondial pendant de nombreuses années. La Belgique a participé quinze fois à la Coupe du monde et a établi en 2002 le record de participations consécutives via le tour qualificatif avec six qualifications d'affilée. L'équipe nationale belge atteint la finale du Championnat d'Europe de football 1980, et les demi-finales des coupes du monde de 1986 et de 2018. De 2007 à 2015, la Belgique passera de la à la place mondiale au classement FIFA grâce à une nouvelle génération de joueurs emmenée par Vincent Kompany, Eden Hazard, Kevin De Bruyne ou encore Thibaut Courtois.

L'URBSFA chapeaute également les comités provinciaux, qui organisent les championnats dans les séries provinciales, au nombre de quatre par province, à l'exception de la province de Luxembourg qui ne compte que trois niveaux vu le plus faible nombre de clubs présents dans cette partie de la Belgique.

Histoire

Le football est le sport le plus populaire en Belgique avec le cyclisme. La Belgique est un des premiers pays du continent à organiser un championnat national, dès 1895. Sa fédération nationale fait partie des fondateurs à la fois de la FIFA en 1904 et de l'UEFA en 1954. Au niveau des clubs, le RSC Anderlecht possède le palmarès le plus fourni, aussi bien au niveau national qu'européen, avec 34 titres de champion de Belgique, 9 Coupes de Belgique, 12 Supercoupes, 2 Coupes des Coupes, 1 Coupe UEFA et 2 Supercoupe d'Europe. Seul le FC Malines a également remporté des trophées au niveau européen, 1 Coupe des Coupes et une Supercoupe d'Europe. Derrière le club bruxellois, on trouve le FC Bruges avec 20 titres et 12 Coupes, l'Union St. Gilloise avec 12 titres et 4 Coupes, et le Standard de Liège avec 10 titres et 8 Coupes. Ce sont les quatre seuls clubs à avoir remporté au moins 10 titres de champion de Belgique.

Les débuts Le sport a été importé en Belgique depuis l'Angleterre. À la fin du , on pratique le football dans certaines écoles anglaises bruxelloises, au collège brugeois des Frères Xaviériens et dans la région de Gand. Les employés de sociétés anglaises jouent également à ce sport à Anvers et dans la région liégeoise, par exemple aux usines Cockerill.

L'Union belge des sociétés de sports athlétiques (UBSSA) voit le jour en 1895. Les dix associations fondatrices pratiquent alors l'athlétisme et le football, et disputent pour la plupart des matches amicaux contre d'autres équipes de leurs régions respectives. Ces dix clubs décident d'organiser un championnat national, à l'instar de ce qui existe déjà en Angleterre et en Écosse notamment. Ces dix clubs fondateurs sont les suivants : Antwerp Football Club Football Club Brugeois Football Club Liégeois Léopold Club de Bruxelles Racing Club de Bruxelles Sporting Club de Bruxelles Union FC d'Ixelles Association Athlétique La Gantoise Verviers Football Club Athletic and Running Club de Bruxelles

Parmi ces dix pionniers, cinq existent toujours en 2026 : l'Antwerp, Bruges, Liège, le Léopold et La Gantoise.

La fédération opte pour une formule de championnat à poule unique dans laquelle chaque club rencontre ses adversaires deux fois, une fois à domicile et une fois à l'extérieur, suivant le modèle du championnat anglais. Une victoire rapporte deux points, un match nul un, et une défaite aucun. La compétition est baptisée Coupe de championnat, et remportée par le Football Club Liégeois. Le club liégeois remporte trois des quatre premières éditions du championnat national, avant d'être éclipsé par l'émergence des clubs bruxellois.

Extension progressive dans tout le pays À la création du championnat, il n'y a qu'une seule division nationale, à laquelle les clubs sont admis en fonction de divers critères, pas uniquement sportifs, le nombre d'engagés variant de saison en saison. La fédération organise également un championnat baptisé « Division 1 » à partir de 1896, qui voit s'affronter les équipes réserves des clubs évoluant dans le championnat principal, rejointes au fil des saisons par d'autres clubs désireux de participer à la compétition nationale.

À partir du , le football s'étend petit à petit à l'ensemble du pays, et des compétitions régionales sont organisées, donnant accès pour les meilleures équipes à un tour final national. Le championnat national est renommé « Division d'Honneur », nom qu'il conservera jusqu'en 1952. Plusieurs équipes vont ainsi être autorisées à prendre part au championnat de Belgique par ce biais, dont notamment l'Union Saint-Gilloise, admise après avoir largement dominé cette compétition annexe et infligé de sévères corrections à tous ses adversaires. Ce club s'installe rapidement au faîte de la hiérarchie nationale, et domine le paysage footballistique belge, remportant sept titres entre ses débuts en 1902 et le déclenchement de la Première Guerre mondiale, soit treize saisons jouées.

La fédération nationale décide de passer à un système de promotion/relégation purement sportif au terme de la saison 1905-1906. À partir de cette saison, le club qui termine dernier de « Division d'Honneur » est renvoyé vers les championnats régionaux, tandis que le vainqueur de « Division 1 » est admis dans le championnat national, à condition qu'il ne soit pas une équipe réserve d'un club déjà engagé. Le premier club ainsi relégué est le Beerschot, tandis que le Sporting Club Courtraisien est le premier club promu.

En 1909, l'UBSSA crée officiellement un second niveau national, qui prend le nom de « Promotion ». Le Racing de Gand, relégué du championnat précédent, fait partie des clubs fondateurs de ce second niveau national, en compagnie de dix autres clubs choisis selon des critères sportifs (anciens participants à la Division d'Honneur ou au tour final de Division 1) et géographiques, les clubs étant répartis dans cinq des neuf provinces que compte le pays. Des compétitions régionales ont toujours lieu pour déterminer un ou plusieurs montants éventuels vers la Promotion, mais la fédération conserve un « principe d'élection » durant plusieurs années.

En Division d'Honneur, les clubs bruxellois décrochent la majorité des titres avant la Première Guerre mondiale. En plus des sept titres de l'Union déjà évoqués, le Racing Club de Bruxelles en remporte six, et le Daring Club de Bruxelles deux. Seuls le Football Club Liégeois et le Cercle Sportif Brugeois, avec respectivement trois et un titre, viennent troubler la mainmise des clubs de la capitale.

Un pays pionnier sur le continent

Succès aux Jeux olympiques d'Anvers

Le registre matriculaire

Un troisième niveau national

La domination anversoise et l'« Union 60 »

L'après-guerre : réforme des séries nationales

Les années 1950

Les années 1960

Passage au professionnalisme

Les années 1980

Le drame du Heysel

Mexico 86

La Belgique rentre dans le rang

L'arrêt Bosman et ses conséquences

L'Euro 2000

2009-2017 Réformes tous azimuts

Régression au niveau international L'après Coupe du monde 2002 est difficile à digérer pour l'équipe nationale belge. Robert Waseige avait annoncé son départ avant de s'envoler pour le mondial japonais, et Aimé Anthuenis, double champion avec Anderlecht, est nommé à la tête de la sélection. Des cadres de l'équipe en fin de carrière prennent leurs distances avec la sélection : Johan Walem, Gert Verheyen et Marc Wilmots raccrochent après le huitième de finale Belgique-Brésil (0-2).

Les objectifs à court terme sont de se qualifier pour l'Euro 2004 au Portugal. La Belgique est versée dans un groupe difficile comprenant la Bulgarie, la Croatie, Andorre et l'Estonie. Le , les Diables ratent leur entame face à la Bulgarie. Ils sont défaits sur le score de 0-2. Ils restent cependant en course grâce à deux victoires en Andorre (0-1) et en Estonie (0-1). Mais début 2003, les Diables sombrent à Zagreb, et repartent de Croatie battus sur le score de 4-0. Le poste de gardien est montré du doigt car Franky Vandendriessche (Excelsior Mouscron) n'a pas répondu aux attentes. En , la Belgique prend un point en Bulgarie (2-2) grâce à Philippe Clément et un auto-but de Petrov. Les Diables assurent ensuite l'essentiel en battant Andorre à Gand (3-0). En septembre, les Belges font chuter la Croatie au Stade Roi Baudouin (2-1), et terminent les qualifications sur une victoire contre l'Estonie (2-0). Insuffisant pour accrocher les barrages. Les Diables finissent à la et sont éliminés.

L'entame des qualifications pour le mondial 2006 en Allemagne est catastrophique. À Charleroi, la Belgique ne peut faire mieux qu'un piètre match nul face à la Lituanie (1-1). Dans un groupe qui comprend aussi des grosses formations comme l'Espagne, la Serbie-Monténégro et la Bosnie, tout faux-pas est, en effet, malvenu. En , les Espagnols battent logiquement des Belges réduits à 9 après les exclusions sévères de Deflandre et Goor (2-0). Complètement dépassée, la sélection belge sombre à domicile face à la Serbie-Monténégro (0-2). Plus que résultat, le manque d'esprit saute aux yeux. Les critiques commencent à se faire virulentes, et la grosse défaite en amical en Égypte début 2005 (4-0) n'arrange rien à la position fragilisée du sélectionneur fédéral. Les Diables pensent se relancer à la faveur d'une victoire (4-1) contre la Bosnie. Mais les prestations sont irrégulières, et souvent décevantes. Le public belge se désintéresse peu à peu de son équipe représentative. Et la très difficile victoire à Saint-Marin (1-2) n'arrange rien. Les Diables accrochent ensuite les Serbo-Monténégrins chez eux (0-0), mais ce bon résultat est insuffisant. En , la Belgique perd ses dernières illusions en chutant en Bosnie (1-0). La victoire face au faible Saint-Marin (8-0) est inutile, et la campagne se termine en roue libre par deux nouvelles contre-performances : une défaite face à l'Espagne (0-2) et un nul en Lituanie (1-1). Pour la première fois depuis 1978, la Belgique rate une qualification pour la Coupe du monde. Aimé Anthuenis n'est pas prolongé au poste de sélectionneur et est remplacé par René Vandereycken, avec pour objectif de se qualifier pour l'Euro 2008 en Suisse et en Autriche.