Les Aristochats (The Aristocats) est le long-métrage d'animation et le d'animation » des studios Disney. Sorti en 1970 et réalisé par Wolfgang Reitherman, ce film est inspiré par une histoire de Tom McGowan et Tom Rowe, qui met en scène des chats désignés comme héritiers par une vieille dame parisienne, aux prises avec un majordome qui souhaite bénéficier seul et rapidement de cet héritage.
Ce film est le dernier dont la production a été approuvée par Walt Disney, mort fin 1966, avant la réalisation du film. L'élément le plus important du film est sa musique, avec la participation de Maurice Chevalier et des frères Sherman. Malgré un succès en salles, les critiques négatives sont nombreuses surtout à cause de la réutilisation d'une recette classique, tant dans le scénario que dans l'animation, dans les acteurs ou dans la musique. Ces critiques sont vues comme une conséquence de la mort de Walt Disney tandis que d'autres évoquent les départs à la retraite progressifs de la plupart des artistes du studio. L'absence d'un méchant d'envergure est aussi un sujet de critiques.
Après Le Livre de la jungle en 1967, le film s'inscrit pour les spécialistes dans les prémices de la période de déclin des années 1970 qui précède une forme de léthargie tout au long des années 1980, avant le « Second âge d'or », débutant en 1989.
Synopsis thumb|Costumes représentant Scat Cat (avec un accordéon) et un des membres de son groupe, à Amsterdam en 1971. À Paris, en 1910, une chatte nommée Duchesse vit avec ses trois chatons, Marie, Toulouse et Berlioz, dans la demeure d'une ancienne chanteuse d'opéra, Adélaïde Bonnefamille. Cette riche vieille dame décide de faire son testament avec l'aide de son vieil ami notaireDans la version française, il est présenté comme notaire dans le dialogue, ce qui correspond à la réalité juridique française. C'est pourtant un avocat dans la version originale ( en anglais)., Georges Hautecourt. Comme elle n'a pas de famille vivante, avec ses dernières volontés, elle lègue désormais toute sa fortune à ses chats et stipule que sa fortune leur appartiendra jusqu'à leur mort puis ira au majordome de la maison, Edgar.
Ce dernier apprend la nouvelle par hasard grâce à un tube acoustique qui relie sa chambre à la pièce où se situent Madame Bonnefamille et son notaire. Déçu de voir que celle qu'il sert fidèlement depuis tant d'années le fait passer après ses chats dans son testament, et persuadé que les animaux vont lui survivre, il décide d'hâter la procédure en se débarrassant définitivement de toute la famille féline. Pour ce faire, il endort les chats en mettant des somnifères dans leur nourriture et part à la campagne pour les y abandonner. Mais le projet est mis à mal par deux chiens de ferme, Napoléon et Lafayette, qui attaquent Edgar.
Il finit par s'enfuir, perdant dans la bataille son parapluie, son chapeau et le panier avec les chats dans le side-car de sa moto pendant la lutte. Les chats sont abandonnés dans la campagne française tandis que, chez , la maîtresse de maison, la souris Roquefort et le cheval Frou-Frou s'aperçoivent de leur disparition. Le lendemain, Duchesse rencontre Thomas O'Malley, un chat de gouttière qui offre son aide pour guider la chatte et ses trois chatons à Paris, tout en adoptant une attitude de séducteur envers Duchesse.
Pendant ce temps, Edgar savoure son succès, qu'il révèle à Frou-Frou, mais se rend compte aussitôt avec horreur que les affaires qu'il a abandonnées cette nuit-là sont autant d'indices qui peuvent l'incriminer.
Les chats se heurtent à plusieurs difficultés sur le chemin du retour. Ils tentent d'abord de faire clandestinement du stop à l'arrière d'un fourgon de lait avant d'en être chassés par le chauffeur. Par la suite, Marie tombe dans une rivière et O'Malley plonge pour la sauver. Aux abords d'un champ, le groupe rencontre deux oies anglaises, Amélia et Amélie, qui effectuent un tour de France.
Les deux oies révèlent qu'elles ont l'intention d'aller à Paris, et Duchesse accepte de se joindre à elles. Lorsque le groupe arrive au Petit Café, ils rencontrent l'oncle des deux oies, Waldo, totalement ivre pour avoir été mariné dans du vin blanc par un chef du restaurant. Amélie et Amélia décident de le reconduire chez lui.
Une fois dans Paris, les chats se déplacent sur les toits de la ville et rencontrent Scat Cat et son groupe de chats musiciens, des amis de O'Malley. Duchesse et les chatons découvrent alors la bohème parisienne et chantent en chœur Tout le monde veut devenir un cat. Après le départ des musiciens, les chatons s'allongent dans un lit pendant que Duchesse et O'Malley s'installent sur un toit non loin pour discuter, mais ils sont écoutés par les trois petits depuis un rebord de fenêtre.
Le sujet de discussion porte sur l'éventualité que Duchesse reste auprès de O'Malley et l'épouse, mais elle refuse par loyauté envers Madame Bonnefamille, pensant aussi qu’elle n’aime pas les chats de gouttière. Pendant ce temps, après une nouvelle course-poursuite avec les deux chiens, Edgar parvient à récupérer son side-car, son parapluie et son chapeau dans la ferme de Napoléon et Lafayette.
Les chats retrouvent le chemin de la maison et rentrent chez eux et O'Malley les quitte résigné. Edgar découvre qu’ils sont revenus, les capture dans un sac et les cache dans le four de la cuisine. Les chats demandent à Roquefort de prévenir O'Malley pour qu'il les aide. Ce dernier décide de revenir alors à leur secours en ordonnant à Roquefort de trouver Scat Cat et ses amis pour qu'ils viennent en renfort.
Edgar retire les chats du four et les place dans une malle avec le projet de les envoyer à Tombouctou, en Afrique. O'Malley, Scat Cat, son gang et le cheval Frou-Frou s'attaquent à Edgar pendant que Roquefort libère Duchesse et les trois chatons. Les chats de gouttière parviennent à maîtriser Edgar afin que Frou-Frou le pousse et l'enferme dans la malle en partance pour l'Afrique. Les messagers la chargent dans leur fourgon.
Madame Bonnefamille retrouve ses chats, fait connaissance avec O'Malley et c’est par lui qu’elle décide de changer son testament en remplaçant Edgar. Georges et elle ignorent d’ailleurs la raison de son départ. Elle crée une fondation pour les chats errants de Paris. Lors de l'inauguration, Scat Cat et ses amis interprètent à nouveau Tout le monde veut devenir un cat.
La dernière scène montre tous les animaux protagonistes réunis lors d'une fête : la famille de Duchesse et O'Malley, le groupe de Scat Cat, les oies Amélie, Amélia et leur oncle Waldo, le cheval Frou-Frou et la souris Roquefort, et même les deux chiens Napoléon et Lafayette. Ces deux derniers annoncent la fin du film en aboyant, le film se terminant ainsi sur cette scène.
Fiche technique Titre original : (parfois écrit ) Titre français : Les Aristochats Réalisation : Wolfgang Reitherman, assisté de Ed Hansen et Dan Alguire Scénario : Larry Clemmons, assisté de Ken Anderson, Julius Svendsen, Frank Thomas, Vance Gerry, Eric Cleworth et Ralph Wright d'après Tom McGowan et Tom Rowe Conception graphique : Direction artistique : Ken Anderson Cadrage (Layout) : Don Griffith, assisté de Basil Davidovich et Sylvia Roemer Décors : Al Dempster, assisté de Bill Layne et Ralph Hulett Animation : Supervision : Milt Kahl, Ollie Johnston, Frank Thomas et John Lounsbery Animation des personnages : Hal King, Eric Cleworth, Eric Larson, Fred Hellmich, Walt Stanchfield, Dave Michener et Julius Svendsen Effets spéciaux : Dan MacManus et Dick Lucas Son : Robert O. Cook (supervision) Montage : Tom Acosta (film), Evelyn Kennedy (musique) Musique : Compositeur : George Bruns Chansons Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, . : Terry Gilkyson (Thomas O'Malley ), Floyd Huddleston et Al Rinker (), Richard M. Sherman et Robert B. Sherman (, , ) Orchestrations : Walter Sheets Production : Wolfgang Reitherman et Winston Hibler ; Don Duckwall (direction de production) Société de production : Walt Disney Pictures Société de distribution : Buena Vista Pictures Distribution Pays d'origine : Langue originale : anglais Budget : plus de 4 millions de dollars Format : Couleur (Technicolor IB) - - 1,37:1 (1,75:1 - soft ou hard matte) - Mono (RCA Sound System) Durée : 78 minutes Dates de sortie : États-Unis : France :
Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Leonard Maltin Leonard Maltin, The Disney Films : Edition, ., John Grant John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters, ., Mark Arnold. et IMDb..
Distribution
Voix originales
Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Leonard Maltin, Mark Arnold et IMDb
Voix françaises
Sauf mention contraire ou complémentaire, les informations proviennent des cartons DVD ainsi que des sources suivantes : Voxofilm (NB : cette source dit se baser notamment sur les cartons DVD et sur le forum La Gazette du doublage). et Les Grands Classiques (NB : cette source dit se baser sur plusieurs sources : le site Disney Central Plaza, le forum La Gazette du doublage, le blog Dans l'ombre des studios, et le forum Doublage francophone)..
Distinctions Les Aristochats n'obtient aucune nomination ni récompense dans les festivals, ni dans les cérémonies majeures. Le film est seulement distingué par un prix catalan ainsi que pour ses performances au box-office allemand.
Récompenses
Prix Sant Jordi du cinéma 1972 : Meilleur film pour enfants. Goldene Leinwand 1973 : Film ayant attiré plus de 3 millions de spectateurs Aristocats sur goldene-leinwand.de. Goldene Leinwand 1981 : Film ayant attiré plus de 6 millions de spectateurs (1 étoile) Nominations
Grammy Awards 1971 : Meilleur album pour enfants
Sorties cinéma Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database..
Premières nationales
Ressorties principales
Sorties vidéo - VHS (France) - VHS (États-Unis et Québec) 1999 - VHS et DVD (Europe) - VHS et DVD (Québec) collection « classique or » - VHS et DVD (France) incluant Cousin de campagne - DVD Collector avec film remasterisé (États-Unis). - DVD Collector avec film remasterisé (France) incluant Gai, gai, baignons-nous. - Blu-ray
Toutes ces versions présentent le film dans son format d'origine, à l'exception de la version laserdisc qui est recadrée en panoramique.
Origine et production
Genèse
Les Aristochats est le dernier long-métrage initié par Walt Disney avant sa mort, en . Le scénario, inspiré d'une nouvelle d'Émile Zola intitulée Le Paradis des chats. (de 27:27 à 27:49).Cette nouvelle est extraite du recueil Nouveaux contes à Ninon, paru en 1874. Le texte est disponible sur Wikisource : Le Paradis des chats., l'avait intrigué, mais il n'avait pas eu le temps d'organiser une seule réunion avec un membre de l'équipe du projet Frank Thomas et Ollie Johnston, The Disney Villain, .. John Grant note qu'un court métrage d'animation réalisé en 1943 par Chuck Jones pour Warner Bros. s'intitule Un chat bien né () mais n'a aucun rapport avec le film de Disney John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters, ..
Début , Walt Disney est à Londres avec plusieurs membres du studio et il demande à Harry Tytle, producteur et superviseur de production chez Disney, de rencontrer Tom McGowan pour concevoir des histoires animalières pour de futures productions.. McGowan est le réalisateur du moyen métrage (1960) et réside à Londres avec sa famille. Les deux hommes se rencontrent le et avant le début de l'année 1962, McGowan a déjà récolté plusieurs esquisses de scénarios auprès d'auteurs, dont l'une concerne une famille de chatons et leur mère à New York. Deux mois plus tard, Tytle est à Rome pour superviser le téléfilm avec Annette Funicello. McGowan informe Tytle que l'histoire a été complétée par Tom Rowe, un auteur américain vivant à Paris, dont il paie personnellement les dépenses.