Shangri-La est un lieu imaginaire décrit dans le roman (titre traduit en français : Les Horizons perdus), écrit par James Hilton en 1933, et adapté au cinéma par Frank Capra en 1937 (Les Horizons perdus)
Le lieu imaginaire narre l'histoire des rescapés d'un accident d'avion qui réussissent à atteindre une lamaserie utopique, appelée « Shangri-La », aux confins du Tibet. Il s'agit d'un lieu fermé dans lequel on voit de merveilleux paysages et où le temps est suspendu dans une atmosphère de paix et de tranquillité.
Les inspirations possibles En ce qui concerne l'étymologie, en tibétain, un la est un col de montagne. Shangri-La signifie donc le « col Shangri ».
Quant au nom et au concept de Shangri-La, ils auraient pu être inspirés par le mythe de Shambhala, introduit en Occident dès le . gauche|vignette| Station de Shangrila dans la vallée de Skardu. Une suggestion généralement envisagée pour le Shangri-La de Hilton est la vallée de la Hunza dans le nord du Pakistan, proche de la frontière tibétaine, que Hilton a visitée quelques années avant de publier Les Horizons Perdus. Cette vallée verte isolée, entourée par les montagnes, fermée sur l’extrémité ouest de l'Himalaya, est proche de la description du roman tant par sa description géographique que par le mode de vie de ses habitants qui, selon Christian H. Godefroy, ne connaissent pas la maladie, vivent centenaires, et n'ont ni banques ni prisonsChristian H. Godefroy, Le Secret de santé des Hunzas, chez l'auteur, 1984, 60 p..
Ayant visité le comté autonome tibétain de Muli du sud du Sichuan en 1999, les explorateurs américains Ted Vaill et Peter Klika ont affirmé que le monastère de Muli dans cette région éloignée était le modèle du Shangri-La de James Hilton. Ce dernier en aurait appris l’existence dans les écrits sur ce secteur publiés par l’explorateur américano-autrichien Joseph Rock dans la revue américaine National Geographic à la fin des années 1920 et au début des années 1930 Timothy Carroll, « », , Londres, 29 juillet 2002.. Vaill a réalisé un film fondé sur ses recherches, « », qui fut présenté au Festival du film de Cannes en 2007.
Les légendaires montagnes de Kun Lun au Tibet offrent d’autres vallées possibles pour situer Shangri-La.
Shangri-La et le tourisme gauche|vignette| Zhongdian dans le Yunnan. Afin de promouvoir le tourisme, plusieurs lieux de l'Himalaya bouddhiste au Tibet, au Bhoutan et dans le nord de l’Inde et du Pakistan se réclament du Shangri-La fictif de Hilton Alec Ash, « », sur TheWorldPost, 19 juin 2010..
La station de Shangrila dans la proche vallée de Skardu est une attraction touristique populaire.
En République populaire de Chine, le comté de Zhongdian (Gyalthang en tibétain) a été renommé Shangri-La (, Xiānggélǐlā, en chinois) en 2001, pour attirer les touristesKatia Buffetrille, « Les toponymes tibétains sont associés à des traditions que la sinisation supprime », Le Point, 12 mai 2016..
Notes et références
Voir aussi Video game Uncharted 2 (Naughty Dog)
Articles connexes Joseph Rock (1884-1962) James Hilton (1900-1954) Shambhala (mythe)
Liens externes Jamyang Norbu, , (mise au point sur le thème de Shangri-La) Shangri La : une utopie montagnarde contrariée, sur Le Dahu libéré L’impact du développement du tourisme sur le patrimoine de la Chine du Sud, de Jérôme Bouchaud, dans Le Monde Chinois. Quand la fiction devient réalité : le cas du mythique monastère de Shangri-La, de Benjamin Pelletier.
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