Théophile Cambre était un joueur français de rugby à XV, né le à Bordeaux et décédé le . Il a joué au poste d'arrière au FC Oloron dont il fut le premier international du club. et à l'Aviron bayonnais. Cambre a également été sélectionné à quatre reprises en équipe de France. Son numéro de joueur à la FFR est le 126.
Cambre était connu pour être un arrière de classe et un buteur régulier au-delà des 40 mètres.
Carrière de joueur Théophile Cambre a grandi à Pau, où il se fait connaitre en participant à des épreuves d'athlétisme.
Cambre commence sa carrière au Béarn Sporting Club à Pau et se fait remarquer localement, avant de rejoindre les rangs de la Section paloise, aux côtés des Potter, Bernicha, Pierrot et autres Tournier.
Cambre est titulaire lors de l'inauguration des tribunes du Stade de la Croix du Prince, le , face au CA Périgueux. Les Verts et Blancs l'emportent 35 à 6.
Remplaçant à la Section, Théophile Cambre rejoint ensuite le FC Oloron après la Grande guerre. Cambre s'impose en Haut-Béarn et est sélectionné en équipe de France. Il dispute ainsi un match de sélection le à Bayonne.
Cambre affronte l'Angleterre à Twickenham devant pour la première de ses trois sélections obtenues lors du Tournoi des Cinq Nations 1920.
Après le match, le journaliste Géo Lefèvre du quotidien L'Auto déclare :
À l'occasion d'un match du Tournoi des Cinq Nations, Cambre fait la tournée des pubs de Dublin en compagnie du Sultan Jean Sébédio et de Marcel-Frédéric Lubin-Lebrère en pleine Guerre d'indépendance irlandaise. Les trois joueurs sympathisent avec des locaux et chantent La Marseillaise, devenu le chant des républicains irlandais. La police britannique les interpelle et les trois joueurs effectuent un court séjour en prison, avant de s'imposer face à l'Irlande le lendemain pour la du XV de France à l'extérieur dans le tournoi des Cinq Nations.
En , Cambre rejoint l'Aviron bayonnais dans des circonstances floues. Cambre se marie à Peyrehorade et signe à Bayonne.
Le président du FC Oloron, Emile Pasquignon-Loubet, s'était pourtant engagé dans une lettre ouverte au journal L'Auto à ce que le joueur ne quitte pas le club.
Cambre rejoint l'Aspremontoise de Peyrehorade l'année suivante. Cambre devient négociant à Peyrehorade, ville où il reste vivre jusqu'à son décès en 1954.
En club Béarn Sporting-Club Section paloise FC Oloron Aviron bayonnais Aspremontoise
En équipe nationale Théophile Cambre a disputé quatre matchs internationaux en 1920. vignette|L'équipe de France de rugby qui a battu l'équipe des États-Unis
Debout, de gauche à droite : Thierry, Lubin, Biraben, Moureux, Sebedio, Cassayet, Larrieu, Soulié.
Assis : Got, Crabos, Struxiano (capitaine), Bordes et Jaurreguy. A terre : Billac et Cambre. , Londres8 - 3, Colombes5 - 6, Dublin7 - 15, Colombes14 - 5
Notes et références
Annexes Bibliographie
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