Le Gazélec Football Club Ajaccio, couramment appelé Gazélec Ajaccio ou GFCA, est un club de football français situé à Ajaccio, issu de la fusion en 1960 de deux clubs de la ville, le « Football Club ajaccien » et le « Gazélec Corse Club ». C'est aujourd'hui le second club de la ville corse avec l'AC Ajaccio.
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Histoire Genèse du club (1960-1961) Le Gazélec Football Club Ajaccien voit le jour en 1960 à la suite de la fusion entre le Football Club ajaccien et le Gazélec Corse Club. Les deux clubs évoluaient pour la saison 1959-1960 tous les deux en Division d'Honneur, le FC Ajaccio en terminant quatrième et le Gazélec Corse Club troisième. Le FC Ajaccio, fondé au tout début des années 1930, succédait lui-même en 1910 à la Jeunesse sportive ajaccienne fondée en 1906. Le FC Ajaccio avait été un club de poids dans le football corse, ayant été quatre fois de champion de Corse en 1937, 1938, 1956 et 1957, mais traversait alors une passe difficile. Le Gazélec Corse Club est quant à lui initialement un club corporatif monté par des agents EDF-GDF, fondé en 1957. Le nom Gazélec est fréquemment donné aux clubs corpos d'EDF-GDF (Gaz = Gaz de France et élec = Électricité de France).
Le premier stade du Gazélec se nomme "Miniconi", du nom du président du FC Ajaccio. Le club s'installe à Mezzavia en 1961. Le , le club rend hommage au principal artisan de la création du Gazélec en 1960, Ange Casanova (décédé le ), en donnant son nom au stade Mezzavia.
Les belles années du Gazélec (1961-1972) thumb|right|upright|Pierre Cahuzac a offert 4 titres de champion de France amateurs au Gazélec, avec la casquette d'entraîneur-joueur entre 1961 et 1971.
Sur les conseils d'Albert Batteux, Pierre Cahuzac devient l'entraîneur de l'équipe en . Le club remporte dès lors le championnat de Corse et se trouve promu en Championnat de France amateur.
Pour sa première saison en CFA, le Gazélec se classe à la cinquième place du championnat. En Coupe de France, le Gazélec affronte l'AS Béziers en de finale. C'est la première fois qu'un club corse atteint ce stade de l'épreuve. Après un résultat nul (2-2) à Bastia, les deux équipes se retrouvent à Nice. Les spectateurs azuréens découvrent à cette occasion le « Canon à Mercure », véritable pièce d'artillerie, mascotte du Gaz. Néanmoins, devant plus de , le Gazélec s'incline face à l'AS Béziers au terme d'une rencontre riche en buts (2-3).
Au cours des années 1960, toujours sous la houlette de Pierre Cahuzac, le Gazélec connaît de nombreux succès avec quatre titres de champion de France amateurs en 1963, 1965, 1966 et 1968. La performance est d'autant plus remarquable qu'à cette époque, l'effectif du Gazélec était constitué en grande majorité d'agents électriciens et gaziers.
La fusion ratée du GFCA et de l'ACA (1972) En 1972, l'AC Ajaccio est l'objet de problèmes financiers à la suite d'erreurs dans la gestion des comptes du club. Alors, les dirigeants de l'ACA pensent à leurs rivaux du Gazélec Ajaccio afin de conserver le club parmi l'élite. En , les deux camps entrent en contact réel avec du côté de la délégation du Gazélec, Claude Lévy, Mathieu Armani ou encore le docteur Colonna d'Istria et du côté acéiste Jean Ferracci, Simon Cruciani et Jean-Étienne Alexandre. Les deux clubs trouvent un accord de principe pour fusionner, cependant les dirigeants du Gazélec refusent le statut de professionnalisme, et préfèrent les compétitions amateurs de la troisième division. À la suite de l'impossibilité économique d'avoir en même temps une équipe en première division et une autre en troisième, la fusion tombe à l'eau.. En outre, la volonté de mettre en avant des valeurs et mérites du football amateur, aura conduit les dirigeants du club à décliner la proposition de la municipalité d’Ajaccio de se rapprocher de l’ACA..
Entre deuxième et troisième division (1972-1999) Par la suite, l'ACA navigue entre la deuxième et la troisième division jusqu'au début des années 1990. Le club, alors en deuxième division, refait parler de lui avec plusieurs parcours en coupe de France qui le voient éliminer des clubs de l'élite (Toulon, Saint-Étienne…) et lui permet d'affronter l'Olympique de Marseille de Jean-Pierre Papin (défaite 3-1 au stade Ange Casanova). En 1992, le club atteint même les quarts de finale de la compétition où il s'incline à domicile face à Monaco, alors entraîné par Arsène Wenger, finaliste de la coupe des coupes européennes (défaite 2-0).
En 1997, le club alors en National 1, l'équivalent du National, fusionne avec le SCO ajaccien, club fondé en 1928 et vainqueur de la Coupe de Corse en 1957, évoluant alors en National 3. Le club prend alors le nom de Gazélec Football Club Olympique d'Ajaccio (GFCOA).
En 1997-1998, malgré l'arrivée de Pascal Olmeta, venu tout droit de l'Espanyol Barcelone, le club finit , à du leader du championnat National, son grand rival l'AC Ajaccio. Cette saison marque un changement dans la hiérarchie du football ajaccien. Le Gazélec se retrouve derrière l'Athlétic après plus de de règne sur la cité impériale.
L'accession en Division 2 refusée (1999) thumb|upright|left|Mickaël Pagis termine meilleur buteur du Gazélec en 1998-1999 en inscrivant 17 réalisations. En 1999, les dirigeants dont le président Robert Feliciaggi, sont bien décidés à rattraper le grand rival de l'AC Ajaccio. Durant l'intersaison, le club réalise un recrutement ambitieux fait de joueurs confirmés tels que Mamadou Faye, Radovan Turudija et Philippe Mazzuchetti qui s'ajoutent aux joueurs déjà présents au club tels que le défenseur Jean-Luc Luciani, le milieu Patrick Leonetti, l'attaquant belge Patrick Van Kets qui finira meilleur buteur du championnat ou encore le gardien Pascal Olmeta.
Le directeur sportif du club, André Di Scala, recrute également des joueurs méconnus qui seront les révélations de la saison comme l'attaquant axial Mickaël Pagis, Sadio Sow, les défenseurs Patrick Monny-Bille et Yannick Zambernardi ou encore le portier Hervé Sekli. Cet effectif, sous la responsabilité de Jean-Michel Cavalli, effectue un parcours en dents de scie jusqu'au mois de mars où au terme d'une soirée où il est défait 2-0 à Valenciennes, le club compte de retard sur le troisième, Valenciennes. Les Ajacciens entament alors une remontée qui les voit se retrouver à la troisième place à la veille de la dernière journée où ils jouent sur le terrain de l'US Créteil-Lusitanos alors deuxième du classement du National. Au terme d'un match à rebondissement, le Gazélec s'impose 2-1 au stade Dominique-Duvauchelle et est sportivement assuré d'accéder en Division 2.
Cependant, la Ligue de football professionnel refusera la montée du club ajaccien au motif qu'un article de son règlement interdit à une commune de moins de de compter deux clubs professionnels dans la même division. Les dirigeants ajacciens réagissent contre cette décision d'autant qu'à la Ligue, les opposants sont nombreux, tel le Sporting Club de Bastia. Finalement, la Ligue maintient sa décision. Un recours devant le conseil d'État est intenté par les dirigeants mais sera finalement rejeté par les instances décisionnaires.
Entre National et CFA (1999-2012) Le GFCOA demeure donc en National pour le compte de la saison 1999-2000 et n'aura pas le droit de monter bien qu'une décision de justice abrogera 6 mois plus tard l'article qui a empêché le Gazélec de monter. Le club a dû redémarrer la saison en jouant ses 5 premiers matches à domicile sur le continent (à Istres et Vitrolles). Après 2 premiers mois très difficiles où il n'emporte aucun match, il reçoit et bat Martigues 2-1 à Mezzavia pour son retour dans son antre grâce à des buts de Turudija et Sadio Sow. Les jeunes ajacciens, encadrés par Mickaël D'Amore, Radovan Turudija ou Patrick Leonetti, arracheront le maintien en fin de championnat, terminant à la quinzième place.
En 2000-2001, le club, en proie à des difficultés financières, recrute malin. Anthony Colinet, Julien François, Guillaume Deschamps et un certain Christophe Meslin rejoignent une équipe à reconstruire. Le nouvel entraineur Hubert Velud choisit un schéma de jeu résolument offensif qui verra le club finir du championnat et Meslin remporter le titre de meilleur buteur du National avec . L'équipe finira huitième après un très bon début de championnat. Mais on retiendra surtout cette année-là la venue en de finale de la coupe de France de l'AS Saint-Étienne, en plein affaire des faux passeports. Les Ajacciens, après avoir encaissé un but de Stéphane Pédron, égalisent grâce à Gautier, puis prennent l'avantage par Meslin qui dribble Jérémie Janot avant de marquer dans le but vide. Mais à la , alors que 3 minutes d'arrêts de jeu sont annoncés, Julien Sablé profite d'un cafouillage pour égaliser. Les verts s'imposent en prolongation grâce à Chavériat, qui détourne involontairement une frappe de Pédron. En fin de saison, la DNCG rétrograde le club en DH et menace de le mettre en liquidation judiciaire. Le club et les supporters font tout pour empêcher cela. Une manifestation est organisée devant la préfecture de région. Nombreuses sont les personnes qui y participent. Ils réussiront à réduire la sanction en obtenant une rétrogradation en CFA.
Le club ne reste que 2 saisons en amateur et remonte avec de gros objectifs. Marc Libbra est ainsi recruté pour jouer la montée en L2. Après une très bonne première partie de saison (les gaziers sont deuxièmes à la trêve), les hommes de Jean-Luc Luciani s'écroulent, ce qui lui coûtera sa place : il est remplacé par Baptiste Gentili. Après une saison de transition avec une équipe de jeunes, le club semble reparti pour jouer l'accession avec un recrutement qui paraît correct. Mais le GFCOA vit là une des pires saisons de son histoire, finissant dernier du championnat National, avec un changement d'entraineur dès octobre (Baptiste Gentili remplacé par Patrick Leonetti).
S'il n'est pas en réussite en championnat où il ne termine jamais très loin de l'accession, son parcours en coupe de France est excellent. Un de finale face à Strasbourg (1-2) en 2006-2007, un de finale à Amiens (1-0) en 2007-2008 et pour la saison 2008-2009, les diables rouges ont réédité l'exploit pour un club amateur d'atteindre pour la deuxième fois consécutive les de finale. Cette fois-ci, c'est le Paris Saint-Germain qui leur est proposé. Sur le terrain, les Ajacciens s'inclinent 3-0. Mais en championnat, le club patine toujours et n'accède pas une fois de plus au National.
Après une nouvelle bonne saison ponctuée cependant d'une deuxième place insuffisante pour accéder, le Gazélec remplace son entraineur emblématique Patrick Leonetti par l'entraineur du Pontet, Dominique Veilex. À la suite d'une saison 2010-2011 mouvementée et marquée par un terrible mois d'octobre (2 défaites à l'extérieur consécutives en encaissant plus une élimination en coupe de France face à une équipe de DH, l'AS Propriano évoluant à 10), le club décroche l'accession le , lors de l'avant dernière journée. Les Ajacciens l'emportent 2-1 face à l'US Albi, devant un stade de Mezzavia en fête. Le Gazélec retrouve donc le championnat National pour la saison 2011-2012 avec comme objectif de s'y maintenir et de pérenniser le club à ce niveau.
La métamorphose du club (2012-2015) thumb|Le Gazélec Ajaccio (ici en blanc) lors d'un match de National contre le Paris FC le au stade Charléty.