Ratu est un mot qu'on retrouve dans de nombreuses langues austronésiennes. Une autre forme de ce mot est datu ou datuk. Il est vraisemblable qu'à l'origine, ce mot désignait le chef Robert Cribb, Historical Atlas of Indonesia, Curzon, Richmond, Surrey (2000), p. 73.
Philippines Aux Philippines, datu était le titre des chefs, princes souverains et monarques<ref>Pour plus d'informations sur le système social de la société philippine indigène avant la colonisation espagnole, voir Barangay dans Enciclopedia Universal Ilustrada Europea-Americana, Madrid: Espasa-Calpe, S. A., 1991, Vol. VII, : .</ref> dans les régions de Visayas Gaspar de San Agustin, O.S.A., Conquistas de las Islas Filipinas (1565-1615), Manuel Merino, O.S.A., ed., Consejo Superior de Investigaciones Cientificas: Madrid 1975, pp. 374-375. et MindanaoÀ Mindanao, il y a eu plusieurs sultanats. Parmi ceux que l'histoire a le plus retenus figurent le sultanat de Maguindanao, le sultanat de Sulu, et la . Cf. http://www.royalsocietydignitariesgroup.org/royal-house-of-sultan-council.php.
Indonésie Dans différentes langues d'Indonésie, ratu a le sens de « roi » ou « prince. »Datuk (dato en Malaisie) est un titre honorifique.
Fidji Aux Fidji, ratu est un titre de noblesse porté par les individus ayant un rang de chef. L’équivalent féminin est adi (prononcé [andi])Andi est un titre de noblesse dans le Sulawesi du Sud.
La noblesse fidjienne comprend environ soixante-dix chefs. Chacun d'entre eux appartient à une famille qui a traditionnellement gouverné une partie du pays. Il existe une hiérarchie entre les différents rangs de chefs. Le clan Mataiwelagi est parfois considéré comme étant celui qui occupe le plus haut rang; ses membres descendent de Seru Epenisa Cakobau, le premier chef à avoir unifié les îles Fidji et à les avoir placées sous son autorité en 1871.
Au , le ratu Udre Udre, un chef cannibale d'un peuple fidjien vivant dans le nord de l'île de Viti Levu, se fait connaître par sa cruauté. Selon les chiffres, le bilan de ses victimes s'élèverait de 872 à 999 personnes., même si des chiffres inférieurs ont été avancés..
Pendant l'époque coloniale, les Britanniques s'appuient sur les chefs traditionnels, et obtiennent leur soutien. Ils créent le Grand Conseil des Chefs.
À la suite de l'indépendance, en 1970, les chefs fidjiens continuent à exercer une influence sur la vie politique du pays. Certains se lancent en politique dans le cadre d'un système électoral démocratique hérité des institutions britanniques. Le Grand Conseil des Chefs, lui, a pour fonction principale de nommer le président, tandis que le premier ministre est issu du Parlement élu.
Parmi les ratu célèbres se trouvent ratu Seru Epenisa Cakobau, ratu Josefa Iloilovatu, ratu sir Kamisese Mara, ratu Tevita Momoedonu ou encore ratu sir Lala Sukuna.
Notes et références
Catégorie:Titre de noblesse Catégorie:Politique aux Fidji Catégorie:Titre coutumier fidjien