La Prairie est une municipalité du Québec. Elle fait partie de la MRC de Roussillon dans la région de la Montérégie. Elle est située sur la Rive-Sud de Montréal.
Toponymie « La Prairie » est aujourd'hui la graphie officielle; cependant par le passé « Laprairie » était la forme la plus courante, et « LaPrairie » a aussi été employéeVoir par exemple les numéros du bulletin « Le Bastion » de la Société d'histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine.
La Commission de toponymie écrit à son propos : « À cette époque, « prairie » constituait un terme très répandu dans les désignations de fiefs et de terres, connotant un aspect publicitaire, descriptif et même juridique. Lors de la création de la municipalité du village de Laprairie (de la Magdelaine) en 1846, par suite de son détachement de celle de Laprairie créée un an plus tôt, laquelle comprenait la paroisse de Notre-Dame de Laprairie de La Magdelaine (1692), on a mis à contribution à la fois l'élément naturel et l'anthroponyme qui l'identifiait. Lors de l'adoption du deuxième décret d'érection de la paroisse en 1835, on lui attribue le nom de La Nativité de la Sainte-Vierge de Laprairie de la Magdelaine. En 1909, lors de l'obtention du statut de ville, la dénomination était amputée de son second élément en raison de l'usage localToponymie : La Prairie. »
Histoire gauche|vignette|Vue d'une rue du Vieux-Laprairie. Ce sont les Jésuites qui occupèrent en premier le site actuel de La Prairie La Prairie de la Magdelaine et antérieurement appelé Saint-François-Xavier-des-Prés. La seigneurie de la Prairie-de-la-Madeleine leur fut accordé par Jacques de La Ferté de la Compagnie des Cent-Associés en 1647. C'est à La Prairie que se déroule l'histoire de Kateri Tekakwitha. La Prairie fut fondé en 1667, date où les premiers colons et les Jésuites vinrent s'y installer.
En 1668, le site était nommé sous le nom iroquois de Kentaké qui signifie « à la prairie ». Dans le début de l'histoire montréalaise, le territoire de La Prairie fut à de nombreuses reprises visité par des Iroquois et des Anglais de New York, entre autres lors de l'expédition anglo-iroquoise en 1691. La bataille de La Prairie eut lieu lorsque, le matin du , les troupes anglaises de Pieter Schuyler décidèrent d'attaquer le fort La Prairie.
Durant la guerre d'indépendance américaine, le quartier-général des mercenaires allemands au Canada est établi sur ce site.
En 1845 est fondée la municipalité du village de Laprairie. Un an plus tard, c'est celle de Laprairie-de-la-Magdelaine qui est créée. C'est en 1909 que La Prairie obtint son statut de ville. La réalisation d'un chemin de fer, le premier au Canada, entre La Prairie et Saint-Jean-sur-Richelieu accéléra grandement le développement commercial du village. Le transport maritime a également joué un rôle très important dans l'histoire laprairienne.
La Collection d'archives de la ville de Laprairie est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du QuébecCollection ville de Laprairie (P460) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).. De plus, le centre d'archives de Montréal conserve le fonds d'archives de la paroisse de La-Nativité-de-la-Sainte-Vierge (église de La-Nativité-de-La-Prairie)Fonds Paroisse de La-Nativité-de-la-Sainte-Vierge, église de La-Nativité-de-La-Prairie (P761) - Bibliothèque et Archives nationales du Quénec (BAnQ)..
Les Patriotes de La Prairie Parmi les douze Patriotes exécutés pour haute trahison en 1839, quatre d'entre eux étaient originaires de La Prairie. En 1979, un monument commémoratif a été érigé dans le parc municipal de Saint-Philippe de La Prairie par le Comité des Patriotes de Saint-Philippe de La Prairie en leur honneur.
Joseph Robert : 58 ans, cultivateur. Né à La Tortue (Saint-Mathieu), près de La Prairie. Il s'engage auprès des Patriotes dès 1832 et appuie les 92 résolutions de Papineau. Ambroise Sanguinet : 39 ans, cultivateur. Né à Varennes. Charles Sanguinet : 36 ans, cultivateur. Né à Varennes. François-Xavier Hamelin : 21 ans, cultivateur. Né à Saint-Philippe. Lieutenant de la compagnie du capitaine Joseph Robert.
Évènements majeurs L’histoire de la municipalité est à deux reprises bouleversée par des incendies majeurs, qui ont considérablement affecté son économie et réduit son influence sur la région..
Le , Laprairie est victime d’un premier incendie qui laisse une majeure partie du vieux bourg (équivalent à ce qui est désigné depuis 1975 comme « l’arrondissement historique ») en ruines. Une forge est suspectée d’être le point d’origine, et l’équipement défectueux de la caserne de pompiers locale n’a pas permis d’empêcher la propagation des flammes, menant à une intervention tardive de volontaires et professionnels originaires de Montréal et Longueuil. Un article du quotidien d’époque La Minerve estime une perte totale d’au moins canadiens et qualifie le village au lendemain des évènements d’« immense monceau de ruines ». De son côté, la Société d’Histoire de La Prairie-de-La-Magdeleine note la perte de .. L’urgence de reconstruire à la suite du désastre mène à une utilisation accrue de bois dans les nouvelles structures, dû à la facilité de son obtention.. Cet évènement, couplé à d'autres facteurs, contribue à réduire de façon significative l'essor économique de la municipalité. L’évènement est aujourd’hui peu connu du grand public, mais constitue tout de même un pilier central de l’histoire locale.
Le deuxième incendie, survenu en dans la section nord de la municipalité, est nettement moins important que le premier et détruit dont le couvent original des Sœurs de la Providence.. Si peu de détails sont disponibles sur le sujet, il est dit que cet évènement, couplé à la présence de nombreuses briqueteries, initia un tournant architectural favorisant un usage plus considérable de la brique. L'église de La-Nativité-de-la-Sainte-Vierge, outre son apparence distinctive, est également notable pour avoir survécu à ces deux incidents, bien qu'elle ait été altérée à de nombreuses reprises pour d'autres raisons.
Géographie La rivière Saint-Jacques traverse la municipalité du sud au nord où elle la délimite en coulant vers le nord-ouest jusqu'à sa confluence avec le fleuve Saint-Laurent.
Municipalités limitrophes
Climat Bien que chaud l'été comme froid l'hiver, La Prairie se démarque par un climat généralement tempéré. Celui-ci se fait d'ailleurs plus sentir le printemps et l'automne. Les hivers y sont froids et parfois longs (la neige est habituellement présente de la mi-novembre à la mi-avril), avec des températures inférieures allant parfois jusqu'à moins 30 degrés Celsius, sans y ajouter le facteur éolien. Les précipitations de neige peuvent souvent atteindre d'épaisseur. L'été, les températures annuelles peuvent excéder les 30 degrés, ce qui ponctue la température de canicules fréquentes.
Démographie
Le recensement de 2021 y dénombre , soit 9,1 % de plus qu'en 2016.
Administration Le maire de la ville est Frédéric Galantai, élu lors des élections municipales de 2021, et ce, pour une durée de quatre ans. Auparavant, la fonction était assurée par Donat Serres, élu en , à la suite du décès de Lucie F.-Roussel. Cette dernière a succombé à plusieurs piqûres de guêpes.
La PrairieMaires depuis 2003 Élection Maire Qualité Résultat 2003 Guy Dupré Maire de 1991 à 2005 Voir 2005 Lucie Roussel Candidate libérale de La Prairie en 2012Conseillère municipale de 1999 à 2005Décédée en fonction en 2014 Voir 2009 Voir 2013 Voir 2014 Donat Serres Conseiller municipal de 2005 à 2014 Voir 2017 Voir 2021Frédéric Galantai Voir 2025 Voir Élection partielle en italiqueDepuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises
Personnalités Aimé Guérin (1832-1909), draveur canadien. Claude Guilmain (1958-), dramaturge. Louis Saint-Hilaire (1860-1922), peintre, illustrateur, décorateur d'églises et restaurateur d'art. Tancrède Sauvageau (1819-1892), maire de La Prairie, député. Thomas-Auguste Brisson (-), médecin et maire, auteur d'une correspondance de lettres et qui a donné son nom au Parc Thomas-Auguste-Brisson. François Malepart de Beaucourt (1740-1794), peintre. Emmanuel Desrosiers (1897-1945), écrivain. Edme Henry (1760-1841), homme d'affaires et politicien. Jean-Baptiste Varin (1810-1899), homme politique. Chantal Lamarre (1963-), comédienne, chroniqueuse, animatrice, écrivaine et metteure en scène. Hermine Lancette (1861-1943), une autrice, journaliste et institutrice québécoise. Marilyse Bourke (1976-), comédienne.
Transport Le transport en commun est assuré par l'organisme Exo Le Richelain, également responsable des municipalités voisines de Candiac et de Saint-Philippe. Plusieurs lignes d'autobus internes desservent la municipalité et les autres municipalités voisines, alors que d'autres lignes les relient plutôt à Longueuil ou Montréal. Des lignes de taxibus existent également pour desservir les quartiers les moins densément peuplés.
La Prairie est traversée par plusieurs axes routiers provinciaux, notamment les autoroutes 15 et 30 ainsi que les routes 104, 132, 134 et 217.
Éducation La Prairie compte quatre écoles primaires et deux écoles secondaires du centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries (auparavant la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries). Un collège privé se trouve également sur le territoire de la municipalité. La Commission scolaire Riverside dessert les élèves anglophones de la ville, bien qu'aucune école ne se trouve à La Prairie.
Établissements primaires : École Émilie-Gamelin École Jean-XXIII École Notre-Dame-Saint-Joseph École de la Petite-Gare Établissements secondaires : l'école secondaire de la Magdeleine, une école publique offrant entre autres le programme d'éducation internationale (PEI); l'école secondaire Saint-François-Xavier, une école publique accueillant les élèves jusqu'à la troisième secondaire, après quoi ceux-ci sont transférés à l'école de la Magdeleine; le Collège Jean-de-la-Mennais, une école secondaire privée mixte du du primaire à la secondaire. Autres établissements :
le Centre d'éducation aux adultes du Goéland; le Centre de formation professionnelle Compétence-de-la-Rive-Sud.
Site patrimonial de La Prairie Le secteur le plus ancien de La Prairie a été déclaré site patrimonial le grâce à la Société d'histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine. Le Répertoire du patrimoine culturel du Québec en dit ceci : « Il couvre une superficie de 220 acres et comprend un noyau villageois ainsi que deux zones tampons qui s'étendent au nord et au sud de celui-ci. Il est délimité par le fleuve Saint-Laurent à l'ouest, la rue Saint-Laurent à l'est, la rivière Saint-Jacques au nord et la rue Longtin au sud. Ce périmètre correspond à l'emplacement de la mission des Jésuites, du fort de La Prairie ainsi que du vieux bourg. Le territoire se compose de basses terres fertiles au relief peu accusé, la partie du vieux bourg se trouvant sur l'une des rares éminencesRépertoire du patrimoine culturel du Québec. »
Galerie
Notes et références
Références du tableau d'évolution démographique
Annexes
Articles connexes Administration territoriale de la Montérégie Fleuve Saint-Laurent Rivière Saint-Jacques Collège Jean-de-la-Mennais Kateri Tekakwitha Bataille de La Prairie Liste des villes du Québec
Liens externes
Société d'histoire de La Prairie-de-la-Magdeleine Liste des maires de La Prairie (Maire du Québec)
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