La locution désigne, en français, les opérations qui permettent de localiser des personnes en détresse puis de les secourir, et, parfois, certains des groupes chargés de ces opérations. Elle est parfois abrégée en R&S ou, dans le champ international, en SAR, conformément à La locution qui porte ce sens en anglais : ().

Coopération international .

Fondement réglementaire

Le fondement réglementaire de l'organisation du dispositif SAR mondial, régional et national est le document des organisations internationales conjointes : Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et Organisation maritime internationale (OMI), deux institutions des Nations unies qui s'occupent respectivement de la sécurité dans les transports aériens et de la sécurité dans les transports maritimes. Le document de référence est le IAMSAR, Manuel international de recherche et de sauvetage aéronautiques et maritimes, appelé aussi Doc 9731-AN/958.

Les États parties à la (SOLAS), à la ou à la s'engagent à mettre en œuvre des services et une coordination SAR aéronautiques ou maritimes.

attend d'eux qu'ils s'acquittent de leurs engagements. La mise en œuvre de services SAR se fait dans le cadre des initiatives SAR de l'OACI et de l'OMI.

Ces services sont mis en œuvre par les États, signataires de conventions internationales conjointes (OMI et OACI) ou séparées, par la création et le maintien d'une organisation nationale SAR en relation avec un ou plusieurs autres États avec lesquels peuvent être prévus des accords SAR de voisinage.

Tout dispositif SAR devrait être structuré pour accomplir efficacement les fonctions fondamentales suivantes : recevoir les notifications de détresse, en accuser réception et les retransmettre ; coordonner l'intervention SAR ; exécuter les opérations SAR.

Domaine maritime Recherche et sauvetage (Search and rescue ou SAR) est une convention entrée en vigueur en 1985. Adoptée à Hambourg en 1979, sous l'égide de l'OMI, elle définit une approche internationale de la recherche et du sauvetage maritime.

Organisation vignette|droite| Moyen SAR. Afin de mieux organiser les opérations de sauvetage en cas de détresse, les océans et mers de la planète ont été divisés en zones. En adhérant à la convention un État doit : définir une région de recherche et de sauvetage appelée zone de responsabilité SAR (SRR) ; mettre en place un ou plusieurs centre de coordination de sauvetage (CROSS en France) ; donner des moyens (vedettes, canots, personnel, etc.) à ces CROSS ; créer éventuellement des centres secondaires ; conclure des accords avec d'autres États voisins afin d'éviter le gaspillage de (moyens) ressources.

Antennes de repérage d'urgence vignette|droite|100px| Antennes de radiocommunication et le radiophare de repérage d'urgence.

Le radiophare de repérage d'urgence (ELBA: Emergency Location Beacon Aircraft) est constitué d'un groupe de 4 antennes (alimentées électroniquement les unes après les autres pour l'Effet Doppler-Fizeau pour déterminer la direction de la station en difficulté) sur les fréquences, , publié au JORF du . : 156,8 MHz canal 16, canal 13, canal 6, 121,500 MHz fréquence aéronautique d’urgence.

Glossaire Alerte de détresse : Fait de signaler un incident de détresse à un organisme qui pourra prêter ou coordonner l'assistance. Alerte SAR inutile (UNSAR) : Message envoyé par un RCC aux autorités appropriées après que le système SAR a été inutilement mis en activité par une fausse alerte.

Check list SAR pour navire

Prévenir le Commandant Recherche MRCC (CROSS en France) concerné par la zone Suivre schéma de réaction à un appel Prendre contact avec le navire en détresse ou MRCC (CROSS) selon schéma Placer la position de détresse sur la carte Préparer un rapport sur la situation Répartir les rôles à la passerelle navigation, anti collision, recherche, communication Renforcer veille visuelle Définir qui est l'OSC (On Scene Coordinator - coordinateur sur zone) Définir la position de référence, pattern de recherche, espacement Définir un canal VHF pour les communications. Vérifier qu'un radar est sur (longueur d'onde) Préparer infirmerie et matériel mobile Préparer le canot de secours.

Domaine aéronautique

vignette|Avion s'étant écrasé dans Les Trois Vallées (proche de Val Thorens). Atterrissage en détresse Amerrissage : Situation dans laquelle un aéronef est forcé de se poser sur l'eau. Appel sélectif numérique automatique par MMSI, (DSC) : Technique faisant appel à des codes numériques pour permettre à une station radio d'établir le contact avec une autre station ou un groupe de stations et pour leur transmettre des informations. Balise personnelle de localisation (PLB) : Radiobalise personnelle de détresse pour donner l'alerte et émettre des signaux de radioralliement. Centre conjoint de coordination de sauvetage(JRCC) : Centre de coordination de sauvetage chargé d'incidents de recherche et de sauvetage tant aéronautiques que maritimes. Centre de contrôle de mission (MCC) : Partie du système Cospas-Sarsat qui reçoit les messages d'alerte venant de stations au sol locales et d'autres centres de contrôle de mission pour les diffuser aux centres de coordination de sauvetage appropriés et à d'autres points de contact de recherche et de sauvetage. Centre de contrôle régional (ACC) : Organisme chargé d'assurer le service du contrôle de la circulation aérienne pour les vols contrôlés dans les régions de contrôle relevant de son autorité. Centre de coordination de sauvetage (RCC) : Organisme chargé de veiller à l'organisation efficace du service de recherche et de sauvetage et de coordonner les opérations de recherche et de sauvetage à l'intérieur d'une région de recherche et de sauvetage. Note : RCC peut s'appliquer à des centres aéronautiques ou maritimes, ARCC ou MRCC.

Amerrissage Aéronef en détresseManuel de recherche et de sauvetage des navires de commerce (Manuel MERSAR) de l'Organisation maritime internationale.. Un aéronef en détresse survolant une zone océanique devrait, conformément aux procédures de l'OACI, informer l'autorité chargée du contrôle du trafic aérien qu'il est en détresse sur la fréquence utilisée aux fins du contrôle du trafic aérien ; Si un amerrissage forcé est probable, l'autorité chargée du contrôle du trafic aérien en informe immédiatement le centre de coordination de sauvetage approprié. Le centre de coordination de sauvetage avertit à son tour les navires qui sont en mesure de prêter assistance ; Lorsqu'ils sont alertés, les navires doivent établir, si possible, une veille à l'écoute sur la fréquence 4125 kHz. S'ils ne sont pas en mesure d'utiliser la fréquence 4125 kHz, les navires doivent établir une veille sur la fréquence 3023 kHz; L'aéronef essaie dans un premier temps d'établir des communications sur la fréquence 4125 kHz; s'il n'arrive pas à entrer en contact, il tente alors d'établir des communications sur la fréquence 3023 kHz. Si un amerrissage forcé n'est plus nécessaire, l'aéronef notifie qu'il n'y a plus de situation de détresse suivant la procédure prévue aux termes des dispositions de l'UIT/OACI.

vignette|droite|100px|Portatif SMDSM d'opérations SAR

Aéronef en zone maritime Toute station établie à bord d'un aéronef et astreinte par une réglementation nationale ou internationale à entrer en communication pour des raisons de détresse, d'urgence ou de sécurité avec des stations du service mobile maritime doit être en mesure de faire et de recevoir des émissions de la classe J3E lorsqu'elle utilise la fréquence porteuse , ou bien des émissions de la classe J3E lorsqu'elle utilise la fréquence porteuse , ou bien des émissions de la classe G3E lorsqu'elle utilise la fréquence 156,8 MHz et, à titre facultatif, la fréquence .

Procédure d'appel DSC L'appel sélectif numérique automatique par MMSI, (DSC) Technique faisant appel à des codes numériques pour permettre à une station radio d'établir le contact avec une autre station ou un groupe de stations et pour leur transmettre des informations. Puis sur les stations vont sur le canal d'appel en radiotéléphonie de la même bandeConvention et Règlements administratifs de l'Union internationale des télécommunications. ARTICLE S32 et ARTICLE S33 Procédures d'exploitation pour les communications de détresse et de sécurité dans le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM). que l'appel sélectif numérique reçuConvention et Règlements administratifs de l'Union internationale des télécommunications. ARTICLE S31 Fréquences dans le Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM)..

Tableau des fréquences d’appel Zones SMDSM 1999 Fréquence d'appel en ASN Fréquence de détresse en radiotéléphonie Zone A1. canal 70 (156,525 MHz)Recommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.227 ; RR52.159 ; RR52.160 ; RR54.2 ; AP15, Tableau 15-2 ; AP18.Canal 16 (156,8 MHz) en FM. Zone A2. 2187,5 kHzRéférence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.109 ; RR54.2 ; AP15, Tableau 15-1 puis radiocommunication sur 2182 kHz en USB Zone A3. 1645,5 à 1646,5 MHzRecommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.375 ; AP15, Tableau 15-2. message Inmarsat B ou C. Zone A4 et Zone A3 sans le service Inmarsat 4207,5 kHz puis radiocommunication sur 4125 kHz en USB Supplémentaire à 6312 kHz puis radiocommunication sur 6215 kHz en USB Supplémentaire à 8414,5 kHzRecommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.109 ; RR52.149 ; RR54.2 ; AP15, Tableau 15-1 ; AP17, Partie A. puis radiocommunication sur 8291 kHz en USB 12557 kHz puis radiocommunication sur 12290 kHz en USB Supplémentaire à 16804,5 kHz puis radiocommunication sur 16420 kHz en USB Supplémentaire à Toutes Zones vers satellites à radiobalises de localisation de sinistre, radioralliement sur 121,500 MHz en AM.

Domaine terrestre Recherche de victimes d'avalanche

L'appareil de recherche de victimes d'avalanche, aussi désigné par son acronyme ARVA ou DVA (Détecteur de Victimes d'Avalanches), est un appareil électronique émetteur d'un signal radio destiné à localiser son porteur si celui-ci est enfoui sous une avalanche de neige. L'appareil, qui fonctionne sur piles, dispose de deux modes : émission et réception. En situation préventive normale, il est placé en mode émission. Il émet alors en continu un signal radio à 457 kHz de faible portée (environ 80 mètres).

Systèmes de transmission par le sol

Système Nicola

Le système Nicola est un système de transmission par le sol des radiocommunications en milieu souterrain, utilisé en spéléologie, en particulier pour les opérations de secours. Il a été conçu en Isère en collaboration avec le Spéléo Secours Isère.

Le système Nicola est un système émetteur/récepteur BLU super hétérodyne. Le courant électrique dans la bande de fréquence 20-190 kHz est généré dans le sol par deux électrodes qui terminent un dipôle électrique d'une longueur comprise entre deux fois 20 mètres à deux fois 80 mètres. Une électrode est plantée sur une des parois et l'autre électrode est plantée sur la paroi opposée ou bien une électrode est plantée au sol et l'autre électrode est plantée au plafond. Cela pour profiter de la plus grande tension entre les deux électrodes. Le système Nicola permet une liaison radio entre plusieurs postes à travers plusieurs centaines de mètres de roche calcaire. Il permet ainsi une grande simplification des opérations de secours spéléologiques en offrant un moyen de communication entre le sous-sol et la surface très simple à mettre en place.

Système Fauchez