Surzur est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Sirzur en 1304Hervé Abalain - 2000 - Noms de lieux bretons - Page 114..

Son nom breton est SurzhurSurzur, geobreizh.fr..

Géographie Situation La commune de Surzur est située entre : la presqu'île de Rhuys au sud-ouest, avec la commune de Sarzeau ; la rivière de Pénerf au sud, avec les communes du Tour-du-Parc (sud-ouest), de Damgan (sud-est) et d'Ambon (est) ; le golfe du Morbihan avec les communes de l'ouest : Saint-Armel, Le Hézo et Theix-Noyalo ; enfin au nord de la commune, La Trinité-Surzur et Lauzach.

Surzur fait partie du parc naturel régional du golfe du Morbihan.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle a un réseau hydrographique important, notamment à cause des nombreux étangs et marais jouxtant la rivière de Pénerf et la rivière de Sarzeau. Elle est drainée par le Penerf, le Born, le Pont Bugat, le Sarzeau, le Bénézec, le Lamblat, le Penbulzo, le ruisseau de Belhorno, le ruisseau de Kerbiscon, le ruisseau de Kerbliher, le Vinihy, l'Epinay, l'étier de Lic et divers autres petits cours d'eau..

Le Pénerf, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Berric et se jette dans l'Océan Atlantique en limite de Le Tour-du-Parc et de Damgan, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de SurzurLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Lezuis, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang de Noyalo, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Séné à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Géologie

Accès et transports

Voies routières La commune est traversée d'est en ouest par la D 20, principale voie routière de la commune, qui dessert de nombreux hameaux ou écarts, et le bourg. Elle partage la commune en deux parties distinctes : au nord de la D 20, la campagne est plutôt tournée vers l'intérieur des terres, tandis qu'au sud de la D 20, la campagne est plutôt tournée vers la mer, la rivière de Pénerf et la presqu'île de Rhuys.

La D 195, qui relie Noyalo à Le Tour-du-Parc via le bourg de Surzur.

La D 183, qui permet la jonction entre la voie expresse de Vannes à Nantes, la N 165, mais aussi la liaison avec les villages situés à l'intérieur des terres, comme La Trinité-Surzur, Sulniac ou Le Gorvello.

Les nombreuses voies communales permettant de relier les nombreux hameaux, lieux-dits ou écarts souvent assez éloignés du chef-lieu de commune, le bourg de Surzur. Les principales sont les routes de Port-Groix, de Pentès, de Le Hézo ou de Lauzach.

Transports en commun La commune est desservie quotidiennement par Kicéo, entreprise de transport vannetais ligne 22 Vannes Libération - Surzur centre.

Lieux-dits et écarts La principale agglomération de la commune est le bourg de Surzur, qui occupe une position centrale sur la commune. Mais la campagne compte quant à elle de très nombreux hameaux ou simples lieux-dits, parfois isolés et éloignés du bourg, ainsi le plan officiel en recense 114, reliés par un important réseau de routes vicinales dont un grand nombre se termine en impasse. Certains de ces hameaux sont assez anciens, groupant des fermes construites entre le et la fin du , mais la plupart virent le jour au cours du où beaucoup de landes furent mises en culture. Il faut aussi rajouter certains anciens hameaux disparus comme Kercouline entre Trévinec et Trégorff. En voici la liste des principaux :

Au sud de la D20 : Brarun (Sainte Hélène) Trémoyec (Saint Marc) Bagarne Kerbocen Lambré Pentès Port-Groix (Porh Groez) Cohanno Quibéran Trégorff L'Epinay, propriété des Rosmadec du Plessis avant la Révolution de 1789. Les ponts de l'Epinay sont une réalisation du début du , à l'initiative du Hollandais Jacobson sur le modèle des polders néerlandais. Blavasson Au nord de la D 20 : Le bourg Saint-Louis Bilaire Pembulzo Cosquéric Borne Bénézec Kerlann Borne

Histoire vignette|Céramiques provenant d'un atelier de potiers situé à Liscorno en Surzur ( après J.-C., époque gallo-romaine). Surzur fut peuplée par les Celtes qui y ont laissé des traces. Il existe encore des menhirs, notamment au lieu-dit Bergard. La voie romaine Vannes-Nantes passait par Surzur. Près de ladite voie, mise au jour, on a retrouvé les restes de l'atelier d'un potier qui daterait du . De nombreux matériaux archéologiques recueillis sur la commune (hameau de Trégorf) constituent des pièces maitresses du musée d'archéologie de Vannes.

Au , c'est au tour des Bretons de s'installer.

La paroisse de Surzur ne comptait pas moins d'une vingtaine de petites seigneuries réparties dans toute la campagne.

Les Templiers auraient laissé quelques traces (ancien moulin à marée de l'Espinaye - terminologie templière - dont il ne reste actuellement que la digue supportant un chemin rural).

Surzur fut érigée en commune en 1790. Chef-lieu de canton (circonscription de l'actuel canton de Vannes-Est), le territoire communal regroupait jusqu'à son érection en entité autonome, l'actuelle commune de la Trinité-Surzur.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupèrent le manoir de Pérénes, propriété de la famille Garaby de Pierrepont.

Le général comte Henri du Fresne de Virel, châtelain en Surzur au château du Grégo, est un héros de la résistance. Né en 1897, il est décoré de la Croix de Guerre 1914-1918 et de celle de 1939-1945. Il s'engage en 1940 à l'ORA sous les ordres du général Frère. Torturé en , il meurt le et repose au cimetière de Surzur. Une section de la D 183 porte son nom.

Xavier de Langlais (1906-1975), propriétaire - et restaurateur en 1962 - du manoir de Kohanno, fut un peintre, décorateur d'église, écrivain, bretonnant et régionaliste. Il est surtout connu aujourd'hui pour La Technique de la Peinture à l'Huile, qui fait autorité encore aujourd'hui dans ce domaine. S'il est inhumé à Sarzeau, il a vécu à Surzur et a réalisé en l'église Saint-Symphorien la décoration de la chapelle latérale. Une place du bourg porte son nom.

Commune essentiellement rurale jusque vers 1975, elle a su se diversifier pour devenir une des communes les plus attractives du Vannetais. Dans la campagne, de nombreuses fermes ont été restaurées, et des pavillons s'étendent au nord du bourg. La population fluctuante de la commune croît fortement depuis quelques années à cause de la proximité de Vannes et de la N 165.

Urbanisme Typologie Au , Surzur est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de SurzurUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vannes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,6 %), zones agricoles hétérogènes (20 %), forêts (6,8 %), prairies (5,6 %), zones urbanisées (4,5 %), zones humides côtières (0,9 %), zones humides intérieures (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine Le bourg, situé sur un point culminant au centre de la commune, s'est considérablement développé depuis les années 1980. Il s'est formé autour de l'église Saint-Symphorien, dont les origines remontent jusqu'au , et de la chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance (). La Grande Rue, la Petite Rue et la place de l'Église conservent des maisons anciennes des , . Le vaste parc boisé du manoir de Pérénès, à l'ouest du bourg, en retrait de l'ancienne route de Sarzeau, limite l'étalement du bourg ; tandis que la D 20 le limite au sud, ce qui crée un étalement pavillonnaire excentré, puisqu'il s'est développé essentiellement au nord, le long de la route de Sulniac, et se poursuit aujourd'hui jusqu'aux bois du Grégo (Motten Graëtal). Le reste de la commune présente plutôt un habitat dispersés constitués par de nombreuses fermes isolées reliées par un système complexe de chemins vicinaux. Certaines fermes sont agglomérées en petits villages : le Cosquer, Trégorff, Branrun, Trémoyec, Riniac, Roz, Born, Lambré, Quibéran, Bilair.

Logement