Le Combat syndicaliste est un organe de presse syndicaliste révolutionnaire et anarcho-syndicaliste qui désigne : le journal de la Confédération générale du travail - Syndicaliste révolutionnaire de 1926 à 1939 ; le journal de la Confédération Nationale du Travail depuis 1947.

Éléments historiques

Première époque Fondé le , Le Combat syndicaliste est à l'origine l'organe confédéral de la Confédération générale du travail - Syndicaliste révolutionnaire (CGT-SR)Kathryn E. Amdur, La tradition révolutionnaire entre syndicalisme et communisme dans la France de l'entre-deux-guerres, Le Mouvement social, avril 1987, note 62.. Le titre disparait en , du fait de l'interdiction du syndicatRené Bianco, 100 ans de presse anarchiste : Le Combat syndicaliste, organe officiel de la Confédération générale du travail-Syndicaliste révolutionnaire, AIT (CGT-SR).Centre international de recherches sur l'anarchisme (Lausanne) : Le Combat syndicaliste : Organe de la C.G.T.S.R., Lyon, France. : Le Combat syndicaliste : organe officiel de la Confédération générale du travail syndicaliste révolutionnaire.Institut international d'histoire sociale (Amsterdam) : Le combat syndicaliste : organe officiel de la Confédération Générale du Travail (CGT), Syndicaliste, révolutionnaire.

Selon l'historien Benjamin Stora, « le journal paraît irrégulièrement jusqu'en (numéro 62). La nouvelle série qui va jusqu'au numéro 200 () est d'une remarquable régularité »Benjamin Stora, La gauche socialiste, révolutionnaire, et la question du Maghreb, au moment du Front populaire (1935-1938), Revue française d'histoire d'outre-mer, tome 70, , et trimestres 1983, page 60, lire en ligne.

Selon l’étude de Samuel Jospin en 1974, La CGTSR à travers son journal (1916-1937), l’expression syndicalisme révolutionnaire est petit à petit abandonnée dans Le Combat syndicaliste au profit du terme anarcho-syndicalisme, synthèse d’anarchisme et du syndicalismeClaire Auzias, La CGTSR, 1926-1928 : un épisode de décentralisation syndicale, Le Mouvement social, octobre 1988, page 65, note 44..

Deuxième époque

Après la Seconde Guerre mondiale, le , se tiennent les premières assises du Mouvement libertaire français. Maurice Joyeux remarque à cette occasion que « Le Mouvement libertaire, fédérait trois tendances représentées par trois journaux : Ce qu'il faut dire, qui rassemblait Louis Louvet et ses amis ; Le Combat syndicaliste, organe de la minorité anarcho-syndicaliste de la CGT, animé par Pierre Besnard et Le Libertaire, organe de la Fédération anarchiste. »Maurice Joyeux, L'Hydre de Lerne, Fédération Anarchiste, 1996, ..

D'abord publié clandestinement, Le Combat syndicaliste reparait légalement en , comme « organe officiel de la Confédération nationale du travail, section française de l'Association internationale des travailleurs », montrant ainsi une certaine continuité entre la CGT-SR et la CNT : Le Combat syndicaliste : organe officiel de la Confédération nationale du travail, Section française de l'Association internationale des travailleurs.René Bianco, 100 ans de presse anarchiste : Le Combat syndicaliste, organe officiel de la CNT section française de l’AIT.Centre international de recherches sur l'anarchisme (Lausanne) : Le Combat syndicaliste : Organe de la CNT, Paris, France.Institut international d'histoire sociale (Amsterdam) : Le combat syndicaliste : organe officiel de la Confédération Nationale du Travail (CNT), Section franc̜aise de l'Association Internationale des Travailleurs (AIT)..

L'influence espagnole

Dès sa fondation en 1947, des libertaires espagnols en exil contribuent de manière significative à la vie du journalJean Maitron, Alain Droguet, La Presse anarchiste française de ses origines à nos jours, Le Mouvement social, , avril-juin 1973, Éditions ouvrières, page 20..

De 1947 à 1956, Le Combat Syndicaliste est publié de façon très irrégulière. À partir de cette année, il devient l'organe commun bilingue des CNT espagnole et française, et parait régulièrement, selon un rythme hebdomadaireÓscar Freán Hernández, Les exilés anarchistes espagnols en France. Un paradigme de militantisme transnational, Modern & Contemporary France, Volume 24, 2016, , lire en ligne..

En 1961, le gouvernement français interdit la publication de plusieurs titres de la presse anarchiste spécifiquement espagnole éditée en France (CNT, Solidaridad Obrera et España Libre). Les anarcho-syndicalistes renforcent encore les liens avec Le Combat Syndicaliste, qui paraît également en espagnol en parallèle..Geneviève Dreyfus-Armand, L'émigration politique espagnole en France après 1939. Les fonds de la BDIC, Matériaux pour l'histoire de notre temps, , 1985, page 86..

Thèmes

Le journal est rédigé par des syndiqués volontaires et bénévoles.

La publication traite de sujets d'actualité, propose des dossiers thématiques (code du travail, protection sociale, prud’hommes, réduction du temps de travail) et se fait le relais de luttes sociales en cours au niveau national et international.

C'est aussi sous ce nom d'éditeur que la CNT fait paraître diverses publications, dont des ouvrages ou revues spécifiques.

Le , le groupe de punk rock Bérurier noir participe à un concert de soutien au journal. Des extraits de ce concert sont repris sur l'album L'Opéra des loups..

Collaborateurs notoires

Première époque

Deuxième époque

Publications Ouvrages publiés

Hem Day, Histoire du chant de L'Internationale, Paris, Le Combat syndicaliste, 1970WorldCat - notice. Max Nettlau, El lugar de las ideas libertarias en la serie de las liberaciones humanas, Paris, Le Combat syndicaliste, 1970. André Prudhommeaux, Dori Prudhommeaux, La Catalogne libre (1936-1937), Paris, Le Combat syndicaliste, 1970.

Articles notoires Fabien Delmotte, César M. Lorenzo : l’anarcho-syndicalisme du , , .

Reproductions en fac-similé

La bibliothèque virtuelle de l'Universidade Estadual Paulista Júlio de Mesquita Filho de l'État de São Paulo (Brésil) reproduit en fac-similé quelques numéros avec ce commentaire : « Anarchiste et révolutionnaire, le journal lutte contre le fascisme et les forces répressives de l'État. Il aborde des thèmes tels que l'anarcho-syndicalisme, des informations du mouvement libertaire international et des communiqués de la Confédération nationale du travail (France et Espagne). »

En français Le Combat Syndicaliste, 1962, , . Le Combat Syndicaliste, 1963, , . Le Combat Syndicaliste, 1964, , . Le Combat Syndicaliste, 1964, , . Le Combat Syndicaliste, supplément illustré, 1965, , . Le Combat Syndicaliste, supplément illustré, 1965, , . Le Combat Syndicaliste, supplément illustré, 1968, , .

En espagnol Le Combat Syndicaliste, supplément illustré, 1964, , .

Autres reproductions en fac-similé Le Combat Syndicaliste, plusieurs parutions de 1954 avec en épigraphe : « L'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes », .

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie Jean Maitron, Le mouvement anarchiste en France, de 1914 à nos jours, tome 2, Paris, Gallimard, 1992. René Bianco, Répertoire des périodiques anarchistes de langue française : un siècle de presse anarchiste d’expression française, 1880-1983, Thèse de doctorat, Université d’Aix-Marseille, 1987. Samuel Jospin, La CGTSR à travers son journal Le Combat syndicaliste, 1926-1927, mémoire de maîtrise, Université Paris I, 1974. Claire Auzias, La CGTSR, 1926-1928 : un épisode de décentralisation syndicale, Le Mouvement social, , . Bibliothèque du Congrès : Le Combat syndicaliste. Système universitaire de documentation : Le Combat syndicaliste. L'Éphéméride anarchiste : Le Combat syndicaliste. Fédération internationale des centres d'études et de documentation libertaires : trois affiches. Anarco Efemerides : Le Combat syndicaliste.

Liens externes

site officiel.

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