Le Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie est un monument aux morts érigé sur le quai Jacques-Chirac, dans le de Paris, face à la tour Eiffel, pour commémorer les conflits d'indépendance ayant eu lieu en Afrique française du Nord (AFN) de 1952 à 1962 : ceux localisés dans les départements français d'Algérie et départements français du Sahara, rétrospectivement appelés la guerre d'Algérie (1954-1962), et ceux situés dans le protectorat français du Maroc et protectorat français de Tunisie, nommés « combats de Tunisie et du Maroc » (1952-1956, puis 1961 pour la crise de Bizerte).
Il célèbre la mémoire des morts pour la France, français et harkis, ainsi que celle des victimes civiles.
Il a été inauguré le par le président de la République, Jacques Chirac, en présence de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, et Hamlaoui Mekachera, secrétaire d'État aux Anciens combattants. En 2003, c'est en mémoire de l'inauguration de ce monument que la date du a été choisie pour instituer la « journée nationale d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie »Décret 2003-925 du 26 septembre 2003 instituant une journée nationale d'hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 décembre de chaque année, JORF 225 du 28 septembre 2003, 16584, texte 6, NOR DEFM0302085D, sur Légifrance.Jean-Dominique Merchet, « Guerre d'Algérie, un jour qui ne fait pas date », Libération, 18 septembre 2003..
Description
Le mémorial est l'œuvre de Gérard Collin-Thiébaut. Il est constitué de trois afficheurs électroniques verticaux enchâssés dans trois colonnes de de haut, faisant défiler, respectivement dans chacune des trois couleurs du drapeau de la France, des informations relatives aux personnes et événements commémorés :
Sur la première colonne défilent en continu les noms et prénoms des et harkis, morts pour la France en Afrique du Nord. Sur la deuxième colonne passent des messages rappelant la période de la guerre d’Algérie et le souvenir de tous ceux qui ont disparu après le cessez-le-feu.Le , le président de la République et son gouvernement ont décidé d'inscrire sur cette colonne les noms des victimes civiles de la manifestation de la rue d'Isly, à Alger, le .. Sur la troisième colonne, grâce à l'utilisation d'une borne interactive située au pied du monument, les visiteurs peuvent voir s'afficher le nom d'un soldat recherché parmi l'ensemble des noms de la liste.
Au sol est gravé : .
Il y a également une plaque où figure l'inscription : .
Notes et références
Annexes Articles connexes Guerre d'Algérie
Liens externes Registre : Base de données des "Morts pour la France" en Afrique du Nord durant la Guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, sur le site du ministère de la Défense
Catégorie:Guerre d'Algérie Catégorie:Monument aux morts à Paris Catégorie:Œuvre d'art dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Haut lieu de la mémoire nationale Catégorie:Mémoire collective en France Catégorie:Mémoire de la guerre d'Algérie