Villefort est une commune française, située dans l'est du département de la Lozère en région Occitanie.
Située dans le massif des Cévennes et incluse dans lle parc national des Cévennes, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle comprend une grande partie du lac de Villefort, retenue d'eau aménagée sur l'Altier.
Géographie Localisation
Villefort, à l'entrée des gorges de l'Altier, est un calme centre de villégiature des Cévennes lozériennes. Il se situe sur l'ancien chemin de Regordane, au pied du mont Lozère, fief des Châteauneuf de Randon puis des barons du Tournel. Village très touristique durant la période estivale, Villefort est dans la zone périphérique du parc national des Cévennes.
Villefort se trouve à 1h de trajet de la ville de Mende (préfecture du département) ainsi que de la ville d'Alès (plus grande ville à proximité qui se situe dans le Gard).
La commune fait partie du bassin de vie des Vans dans l'Ardèche, et les locaux ont pour habitude de s'y rendre (30 min) pour avoir accès à plus de commodités. Elle fait partie de la zone d'emploi d'Alès - Le Vigan.
Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Pied-de-Borne, Pourcharesses, Prévenchères et Saint-André-Capcèze.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
La rivière Altier traverse la commune de Villefort.
Le barrage de de Villefort, sur l'Altier, situé sur la commune, a créé le lac de Villefort dont une branche va vers le nord sur la commune de Pourcharesses, et l'autre branche remonte l'Altier vers l'ouest, également sur la commune de Pourcharesses.
La commune est également drainée par le ruisseau de Paillère et par divers autres petits cours d'eau.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée... Dans ce cadre, la commune fait partie de l'aire d'adhésion du Parc national des CévennesLa réglementation dans la zone périphérique du parc, dite zone d'adhésion, est plus souple, afin bénéficier d'investissements d'ordres économique, social et culturel afin de freiner l'exode rural et de développer l'équipement touristique de la région.. Ce parc national, créé en 1967, est un territoire de moyenne montagne formé de cinq entités géographiques : le massif de l'Aigoual, le causse Méjean avec les gorges du Tarn et de la Jonte, le mont Lozère, les vallées cévenoles ainsi que le piémont cévenol..
La commune fait également partie de la zone de transition des Cévennes, un territoire d'une superficie de reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1985 pour la mosaïque de milieux naturels qui la composent et qui abritent une biodiversité exceptionnelle, avec animales, de plantes à fleurs et de fougères, auxquelles s’ajoutent d’innombrables mousses, lichens, champignons...
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. est recensée sur la commune. : la « tourbière de la Cham des Balmelles » (), couvrant du département. et trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « gorges du Chazesac, de la Borne et de l'Altier » (), couvrant dont deux dans le Gard et cinq dans la Lozère. ; le « massif du Mont Lozère » (), couvrant dont trois dans le Gard et 19 dans la Lozère. ; les « vallées amont de la Cèze et de la Ganière » (), couvrant dont neuf dans le Gard et deux dans la Lozère..
Urbanisme vignette|gauche|Le village de Villefort Typologie Au , Villefort est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84,9 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (58 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (8,7 %), zones urbanisées (6,9 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2023, le nombre total de logements dans la commune était de 321, alors qu'il était de 270 en 2017 et de 294 en 2012..
Parmi ces logements, 47,9 % étaient des résidences principales, 44,6 % des résidences secondaires et 7,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 57,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 40,6 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Villefort en 2023 en comparaison avec celle de la Lozère et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (44,6 %) très supérieure à celle du département (32,6 %) et encore plus à celle de la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Villefort en 2023. Typologie Villefort. Lozère. France entière. Résidences principales (en %)47,958,982,4 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)44,632,69,7 Logements vacants (en %)7,58,57,8
Voies de communication et transports
La commune est desservie par le rail par la gare de Villefort, sur la Ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac, dite Ligne des Cévennes (où passe notamment le train Cévenol). Elle est desservie par des trains TER Occitanie ou TER Auvergne-Rhône-Alpes, qui effectuent des missions entre les gares de Clermont-Ferrand et de Nîmes ou de Montpellier-Saint-Roch ; de Mende et de Nîmes.
Depuis Paris et Marseille, une correspondance est nécessaire à Nîmes.
Villefort est traversé par le Chemin de Régordane, dite chemin de Saint-Gilles (GR 700), un sentier de grande randonnée qui constitue le tronçon cévenol de la route qui reliait l’Île-de-France au Bas Languedoc et à la Méditerranée avant que la vallée du Rhône ne s'ouvre, politiquement parlant, vers le . Il coupe par le col de Villefort entre le Mont Lozère à l'ouest et le Mas de l'Aire à l'est.
Risques naturels et technologiques Le territoire de la commune de Villefort est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Altier et le ruisseau de Paillère. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1994, 2008 et 2014, partie 1 - chapitre Risque inondation..
Villefort est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en pour la période 2014-2023.. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de de celles-ci. L’arrêté du , complété par un arrêté de 2020, réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du , abrogeant un arrêté de 2002, rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droitLe débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de de part et d’autre des voies privées y donnant accès., chapitre Feux de forêts..
vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Villefort. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des glissements de terrain, chapitre Mouvements de terrain..