Le d'infanterie territoriale est un régiment d'infanterie territoriale de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale. Il est formé en à Abbeville (Somme) et participe à la « course à la mer » de septembre jusqu'à la fin de l'année. Le régiment passe le reste de la guerre dans les tranchées du nord du front de l'Ouest, avant d'être dissous en .

Création et différentes dénominations Le régiment reçoit son numéro par décret du , en prévision de la mobilisation .. Il est formé à Abbeville dans la Somme, d’août au début .

Chefs de corps

Historique des garnisons, combats et batailles Première Guerre mondiale Affectation

division d'infanterie territoriale d' à Le régiment mobilise ses troupes à Abbeville, puis rejoint la région d'Arras (Hazebrouck). Il participe aux combats de Monchy-au-Bois, puis de Nieuport, en Belgique, en 1914. Formé à partir de personnel de réserve âgés de , jugés trop âgés pour participer aux combats de , un régiment d'infanterie territorial recevait des missions de garde de places fortes, de ponts et de lieux sensibles, comme les bastions autour de Paris. Ils étaient familièrement surnommés les « Pépères ». Le RIT sera rapidement confronté au feu du fait de l'avancée des troupes allemandes à travers la Belgique.

Division d'Infanterie d'août à

1914 Les combats en Artois

Au début du mois d', le régiment prend position entre Bourbourg et Saint-Omer, dans le nord. Du fait de l'avancée rapide de l'armée allemande qui exécute le plan Schlieffen, le reçoit l'ordre d'effectuer plusieurs marches et contre-marches destinées à préserver la ligne de retraite Amiens-Le Tréport. Entre le et le , les hommes marchent d'Amiens à Rouen, puis de Rouen à Arras en passant par Gournay-en-Bray.

Le , le rejoint le groupe de divisions du général Brugère qui forme l'aile gauche de l'armée française et est envoyé devant Ablainzevelle, au bois de Logeast. Les combats atteignent vite le secteur car les armées alliées et allemande essaient de se déborder mutuellement : c'est la course à la mer. L'artillerie du régiment manque de munitions et ne peut pas assurer une couverture efficace des soldats qui s'exposent au feu. La ligne est obligée de reculer à partir du et se fixe à Bienvillers-au-Bois et à Hannescamps.

Le , le du reçoit l'ordre de reprendre Monchy-au-Bois, perdu la veille par une autre division. L'attaque échoue et laisse le régiment décimé. Il est rappelé à l'arrière pour être reconstitué. Malgré de lourdes pertes et un recul de quelques kilomètres, le a pourtant bien rempli sa mission : le front a tenu.

Les combats en Belgique

Le arrive à Adinkerque, en Flandre-Occidentale, le . Le , il prend position à Nieuport-Bains, sur la rive gauche de l'Yser. La traversée du fleuve a lieu le , sur deux pontons, puis le régiment se dirige vers le nord et s'installe à l'ouest de Lombardsijde. Une attaque est repoussée le soir même cependant, le lendemain, les Allemands bombardent Lombardsijde et en chasse vers les troupes d'un autre régiment qui s'y trouvaient. Menacé sur sa droite, le se replie et parvient à arrêter l'ennemi entre la grande Dune et Mamelon-Vert. La situation reste grave, car la liaison avec Nieuport-Ville a été coupée pendant les combats et une tempête coupe ensuite celle avec Nieuport-Bains.

Le régiment, isolé, réussit à retourner à Nieuport-Bains à la faveur de la nuit. Du au , il est chargé de défendre la ville ; une mission importante, car contrôler Nieuport c'est contrôler les écluses, et difficile, car l'embouchure de l'Yser est boueuse et il n'est pas possible d'y creuser des tranchées. Pendant plus d'un mois, le subit de lourds bombardements allemands, quelques-uns au canon de 420.

1915

Jusqu'en , le tient le secteur de Nieuport-Ville avec le régiment de zouaves du colonel Eychène et la brigade des fusiliers marins de l'amiral Ronarc'h. Pendant une relève en , il se trouve à Bergues où il subit un violent bombardement.

En , le régiment est envoyé sur la fosse Calonne, entre Loos et Souchez. Il tient le secteur jusqu'à la fin de l'année en alternance avec le régiment d'infanterie territoriale, là encore sous d'importants bombardements. Le résiste vaillamment.

1916 Le , le est cité à l'ordre du corps d'armée par le général Maistre avec le reste de la division d'infanterie territoriale () du général Bajolle, pour sa défense du secteur de Calonne et pour .

Le régiment quitte la fosse Calonne le pour quelques jours de repos. Il est ensuite envoyé dans la Somme pour préparer les offensives prévues au printemps.

Le , premier jour de la bataille de la Somme, le arrive à Bailly, dans l'Oise, pour prendre position dans le secteur de la Haie noire auquel est ajouté ensuite celui de Tracy-le-Val dont le régiment a été appelé ailleurs. Ce dernier secteur est le plus tumultueux : certaines journées, jusqu'à 300 torpilles et obus de 24 tombent sur les tranchées françaises. Le quitte la zone le pour aller faire des travaux à l'arrière, dans la Somme.

1917 Le , le régiment est de retour à Tracy-le-Val et prend en charge également le secteur de l'Étoile-Madame, un peu plus à l'est. Là, il subit encore une importante campagne de bombardements de la part des Allemands qui utilisent même des obus au gaz. Les pertes sont quotidiennes jusqu'au repli de l'ennemi qui a lieu le . Le sort de ses tranchées et entame la poursuite qui le mène avec le reste de la sur les rives de l'Ailette. Le , toute la division est relevée et envoyée et l'arrière pour se reposer et effectuer quelques travaux. La est finalement dissoute le et devient la division d'infanterie ().

Le régiment reste à l'arrière jusqu'à la fin de l'année.

1918

À la fin du mois de , dans la foulée de la dissolution de la qui devient la division de cavalerie à pied, le régiment est dissous et réorganisé en un unique bataillon de réserve nommé , en restant sous le commandement de son chef historique, le commandant Chassinat. Le , ce bataillon quitte Noyon en train pour aller en Belgique y être affecté à la division d'infanterie (), au sein du corps d'armée. Les hommes de l'ex- font des travaux entre Dunkerque et Nieuport, sous les bombardements ennemis. Le , la , avec le bataillon, quitte la région pour la Somme.

Le , le bataillon est placé à Dommartin, en réserve de la division qui prend le secteur d'Hangard. Dès le lendemain, les Allemands prennent Moreuil et avancent jusqu'au bois Sénécat. L'ex- est appelé au front entre Dommartin et Hailles où il reçoit la garde du bois de la côté 105 sous des bombardements intenses auxquelles il résiste avec courage. Le , il part pour Thézy-Glimont avec l'ordre de ne laisser passer l'ennemi sous aucun prétexte. Le trajet est perturbé par un tir de barrage de l'artillerie ennemie mais le bataillon parvient à passer et à rejoindre son affectation. Après dix jours de combat dans la région, il est finalement relevé le et renvoyé à l'arrière, à Marseille-en-Beauvaisis.

Le , la prend la direction de Bezonvaux, près de Verdun. Au moment d'arriver, le bataillon est changé d'affectation et doit faire demi-tour pour rejoindre directement le dans les Flandres. Il arrive dans la région de Cassel le et prend position aux alentours du mont des Cats où il passe plusieurs semaines éprouvantes sous les tirs d'artillerie allemands. Le , le se dirige vers l'est, vers Nancy, où il reste jusqu'au , date à laquelle le bataillon retourne se reposer à Marseille-en-Beauvaisis, puis à Montdidier.

Pendant cette période à l'arrière, le bataillon est à nouveau réorganisé et divisé en un bataillon de mitrailleuses et un bataillon de pionniers. Le , les hommes arrivent à Cottenchy et participent avec le à l'avancée vers Saint-Quentin, puis à la marche vers le nord-est qui s'ensuit après la prise de la ville. Le , le bataillon est officiellement rattaché à la division d'infanterie () et ses effectifs partagés entre cette dernière et le . Les hommes passent leur temps à rétablir les passages détruits par l'ennemi, notamment ceux sur la Somme, et traversent le sud de la Wallonie jusqu'à leur arrivée à Givet le , neuf jours après l'Armistice.

Le bataillon retourne à l'arrière le avec le et la puis est envoyé à Étreux, dans l'Aisne, où il est enfin démobilisé le .

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Nieuport 1914

Soldats cités à l'ordre du régiment Ordre du régiment L'ordre du régiment est signé à Bergues le . Le lieutenant-colonel Chaales des Étangs y distingue plusieurs soldats : Le sous-lieutenant Eugène Locard : Le sous-lieutenant Henri Contamin : Le sergent Louis-Amédée Lenaeres : Le soldat Louis-André Legrand : Le soldat Charles-Louis Halter, matricule :

Notes et références

, .

Voir aussi Articles connexes Liste des régiments français Liste des grades dans l'armée française Régiment d'infanterie territorial

Liens externes .

014 Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1919