La Chaîne () est un film dramatique américain réalisé et produit par Stanley Kramer sur le scénario de Harold Jacob Smith d'après l'histoire de Nedrick Young, mettant en vedette Sidney Poitier et Tony Curtis. Distribué par United Artists, ce film est sorti le aux États-Unis.
En France, par le même distributeur, ce long-métrage a été projeté le .
Il remporte, en 1959 deux récompenses lors de la Cérémonie des Oscars pour l'écriture et la photographie, tout en étant nommé pour six autres, dont celui du meilleur réalisateur, meilleur acteur dans un rôle principal (Tony Curtis et Sidney Poitier) et meilleur film. Les deux acteurs principaux ont également remporté meilleur acteur dans un film, tandis que le film a remporté le meilleur film et le meilleur réalisateur pour le réalisateur Stanley Kramer de New York Film Critics Circle. Sidney Poitier a également remporté un prix pour le meilleur acteur de la British Academy of Film et Television Arts, ainsi que le Prix Ours d'argent du meilleur acteur au Festival International du Film de Berlin.
Synopsis
Dans le sud des États-Unis, deux prisonniers, le Noir Noah Cullen (Sidney Poitier) et le Blanc John Jackson (Tony Curtis), sont transportés par fourgon cellulaire vers leur nouveau lieu de détention. Le véhicule a un accident et les deux prisonniers en profitent pour s'évader.
Pendant que le shérif du comté (Theodore Bikel) organise la poursuite, Cullen et Jackson, malgré la haine raciste qu'ils ont l'un envers l'autre, n'ont d'autre choix que de coopérer s'ils veulent échapper à ceux qui les ont pris en chasse car ils sont incapables de briser la chaîne qui les lie. Ils tentent de voler de la nourriture dans un village mais ils sont surpris par les habitants qui cherchent à les attraper pour les pendre. Par chance, l'un d'eux (Lon Chaney Jr.) leur donne le moyen de s'enfuir.
Ils finissent par échouer dans une ferme où une femme (Cara Williams), abandonnée par son mari, habite avec son fils (Kevin Coughlin). Elle leur donne le moyen de couper la chaîne. Elle et Jackson se lient d'amitié. Cependant, lorsque ce dernier apprend qu'elle a envoyé Cullen à une mort certaine en lui indiquant un chemin menant droit à un marais, il la quitte et court le prévenir. Incapables de rattraper un train en marche qui aurait pu leur faire quitter l'État, les deux évadés sont finalement repris par leurs poursuivants.
Fiche technique Titre : La Chaîne Titre original : Réalisation : Stanley Kramer Assistante réalisation : Paul Helmick Scénario : Harold Jacob Smith d'après l'histoire de Nedrick Young Photographie : Sam Leavitt Montage : Frederic Knudtson Musique : Ernest Gold Chef orchestre : Jack Marshall Son : Walter Elliott Direction artistique : Fernando Carrere Décors : Rudolph Sternad Producteur : Stanley Kramer Sociétés de production : Curtleigh Productions et Lomitas Productions Inc. Société de distribution : United Artists Effets spéciaux : Alex Weldon Pays de production : Langue : anglais Format : Noir et blanc — 1,66:1 • — son monophonique (Westrex Recording System) Genre : Film dramatique Durée : 97 minutes Dates de sortie : États-Unis : France : Affiche : Henri Cerutti (France)
Distribution Sidney Poitier (VF : Bachir Touré) : Noah Cullen Tony Curtis (VF : Jean-Claude Michel) : John Jackson Charles McGraw (VF : José Squinquel) : Le capitaine Frank Gibbons Theodore Bikel (VF : Claude Bertrand) : Le shérif Max Muller Lon Chaney Jr. (VF : Pierre Morin) : Big Sam Cara Williams (VF : Jeanine Freson) : La mère de Billy Kevin Coughlin : Billy King Donovan (VF : Jacques Dynam) : Solly Claude Akins (VF : Alexandre Rignault) : Mack Whit Bissell (VF : Serge Sauvion) : Lou Gans Carl Switzer : L'homme au transistor Lawrence Dobkin (VF : Jean Violette) : Dave
Production
Casting Le réalisateur Stanley Kramer désirait d'abord avoir Marlon Brando pour le rôle de John Jackson, mais celui-ci n'était pas disponible à cause du tournage du film Les Révoltés du Bounty. De son côté, Tony Curtis était très désireux d'y jouer car il voulait se démarquer des rôles de beaux et gentils garçons qu'on lui avait assignés jusqu'alors. Au départ, dans le film dans l'espoir que Sammy Davis Jr. obtienne celui de Noah Cullen. Son agent l'a finalement persuadé de ne pas faire le film.
Le jeune homme qui écoute le radio transistor se nomme Carl Alfalfa Switzer. Il a été tué peu après la sortie du film lors d'une fusillade.
Préparation Le film est marqué par le double contexte du maccarthysme et du racisme :
En outre, Tony Curtis dut se battre pour que le nom de Sidney Poitier figure à côté du sien sur l'affiche du filmTélérama n°3646 du 27/11/2019..
Tournage Le tournage s'est déroulé en Californie et aux Universal Studios.
Lieux de tournage Filming locations for The Defiant Ones sur l'Internet Movie Database - Consulté le 22 mai 2011 - Sauf référence contraire. Calabasas, dans le Malibu Creek State Park Entre Fillmore et Piru, pour la scène de train de Southern Pacific Railroad Le Comté de Kern, pour la rivière de Kern à Bakersfield Universal Studios
Musique La chanson Long Gone est adaptée de celle de Long Gone (From Bowlin' Green) en 1920 écrite par Chris Smith et mise en musique par le compositeur de blues William C. Handy, elle est chantée maintes fois a cappella par Sidney Poitier.
Récompenses et distinctions
Récompenses Ours d'argent du Festival international du film de Berlin 1958. Meilleur acteur (Sidney Poitier)
New York Film Critics Circle 1958 Meilleur réalisateur (Stanley Kramer) Meilleur film Meilleur scénario (Nedrick Young et Harold Jacob Smith)
Oscars du Cérémonie des Oscars 1959 Meilleure photographie noir et blanc (Sam Leavitt) Meilleur scénario original (Nedrick Young et Harold Jacob Smith)
British Academy Film Awards du Cérémonie des BAFTA Awards 1959 Meilleur acteur (Sidney Poitier)
Bodil 1959 Meilleur film américain (Stanley Kramer)
Prix Edgar-Allan-Poe 1959 Meilleur film (Stanley Kramer)
Golden Globes du Cérémonie des Golden Globes 1959 Meilleur film dramatique
Laurel Awards - Prix d'or 1959 Meilleure photographie en noir et blanc Meilleur acteur dramatique (Sidney Poitier)
Motion Picture Sound Editors 1959 Meilleur montage sonore
Prix des Writers Guild of America 1959 Meilleur scénario dramatique américain
Nominations Ours d'or du Festival international du film de Berlin Meilleur film (Stanley Kramer)
Oscars du Cérémonie des Oscars 1959 Meilleur acteur (Tony Curtis) Meilleur acteur (Sidney Poitier) Meilleur acteur dans un second rôle (Theodore Bikel) Meilleure actrice dans un second rôle (Cara Williams) Meilleur réalisateur (Stanley Kramer) Meilleur montage (Frederic Knudtson) Meilleur film (Stanley Kramer)
British Academy Film Awards du Cérémonie des BAFTA Awards 1959 Meilleur film Meilleur acteur (Tony Curtis)
Directors Guild of America 1959 Meilleur film de l'année (Stanley Kramer)
Golden Globes du Cérémonie des Golden Globes 1959 Meilleur acteur dans un film dramatique (Tony Curtis) Meilleur acteur dans un film dramatique (Sidney Poitier) Meilleur réalisateur (Stanley Kramer) Meilleure actrice dans un second rôle (Cara Williams)
Laurel Awards - Prix d'or 1959 Meilleur film dramatique Meilleur acteur dans un second rôle (Theodore Bikel) Meilleure Musique (Ernest Gold)
Adaptations Ce film a fait l'objet de plusieurs adaptations : Cinéma Le film Black Mama, White Mama de Eddie Romero fait référence à La Chaîne en version féminine, sorti en 1973, avec Pam Grier et Margaret Markov.
En 1986, la production Metro-Goldwyn-Mayer reprend cette version en téléfilm L'Impossible Évasion de David Lowell Rich, avec Robert Urich et Carl Weathers. Dix ans après, en 1996, la même production en refait cette fois-ci en un film sous le titre Liens d'acier de Kevin Hooks, avec Laurence Fishburne et Stephen Baldwin.
Série télévisée Pour Code Quantum, en 1992, le dixième épisode de la quatrième saison ayant pour titre La Vie ne tient qu'à une chaîne () reprend le thème de ce film : le personnage principal de la série, Sam Beckett, se retrouve dans la peau d'un condamné aux travaux forcés enchaîné avec un homme de couleur claustrophobe semblant être également là par erreur, et tous deux doivent fuir ensemble ou être tués par le gardien corrompu.
Les Simpson parodie presque ce film dans l'épisode Fugue pour menottes à quatre mains () de la quinzième saison, en 2004, où Bart Simpson est obligé de s'évader avec une détenue puisqu'ils sont menottés.
Leverage référence le film dans le septième épisode de la troisième saison , en 2010.
Dans NCIS : Enquêtes spéciales, l'épisode de la seconde saison rappelle au film tout le long de l'épisode où Tony DiNozzo se fait passer pour un criminel en cavale, enchaîné avec un tueur en série.
Notes et références
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