Cet article traite de la frontière entre l'Italie et Saint-Marin

Caractéristiques

Généralités

Saint-Marin étant intégralement enclavé à l'intérieur de l'Italie, la frontière séparant les deux pays épouse intégralement les limites territoriales de Saint-Marin. Il s'agit donc d'une boucle intégralement terrestre, continue et d'une longueur totale de (une caractéristique frontalière qui n'est partagée qu'avec le Vatican et le Lesotho)..

Saint-Marin est le petit État indépendant du monde (après le Vatican — autre État enclavé en Italie —, Monaco, Nauru et Tuvalu). La frontière entre les deux pays est également l'une des plus petites frontières internationales. Par ailleurs, seuls le Vatican et Monaco possèdent une longueur totale des frontières terrestres plus courte (les frontières maritimes de Monaco sont d'ailleurs plus étendues).

Il s'agit également d'une frontière interne de l'Union européenne, Saint-Marin n'en faisant pas partie.

Tracé Du point de vue administratif, tous les castelli de Saint-Marin sont frontaliers de l'Italie. Le pays est lui frontalier de deux régions italiennes : l'Émilie-Romagne (province de Rimini) à l'ouest, au nord et à l'est, et les Marches (province de Pesaro et d'Urbino) au sud.

Douane et passage thumb|Vue de l'entrée à Saint-Marin, à Dogana, depuis l'Italie. Il n'existe pas de contrôles douaniers à la frontière, Saint-Marin étant inclus dans le domaine des douanes italiennes.

Trois routes principales permettent de franchir la frontière : au nord-est, entre Dogana (Serravalle) et Cerasolo (Coriano) ; au nord-ouest, entre Gualdicciolo (Acquaviva) et Torello (San Leo) ; au sud, entre Fiorentino et Montelicciano.

Historique thumb|La frontière durant la Seconde Guerre mondiale. Saint Marin, petit État entouré par l'Italie mussolinienne proclame sa neutralité. L'origine de Saint-Marin est établie au . Vers le début du , Saint-Marin étant devenue entretemps une république à part entière, Saint-Marin procède à deux reprises à l'achat de châteaux voisins. À partir de la deuxième moitié du , la république de Rimini, sous domination de la famille Malatesta, tente de prendre le contrôle de Saint-Marin. Ce conflit se poursuit jusqu'en 1463, lorsque le pape Pie II attribue à Saint-Marin les seigneuries de Fiorentino, Montegiardino et Serravalle. En 1464, Faetano intègre volontairement la république.

Mise à part une brève invasion par César Borgia en 1503 et une autre par Jules Alberoni en 1739, les frontières de Saint-Marin ne sont plus remises en question à partir de cette date. Elles sont maintenues en 1797 après l'invasion française de l'Italie et en 1815 lors du Congrès de Vienne. Elles restent identiques lors de l'unification de l'Italie : Saint-Marin devient une enclave du nouveau pays italien en 1861.

Notes et références

Voir aussi

Liste des frontières terrestres internationales par longueur

* Saint-Marin Catégorie:Relations entre l'Italie et Saint-Marin Catégorie:Relations entre Saint-Marin et l'Union européenne