Le premier ministère d’Armand-Emmanuel du Plessis de Richelieu est un ministère de la Restauration conduit par le duc de Richelieu qui dure du au , sous le règne de Louis .

Composition Présidence du Conseil Fonction Image Nom Président du Conseil des ministres 150px|Le duc de Richelieu Armand-Emmanuel du Plessis, duc de Richelieu

Ministères Fonction Image Nom Ministre des Affaires étrangères 150px|Le duc de Richelieu Armand-Emmanuel du Plessis, duc de Richelieu Ministre de l’Intérieur 150px|Le comte de Vaublanc Vincent-Marie, comte de Vaublanc(du au ) 150px|Le vicomte Lainé Joseph-Henri-Joachim, vicomte Lainé(du au ) Ministre de la Justice 150px|Le marquis Barbé-Marbois François, marquis Barbé-Marbois(du au ) 150px|Le comte Dambray Charles Henri, comte Dambray(du au ) 150px|Le baron Pasquier Étienne-Denis, baron Pasquier(du au ) Ministre de la Guerre 150px|Le duc de Feltre Henri-Jacques-Guillaume Clarke, duc de Feltre(du au ) 150px|Le marquis de Saint-Cyr Maréchal Laurent Gouvion, marquis de Saint-Cyr(du au ) Ministre des Finances 150px|Le comte Corvetto Louis-Emmanuel, comte Corvetto(du au ) 150px|Le comte Roy Antoine, comte Roy(du au ) Ministre de la Marine et des Colonies 150px François-Joseph de Gratet, vicomte du Bouchage(du au ) 150px|Le marquis de Saint-Cyr Maréchal Laurent Gouvion, marquis de Saint-Cyr(du au ) 150px|Le comte Molé Mathieu, comte Molé(du au ) Ministre de la Police 150px|Le comte Decazes Élie, comte Decazes

Sous-secrétariats d’État L’ordonnance du prévoit qu’un sous-secrétaire d’État peut être adjoint si nécessaire à un ministre. La mission du sous-secrétaire d’État porte alors sur l’ensemble de l’administration du ministère, par délégation du ministre.

Fonction Image Nom Sous-secrétaire d’État à l’Intérieur 150px|Louis Becquey Louis, comte Becquey(du au ) 150px|Le comte de Chabrol Christophe, comte de Chabrol(du au ) Sous-secrétaire d’État à la Justice 150px|Pas de photographie ; votre aide est la bienvenue Charles, baron de Trinquelague(du au ) 150px|Le comte Ravez Auguste, comte Ravez(du au ) Sous-secrétaire d’État à la Guerre 150px|Pas de photographie ; votre aide est la bienvenue Michel, vicomte Tabarié(du au ) 80px|Chevalier Allent Pierre-Alexandre-Joseph, chevalier Allent(du au ) Sous-secrétaire d’État aux Finances 150px François-Marie-Pierre Roullet, baron de La Bouillerie(du au )

Actions Nommé par le roi Louis le en remplacement du ministère Talleyrand, le ministère Richelieu est notamment composé d’ultras-royalistes, de contre-révolutionnaires, souvent hostiles aux révolutionnaires et aux partisans de l’empire, à la suite de leur victoire à la « Chambre introuvable » (350 sièges sur 398) en . Les ultras éditent une série de « lois répressives » entre et , souvent édulcorées par la clémence du roi Louis . La « terreur légale », expression de Pouthas, arrête d’un côté 70 000 personnes pour motifs politiques, mais de l’autre, la loi d’amnistie de janvier 1816, reprenant la liste de coupables de Fouché, ne maintient des poursuites que pour 19 personnes. La chambre devenue « plus royaliste » que le roi agitait les tensions, et Louis , modéré, après avoir limogé le comte de Vaublanc, ministre de l'intérieur ayant échoué à faire voter le projet de loi électorale, ultraroyaliste, finit par procéder à la dissolution de la chambre le . Chateaubriand s’insurge et proclame une phrase célèbre : « le roi règne mais ne gouverne pas ». C’est l’échec des ultras, trop radicaux. Les purs libéraux entrent dans la majorité. Ils souhaitent une application stricte de la Charte, par sa lecture « parlementaire ». Les constitutionnels modérés sont les plus nombreux. Le duc de Richelieu fait passer des lois libérales : loi Lainé (1817) simplifie le vote par le suffrage direct et favorise la bourgeoisie urbaine libérale, la loi Gouvion-Saint-Cyr qui organise le recrutement militaire par tirage au sort. Les nobles n’entrent plus automatiquement en tant qu’officier.

Ce ministère va disparaître trois ans plus tard sur « fond d’intrigues ».. Les constitutionnels ne trouvent pas de véritable point d’appui dans l’espace politique défini par une Charte que la droite n’a jamais vraiment acceptée. L’assise de ce pouvoir technocratique, isolé dans un vote censitaire élitiste, reste trop étroite pour convaincre les classes moyennes. Aux élections partielles, en 1817, une nouvelle gauche libérale, celle des indépendants, conteste les mesures des constitutionnels et opère une percée politique (25 députés en 1817, 45 en 1818, 90 en 1819). L’élection, parmi eux, du général Foy, héros de la gauche, de l’abbé Grégoire, député de l’Isère, ancien évêque montagnard, régicide, fait scandale dans les rangs de l’assemblée. La droite exige alors une nouvelle loi électorale pour enrayer cette poussée de la gauche. Elle dénonce les lois de Serre sur la presse, jugées trop libéralesLa France du siècle, 87..

Tentant en vain un rapprochement avec la droite ultra, le duc de Richelieu perd la confiance d’une partie du centre et entre en rivalité ouverte avec son ministre de la police Élie Decazes, qui se rapproche des doctrinaires. La crise atteint son paroxysme le , où Richelieu présente sa démission au roi avec les ministres qui lui sont restés fidèles. Appelé le à former un nouveau gouvernement, Richelieu n’y parvient pas et présente une nouvelle fois sa démission le .. Le , un nouveau ministère est alors formé sous la présidence nominale du général Dessolle.

Voir aussi Ministères sous la Restauration

Source

Notes et références

Richelieu(1) Catégorie:1815 en politique Catégorie:1816 en politique Catégorie:1817 en politique Catégorie:1818 en politique