La est une voie ferrée française, à écartement standard et à voie unique, du sud du Massif central, qui reliait Souillac, sur la grande ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, à Viescamp-sous-Jallès, à proximité d'Aurillac, préfecture du Cantal. Dans les , seule la section reliant Saint-Denis à Viescamp est encore exploitée, autorisant des liaisons entre Paris (avec un ), ou Brive-la-Gaillarde (trains du réseau ), et Aurillac.
La ligne suit la vallée de la Cère puis, quittant l’environnement montagneux, suit la Dordogne, avant de remonter la Tourmente vers Brive.
Elle constitue la ligne . Journal officiel 92 du , . du réseau ferré national.
Histoire
Chronologie 19 juin 1868, déclaration d'utilité publique d'Aurillac à Saint-Denis-près-Martel 31 décembre 1875, déclaration d'utilité publique de Souillac à Saint-Denis-près-Martel 20 novembre 1883, concession de la totalité de la ligne à la Compagnie du PO 16 juin 1889, mise en service de Souillac à Saint-Denis-près-Martel 11 mai 1891, mise en service de Saint-Denis-près-Martel à Viescamp-sous-Jallès 28 mai 1989, fermeture à tous trafics de Souillac à Saint-Denis-près-Martel
Souillac à Saint-Denis-près-Martel
Section du réseau ferré national La section de Saint-Denis-près-Martel à Souillac trouve son origine dans la ligne de Saint-Denis-lès-Martel au Buisson-de-Cadouin, déclarée d'utilité publique à titre d'intérêt général le Site gallica.bnf.fr : « 31 décembre 1875, loi qui déclare d'utilité publique, à titre d'intérêt général, l'établissement des chemins de fer ci-après dénommés : 13 - de Saint-Denis-Lès-Martel au Buisson, par ou près Sarlat, avec embranchement sur Gourdon », dans Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, année 1875, 626 (consulté le 22 avril 2014)., elle en constitue la section dite « de Saint-Denis à Souillac ».
Le tracé et les travaux sont exécutés sous la direction de l'ingénieur en chef Lanteirès des services de l'État. En 1880, le chantier est divisé en cinq lots dont trois sont adjugés, pour un coût total de , et en cours d'exécutions, le projet du cinquième, évalué à , est à l'approbation et le premier qui comprend le raccordement avec la gare de Saint-Denis-près-Martel, de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), est à l'étude, en négociation avec la compagnie. Les travaux importants concernent les ouvrages d'art : trois souterrains longs de à plus trois autres longs de à , et deux viaducs : celui des Courtils, de de long pour de hauteur, pour franchir un ravin dans les falaises de Saint-Denis et celui de Bramefond de de long pour de hauteur. Outre les stations des extrémités, Saint-Denis et Souillac qui sont situées sur les lignes principales de raccordement, il est prévu deux stations intermédiaires à Martel et au Pigeon (sur la commune de Baladou). L'ingénieur prévoit : un achèvement des travaux à la fin de l'année 1881 pour les trois lots dont les chantiers ont déjà débuté, et en 1882 pour les deux autres, ce qui peut permettre un achèvement de la ligne à la fin de la campagne de 1882Site gallica.bnf.fr « Ligne de St-Denis au Buisson », dans Rapports et délibérations / Département du Lot, Conseil général, 1880/08, 223-224. alt=Viaduc de Bramefond|vignette|Viaduc de Bramefond
La ligne est concédée par l'État à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi le suivant..
L'exploitation a débuté le .
La voie de cette section est déposée en 1917, pendant la Première Guerre mondiale, pour utiliser l'acier à la fabrication d'armements. Elle est rouverte en 1918 avec des rails américains« Le train touristique en Haut-Quercy », publié dans La semaine du Lot, du 8 au 14 février 2001 (consulté le 23 avril 2014)..
Le , circule le dernier train de voyageurs, pendant les années suivantes la SNCF procède simplement au désherbage chimique et à la visite des ouvrages d'art. La section est fermée officiellement à tous trafics le , puis elle est déclassée, du PK 619,094 au PK 636,640, le .
La construction de l'autoroute A20 a provoqué une rupture de la continuité de la ligne peu après la fin du viaduc de Bramefond en direction du Pigeon. Une convention obligerait cependant l'exploitant autoroutier à rétablir la continuité de la ligne en construisant un pont en cas de décision de réouverture de la ligne.
Voie privée
Après la fermeture, l'ingénieur Philippe Coudeville envisage la sauvegarde de la ligne. Il lance un appel dans la presse spécialisée qui est entendu par suffisamment de personnes pour créer, en 1992, l'association du Chemin de fer touristique du Haut Quercy (CFTHQ). Après une expertise, réalisée par un ingénieur SNCF, l'association rachète la voie entre la gare de Martel et un point situé à proximité de la gare de Saint-Denis-près-Martel. Après sa remise en état le tronçon est rouvert pour un trafic de trains historiques et touristiques. Les premières circulations ont lieu en avec des draisines et un train tracté par une locomotive à vapeur.
L'association fait également parfois circuler un train de service jusqu'à l'ancienne halle à marchandises de la gare du Pigeon qui lui sert à entreposer du matériel.
Saint-Denis-près-Martel à Viescamp-sous-Jallès La section de Saint-Denis-Près-Martel à Viescamp-sous-Jallès a été déclarée d'utilité publique par un décret impérial le Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'Etat, année 1868, page 361. (ligne de Périgueux à Figeac)..
La ligne est concédée par l'État à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) par une convention signée entre le Ministre des travaux publics et la compagnie le . Cette convention est approuvée par une loi le suivant.
Elle a été ouverte le .
D'après un document publié par Le Dauphiné libéré le , la section entre Saint-Denis-près-Martel et Viescamp-sous-Jallès pourrait être fermée à toute circulation en 2021..
Caractéristiques
Tracé
Le profil en long de la ligne est assez accidenté, et comporte de nombreuses déclivités d'une valeur maximale de , le rayon des courbes s'abaisse à Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, , volume 2, page 79..
Ouvrages d'art La ligne chemine à flanc de montagne dans un environnement humide avec des ouvrages en terre et des parois rocheuses qui longent la ligne. Sur la partie qui reste exploitée, elle traverse 25 tunnels dont la longueur cumulée est de . Les accès à la plateforme sont très peu nombreux, en particulier dans les gorges de la Cère.
Équipement Cette section de voie unique est exploitée pour le trafic voyageurs et pour le fret. Elle est équipée de block BAPRRéseau ferré de France : annexe 6.7 du document de référence du réseau ferré national, année 2012. avec compteurs d'essieux sans circuit de voie et n'est pas électrifiée.
Vitesse limite La vitesse des trains de voyageurs est comprise entre 75 et avec limitation à au niveau de la déviation de la Verrerie, à à la traversée de certaines gares voire à .
La portion de ligne de entre Laval-de-Cère et Viescamp-sous-Jallès va faire l'objet de travaux de rénovation courant 2013 dans le cadre du Plan Rail Auvergne pour un montant de Plan Rail Auvergne : signature officielle du protocole, Préfecture de l'Auvergne.
Exploitation La ligne fait partie du groupe UIC n°9 avec voyageurs, ce qui correspond à un tonnage de 960 tonnes par jour. Le trafic est exclusivement constitué de trains légers TER avec 4 allers-retours et environ 450 voyageurs par jour.
Après 2013, les engagements du Plan Rail Auvergne devraient permettre de passer de 4 à 5 allers-retours par jourProgramme financier par section et co-financeur, Préfecture de l'Auvergne.
Enjeux
Cette ligne permet aux Aurillacois de gagner la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse). L’enjeu est important car, selon les évolutions futures des lignes à grande vitesse desservant à terme Limoges et Clermont-Ferrand, les Cantalous pourront préférer passer par l’Est ou par l’Ouest pour gagner Paris. Actuellement, les temps de trajet sont relativement similaires. En 2013, grâce aux travaux de modernisation sur Clermont-Aurillac, le trajet par Clermont-Ferrand devrait être le plus performant.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes Train du Haut-Quercy, chemin de fer touristique de Martel à Saint-Denis lignes concernées par le Plan Rail Auvergne, Préfecture de l'Auvergne.
*