Lamèque est une ancienne ville du Nouveau-Brunswick, au Canada. Elle fait partie de la ville d'Île-de-Lamèque depuis la réforme de la gouvernance locale du .
Géographie Topographie, faune et flore
thumb|left|Carte topographique de Lamèque et des environs.
Lamèque est situé au sud de l'île éponyme, à une centaine de kilomètres de route à l'est de Bathurst.
Lamèque est généralement considérée comme faisant partie de l'Acadie..
L'Écoparc de Lamèque rassemble les nombreuses composantes de la faune et de la flore de la péninsule acadienne.
thumb|Le ruisseau Charlemagne.
Logement La ville comptait 604 logements privés en 2006, dont 570 occupés par des résidents habituels.. Parmi ces logements, 78,9 % sont individuels, aucun sont jumelés, 4,4 % sont en rangée, 1,8 % sont des appartements ou duplex et 10,5 % sont des immeubles de moins de cinq étages. De plus, 3,5 % des logements entrent dans la catégorie autres, tels que des maisons mobilesRecensement Statistique Canada 2006: Familles et ménages. 76,3 % des logements occupés le sont par le propriétaire et 23,7 % sont loués. 74,6 % ont été construits avant 1986 et 11,4 % ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 6,9 pièces et ont une valeur moyenne de , comparativement à pour la province.
Histoire
Origines
Lamèque est situé dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Sigenigteoag, qui comprend l'actuelle côte Est du Nouveau-Brunswick, jusqu'à la baie de Fundy et ce peuple fréquente les lieux.. Le nom de la ville dérive d'ailleurs du micmac « Elmugwadasik », qui signifie « la tête est tournée du côté ».
Samuel de Champlain explore Lamèque en 1604 et est le premier à faire mention des lieux.
L'explorateur et marchand Nicolas Denys installe un poste de traite et de pêche fortifié sur la rive nord de l'île, dès 1645.
En 1761, vingt-cinq Acadiens formant cinq familles s'établissent à Lamèque; ils sont des rescapés de la Déportation des Acadiens. Aujourd’hui, bon nombre des de l’île Lamèque sont des descendants de ces familles fondatrices.
La paroisse Saint-Urbain de Lamèque est érigée en 1790.
La première église de la paroisse Saint-Urbain est construite en 1835.
Un couvent est fondé en 1918 par le curé Alfred Trudel et placé sous la direction des Religieuses Jésus-Marie.. La Caisse populaire de Lamèque est fondée en 1937..
En 1940, une dizaine de coopératives s'unissent pour former la Coopérative des pêcheurs de l'Île.
Une première tourbière est exploitée en 1945.
Fondé en 1949 par l'abbé Louis Morin et la congrégation des Hospitalières de Saint-Joseph, l'Hôtel-Dieu de Lamèque est d'abord installé au presbytère de l'église locale, où il dessert les habitants de la région. En 1963, l'hôpital déménage dans un édifice moderne de 42 lits, construit au coût de . La propriété de l'hôpital est transférée au gouvernement du Nouveau-Brunswick en 1972Rescol. Historique des hôpitaux de la Péninsule acadienne - Lamèque. Page consultée le 3 juin 2006..
Lamèque est constitué en tant que village en 1966. La pêche commerciale au crabe des neiges commence en 1968. Une commission d'urbanisme est mise sur pied en 1968 mais plus tard remplacée par un comité consultatif. Un terrain récréatif est inauguré en 1972. L'hôtel de ville est terminé l'année suivante. La coopérative des pêcheurs ouvre une nouvelle usine la même année. Lamèque obtient le statut de ville le ..
Aux prises avec un problème récurrent de recrutement d'effectifs, la vocation de l'hôpital se transforme peu à peu au cours des années 1990. La salle d'urgence diminue d'abord ses heures d'ouverture et certains services de soutien sont régionalisés. Enfin, la réforme des soins de santé annoncée par le premier ministre Bernard Lord, le Communication Nouveau-Brunswick. Le premier ministre énonce sa vision des soins de santé pour le N.-B.. Page consultée le 21 juin 2007. transforme l'hôpital de Lamèque en centre de santé communautaire. La décision est vivement contestée par une grande partie de la population locale, qui fait valoir que les services d'urgence les plus proches seront maintenant offerts à l'hôpital de Tracadie-SheilaRadio-Canada. Réduction des services au centre de santé communautaire de Lamèque. 21 avril 2005. Page consultée le 21 juin 2007., distant de Google Maps From Lamèque, NB, Canada to Tracadie, NB, Canada. Page consultée le 21 juin 2007..
La tourbière de Lamèque commence sa production en 1979. La tourbière Sun Gro, sur la rue de la Tourbe, entre en opération en 1980; c'est la seule toujours en activité. La ville connaît une croissance démographique importante à la fin des années 1970 et durant les années 1980 attribuable, selon le journaliste Paul-Arthur Landry, à la croissance de l'industrie de la pêche. Lamèque accueillit la finale des Jeux de l'Acadie en 1986.
Une école élémentaire est fermée en 1996..
vignette|Parc Écologique de la Péninsule Acadienne et éoliennes à l'horizon. L'école Sœur-Saint-Alexandre est inaugurée en 2001 .. Le parc écologique de la Péninsule acadienne est inauguré en juillet de la même année, après des travaux de huit ans effectués au coût de 1,5 million $CAD. La coopérative d'énergie renouvelable de Lamèque est mise sur pied en juin 2002. La caisse populaire fusionne avec celle de Sainte-Marie–Saint-Raphaël en 2003 pour former la Caisse populaire des Îles. Lamèque est l'une des localités organisatrices du Congrès mondial acadien, en 2009.
L'aréna des Îles est endommagé par une explosion le , sans faire de victime.
Chronologie municipale
1786: La paroisse d'Alnwick est érigée dans le comté de Northumberland Cleadie B. Barnett, « New Brunswick Parishes », dans New Brunswick's Past, 17 avril 1998 .. 1814: La paroisse de Saumarez est créée à partir de portions de la paroisse d'Alnwick et d'un territoire non organisé. 1826: Le comté de Gloucester est créé à partir des paroisses de Saumarez et de Beresford, du comté de Northumberland. 1831: La paroisse de Caraquet est créée à partir d'une portion de la paroisse de Saumarez. 1851: La paroisse de Shippagan est créée à partir d'une portion de la paroisse de Caraquet. 1851: La paroisse d'Inkerman est créée à partir de portions des paroisses de Caraquet et de Shippagan. 1867: Confédération canadienne. Années 1870: Le comté de Gloucester est constitué en municipalité. 1947: Shippagan est constitué en municipalité dans le territoire de la paroisse. 1958: Le village de Shippagan obtient le statut de ville. 1966: La municipalité du comté de Gloucester est dissoute. La paroisse de Shippagan devient un District de services locaux. Des portions de la paroisse sont détachées pour former le village de Lamèque ainsi que les DSL de Le Goulet, de Sainte-Marie-sur-Mer et de Saint-Raphaël-sur-Mer. 1982: Le village de Lamèque devient une ville.
Démographie
La ville comptait habitants en 2006, soit une baisse de 10,0 % en cinq ans. Il y a en tout 570 ménages dont 410 familles. Les ménages comptent en moyenne 2,3 personnes tandis que les familles comptent en moyenne 2,7 personnes. Les ménages sont composés de couples avec enfants dans 25,4 % des cas, de couples sans enfants dans 27,2 % des cas et de personnes seules dans 28,1 % des cas alors que 18,4 % des ménages entrent dans la catégorie autres (familles monoparentales, colocataires, etc.). 57,3 % des familles comptent un couple marié, 20,7 % comptent un couple en union libre et 22,0 % sont monoparentales. Dans ces dernières, une femme est le parent dans 55,6 % des cas. L'âge médian est de 44,8 ans, comparativement à 41,5 ans pour la province. 86,3 % de la population est âgée de plus de 15 ans, comparativement à 83,8 % pour la province. Les femmes représentent 53,5 % de la population, comparativement à 51,3 % pour la province. Chez les plus de 15 ans, 40,7 % sont célibataires, 38,2 % sont mariés, 6,1 % sont séparés, 4,9 % sont divorcés et 10,2 % sont veufs. De plus, 13,9 % vivent en union libre.
Les autochtones représentent 3,0 % de la population. et aucun habitant fait partie d'une minorité visible.. Les immigrants représentent 0,7 % de la population et aucun habitant est un résident permanent.. Tous les habitants sont citoyens canadiens et 99,1 % des habitants âgés de plus de 15 ans sont issus de familles établies au Canada depuis trois générations ou plus. En date du , 96,6 % des gens avaient la même adresse depuis au moins un an alors que 2,6 % habitaient auparavant ailleurs dans la même ville, qu'aucun habitait ailleurs dans la province, que 1,5 % habitaient ailleurs au pays et qu'aucun habitait ailleurs dans le monde.. À la même date, 83,9 % des gens avaient la même adresse depuis au moins cinq ans alors que 9,0 % habitaient auparavant ailleurs dans la même ville, que 4,3 % habitaient ailleurs dans la province, que 2,7 % habitaient ailleurs au pays et qu'aucun habitait ailleurs dans le monde.
Tous les habitants ont le français comme langue maternelle.. Les deux langues officiellesLe Nouveau-Brunswick est officiellement bilingue, c'est-à-dire que l'anglais et le français ont un statut égal. sont comprises par 21,7 % de la population alors que 78,3 % des habitants sont unilingues francophones. Le français est parlé à la maison toute la population. Le français est utilisé au travail par 96,1 % des travailleurs et l'anglais par 3,3 % alors que 1,3 % des travailleurs utilisent les deux langues officielles..
Chez les plus de 15 ans, 37,6 % n'ont aucun certificat, diplôme ou grade, 17,0 % ont uniquement un diplôme d'études secondaires ou l'équivalent et 44,5 % détiennent aussi un certificat, un diplôme ou un grade post-secondaire; par comparaison, ces taux s'élèvent à 29,4 %, 26,0 % et 44,6 % au provincial.. Parmi la même tranche d'âge, 16,2 % des gens possèdent un diplôme d'un programme d'un an au CCNB ou l'équivalent, 14,4 % détiennent un diplôme d'un programme de trois ans au CCNB ou l'équivalent, 5,2 % ont un diplôme ou un certificat universitaire inférieur au baccalauréat et 9,2 % ont un certificat, un diplôme ou un grade universitaire plus élevé. Parmi ces diplômés, 9,7 % sont formés en enseignement, aucun en arts ou en communications, aucun en sciences humaines, 2,9 % en sciences sociales ou en droit, 22,3 % en commerce, en gestion ou en administration, aucun en sciences et technologies, aucun en mathématiques ou en informatique, 21,4 % en architecture, en génie ou dans des domaines connexes, aucun en agriculture, en ressources naturelles ou en conservation, 24,3 % en santé, parcs, récréation ou conditionnement physique, 16,5 % en services personnels, de protection ou de transport et aucun dans d'autres domaines. Tous les diplômés post-secondaires ont terminé leurs études au Canada.
Économie
Travail et revenu thumb|Le parc éolien. thumb|La tourbière Sungro de Chiasson-Savoy. Le recensement de 2006 de Statistique Canada fourni aussi des données sur l'économie. Chez les habitants âgés de plus de 15 ans, le taux d'activité était alors de 61,0 %, le taux d'emploi était de 53,1 % et le taux de chômage était de 12,2 % ; à titre de comparaison, ceux de la province étaient respectivement de 63,7 %, 57,3 % et 10,0 %..
Évolution du taux de chômage à Lamèque Sources..:
Parmi la population en âge de travailler, 785 personnes ont déclaré des gains et ont déclaré des revenus en 2005.. 90,8 % avaient aussi déclarés des heures de travail non rémunérées. Le revenu médian s'élevait alors à avant et à après impôt, comparativement à la moyenne provinciale de avant et après impôt; les femmes gagnaient en moyenne de moins que les hommes après impôt, soit . En moyenne, 70,3 % du revenu provenait de gains, 23,3 % de transferts gouvernementaux et 6,1 % d'autres sources. 9,0 % de toutes les personnes dans les ménages avaient un faible revenu après impôt, une situation n'existant pas pour les moins de 18 ans.