Les Forces armées nationales (en polonais : Narodowe Siły Zbrojne, abrégé en NSZ) étaient un mouvement de résistance polonais contre l'Occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.
Histoire Les NSZ (dont les membres étaient appelés Nesezowcy) furent créées le , de la fusion de l'Organizacja Wojskowa Związek Jaszczurczy (Organisation militaire - Union du lézard) et d'une partie de la Narodowa Organizacja Wojskowa (Organisation militaire nationale). Au comble de leurs effectifs, elles atteignirent un total de à , ce qui faisait d'elles la seconde par le nombre des organisations de la Résistance polonaise (après l'Armia Krajowa)Israel Gutman, Encyclopedia of the Holocaust, . Une partie des NSZ joignirent l'Armia Krajowa en . La seule branche qui resta à l'écart était la NSZ-ZJ (Związek Jaszczurczy, Union du lézard). Des unités (de 800 à , selon les sources) de la NSZ prirent part à l'insurrection de Varsovie.
En , une brigade des NSZ, la Brygada Świętokrzyska (Brigade des Montagnes de la Sainte-Croix) se replia devant l'Armée rouge, en accord avec les Allemands, dans le protectorat de Bohême-Moravie. Elle reprit toutefois le combat contre les nazis le en Bohême, libérant des femmes du camp de concentration de Holiszowo. La brigade subit de lourdes pertes.
Les NSZ occupaient l'extrême droite du spectre politique. Leur programme comportait la lutte pour l'indépendance polonaise aussi bien contre l'Allemagne nazie que contre l'Union soviétique stalinienne et visait d'une part à rétablir la frontière orientale d'avant la guerre, du temps de la Deuxième République polonaise, et d'autre part à recouvrer à l'ouest les Ziemie Odzyskane, Ziemie Zachodnie i Północne, territoires germanisés (Poméranie, Silésie, etc.) qui avaient appartenu à la Pologne dans une histoire séculaire.
. Cette méthode de guerre contre les NSZ fut également pratiquée juste après la guerre par la police secrète polonaise (UB) et la Milicja Obywatelska (MO), comme le révélèrent des documents judiciaires de la république populaire de Pologne. On a reproché aux NSZ diverses opérations de « pacification », mais, par faute de preuves, elles n'ont pas fait l'objet d'un procès pour crimes de guerreŻołnierze wyklęci… 1944-1956. Polskie podziemie niepodległościowe, consulté le 27 novembre 2007.
même après que l'Armée rouge eut pris le contrôle de la Pologne. La position anticommuniste des Forces Armées Nationales, toutefois, n'a jamais été analysée en profondeur. Elle n'est pas à considérer comme un conflit exclusivement idéologique. Les communistes polonais, contrôlés par Moscou, essayèrent de saboter le mouvement patriotique avec autant d'énergie qu'ils sabotaient l'envahisseur allemand. Les bandes communistes pillaient la campagne. Le meurtre et le viol étaient à l'ordre du jour. Un des buts des NSZ était de protéger la population contre le banditisme et la violence. Les NSZ décrivaient et évaluaient comme suit les activités communistes :
Les membres des NSZ, comme d'autres soldats réprouvés (Żołnierze wyklęci), furent persécutés dans les années staliniennes qui suivirent la guerre. Dans l'automne 1946, un groupe de 100 à 200 soldats des NSZ furent attirés dans un piège et massacrésRzeczpospolita, 2 octobre 2004, , Wielkie polowanie: Prześladowania akowców w Polsce Ludowej (Grande chasse : les persécutions contre les soldats de l'AK sous la République populaire de Pologne), consulté le 7 juin 2006. Toutefois, en 1992, après que la Pologne eut été libérée de l'occupation soviétique, les soldats réprouvés furent réhabilités et reçurent le statut d'anciens combattants.
Chefs Colonel Ignacy Oziewicz Colonel Tadeusz Kurcyusz Colonel Stanislaw Kasznica
Articles connexes Armée insurrectionnelle ukrainienne Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale Soldats maudits
Notes et références
Liens externes Narodowe Siły Zbrojne
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