Le Royal Régiment ou RR est l'un des trois grands régiments d'infanterie des Forces armées canadiennes. En anglais, les militaires du Régiment sont surnommés les « Vandoos » à cause de la prononciation de « vingt-deux » avec un accent anglais ; par extension, le Régiment est surnommé « The Vandoos », en anglais. Chez les francophones, le Régiment est souvent appelé tout simplement « 22 » ou « ». C'est le seul régiment d'infanterie régulière entièrement francophone au Canada.

Le Régiment comprend cinq bataillons, dont deux de réserve. Dans la Force régulière, le R22R a deux bataillons d'infanterie mécanisée et un bataillon d'infanterie légère comprenant une compagnie de parachutistes. Son quartier général se situe à la Citadelle de Québec, mais le gros de son effectif régulier est cantonné sur la base des Forces canadiennes (BFC) Valcartier près de la ville de Québec, au Québec. Les bataillons de réserve sont situés à Laval et à Saint-Hyacinthe, respectivement le et le Bataillon. Les bataillons du Régiment sont en fait des unités opérationnelles distinctes qui font partie de la Division du Canada avec les bataillons réguliers au sein du Groupe-brigade mécanisé du Canada et les bataillons de réserve au sein du Groupe-brigade du Canada. L'effectif total du Régiment comprend plus de et environ . Il s'agit du plus important régiment militaire au Québec et de la plus grande unité francophone en Amérique.

Formé de volontaires francophones durant la Première Guerre mondiale sous le nom de « Bataillon d'infanterie (canadien-français) », il obtient, le , le titre de « royal » de la part du roi George V qui reconnait les nombreux faits d'armes et les excellents états de service de ses membres. Il porte encore aujourd'hui, en parade, le célèbre uniforme rouge des fusiliers britanniques avec le bonnet à poils. Les fantassins du R22R ont pris part à presque tous les conflits et les opérations impliquant le Canada depuis sa création.

Structure vignette|gauche|Un soldat du R22R avec un fusil d'assaut C7A2. Le Royal Régiment est composé de trois bataillons réguliers et de deux bataillons de réserve. Leurs effectifs combinés sont de plus de réguliers et d'environ ; ce qui en fait le plus grand régiment au Québec Bataillon, Royal Régiment sur le site du Groupe-brigade mécanisé du Canada, page consultée le mars 2011. Bataillon, Royal Régiment sur le site du Groupe-brigade mécanisé du Canada, page consultée le mars 2011. Bataillon, Royal Régiment sur le site du Groupe-brigade mécanisé du Canada, page consultée le mars 2011.. De plus, la majorité des membres est québécoise. De ce fait, le français est la langue de travail au sein du « ». C'est donc la plus importante unité francophone en Amérique.

Les bataillons de la Force régulière sont chacun sous le commandement du Groupe-brigade mécanisé du Canada, de la Division du Canada Bataillon, Royal Régiment sur le site du Groupe-brigade mécanisé du Canada, page consultée le 26 février 2011. Bataillon, Royal Régiment sur le site du Groupe-brigade mécanisé du Canada, page consultée le 26 février 2011. Bataillon, Royal Régiment sur le site du Groupe-brigade mécanisé du Canada, page consultée le 26 février 2011.. En effet, le régiment n'est pas une structure de commandement opérationnel, mais plutôt protocolaire, et chaque bataillon forme en fait une unité distincte dans l'ordre de bataille des Forces armées canadiennes. Néanmoins, les membres des différents bataillons partagent le même insigne et le régiment constitue une sorte de « famille » dans la tradition militaire britannique. Le quartier général régimentaire est situé dans la Citadelle de QuébecRoyal Régiment dans l'Encyclopédie de l'Amérique française, page consultée le 4 mars 2011..

Les et Bataillon sont de l'infanterie mécanisée tandis que le est de l'infanterie légère. Les et Bataillon sont cantonnés sur la BFC Valcartier et le Bataillon est quant à lui officiellement basé à la Citadelle de Québec, mais la majorité de ses effectifs travaille également sur la BFC Valcartier, tous dans la région de Québec, au Québec. De leur côté, les deux bataillons de réserve sont le Bataillon à Laval et le Bataillon. Ce dernier est réparti dans deux manèges : un à Saint-Hyacinthe et l'autre à Drummondville. Ils font partie du Groupe-brigade du CanadaLe , Royal Régiment sur le site du Groupe-brigade du Canada, page consultée le 26 février 2011.Le , Royal Régiment sur le site du Groupe-brigade du Canada, page consultée le 26 février 2011.. En plus de ses cinq bataillons, le Régiment comprend également La Musique du Royal Régiment qui est la seule musique militaire d'expression française au CanadaLa Musique du Royal Régiment sur le site du Royal Régiment, page consultée le 29 août 2015.. Le Musée Royal Régiment est situé dans la Citadelle de Québec et fait aussi partie de la « famille » régimentaireLe Musée Royal Régiment sur le site de la Citadelle de Québec, page consultée le 29 août 2015..

Bataillon Base Groupe-brigade Type Bataillon BFC Valcartier Groupe-brigade mécanisé du Canada Infanterie mécanisée Bataillon Citadelle de Québec Groupe-brigade mécanisé du Canada Infanterie mécanisée Bataillon BFC Valcartier Groupe-brigade mécanisé du Canada Infanterie légère Bataillon Laval Groupe-brigade du Canada Infanterie de réserve Bataillon Saint-Hyacinthe et Drummondville Groupe-brigade du Canada Infanterie de réserve

vignette|Un VBL III, le véhicule de combat principal du régiment. Les trois bataillons réguliers sont organisés selon la même structure : un état-major, trois compagnies de fusiliers, une compagnie de soutien tactique et une compagnie de services. Chaque compagnie de fusiliers comporte un poste de commandement et trois pelotons qui se composent eux-mêmes d'un poste de commandement, d'un détachement d'armes et de trois sections. Les sections d'infanterie sont composées de dix fantassins et sont commandées par un sergentOrganisation et structure des Forces canadiennes, Volume 1 du Rapport de la commission d'enquête sur la Somalie, page consultée le 24 février 2011.. Le véhicule principal des sections est le VBL 6.0 (véhicule blindé léger) qui est armé d'un canon de , d'une mitrailleuse coaxiale de calibre de ainsi que de grenades fumigènes de <ref name="vbl">VBL III (véhicule blindé léger) dans la section Équipement du site de l'Armée canadienne, page consultée le 24 février 2011.</ref>. L'armement des sections comprend des fusils d'assaut, des mitrailleuses légères, des lance-grenades de et des grenades à mainGrenade C13 dans la section Équipement du site de l'Armée canadienne, page consultée le 24 février 2011. dans la section Équipement du site de l'Armée canadienne, page consultée le 24 février 2011.C9A1 dans la section Équipement du site de l'Armée canadienne, page consultée le 24 février 2011.. Les pelotons, quant à eux, sont commandés par un officier, généralement du grade de lieutenant ou de capitaine. Le détachement d'armes du peloton comprend une mitrailleuse polyvalente, des mortiers légers, des lance-roquettes ou des lance-missiles légersMitrailleuse polyvalente C6 dans la section Équipement du site de l'Armée canadienne, page consultée le 24 février 2011.Mitrailleuse lourde Browning .50 dans la section Équipment du site de l'Armée canadienne, page consultée le 24 février 2011.Arme antiblindée à courte portée M72 dans la section Équipment du site de l'Armée canadienne, page consultée le 24 février 2011.Arme antiblindée à moyenne portée Carl Gustav dans la section Équipement du site de l'Armée canadienne, page consultée le 24 février 2011.Mortier de (M19) dans la section Équipement du site de l'Armée canadienne, page consultée le 24 février 2011.. Au total, un peloton compte environ . La compagnie est commandée par un major qui est secondé par un capitaine et assisté par un sergent-major du grade d'adjudant-maître. Au total, une compagnie de fusiliers compte entre 120 et . Le bataillon est commandé par un lieutenant-colonel qui est secondé par un major et assisté par un sergent-major régimentaire du grade d'adjudant-chef. De leur côté, les bataillons de réserve sont constitués de réservistes s'entrainant à temps partiel et ils sont tous des volontairesLa Réserve de l'Armée sur le site de l'Armée de terre canadienne, page consultée le 24 février 2011.. Ils sont organisés sensiblement de la même façon que les bataillons réguliers avec un effectif beaucoup moins grand.

Bataillon Le Bataillon Royal Régiment ou R22R est un bataillon d'infanterie mécanisée cantonné à la BFC Valcartier. Le R22R a un effectif de divisé en cinq compagnies dont trois d'infanterie motorisée, une compagnie de services et une de commandement. Le bataillon était en Allemagne pour l'ensemble de la période couvrant la guerre froide. Il prend son nom actuel le en vue de la guerre de Corée où il se rend en avril 1952 pour une durée d'un anHistorique du Bataillon Royal Régiment sur le site du Royal Régiment, page consultée le 14 février 2011..

Bataillon vignette|Insigne du régiment sur la Citadelle de Québec. Le Bataillon Royal Régiment ou R22R est un bataillon d'infanterie mécanisée cantonné officiellement à la Citadelle de Québec, mais dont le gros de l'effectif travaille sur la BFC Valcartier. En plus des cinq compagnies standard, le Bataillon comprend également une compagnie de garnison. Le R22R a un effectif de . Il est d'abord connu sous le nom de Le Bataillon du R22R sur le site du Royal Régiment, page consultée le 14 février 2011.La Deuxième guerre mondiale sur le site du Royal Régiment, page consultée le 13 février 2011.. Il adopte son nom actuel lorsqu'il est stationné à la BFC Valcartier en octobre 1945.

Bataillon vignette|gauche|Des soldats du Bataillon s'entrainant à la guerre en milieu urbain. Le Bataillon Royal Régiment ou R22R est un bataillon d'infanterie légère cantonné à la BFC Valcartier. La compagnie A du Bataillon est composée de parachutistes et ses membres portent le béret marron. À la différence des deux premiers bataillons, le n'a pas de VBL III et se déplace principalement à pied ou via des plateformes inter-armes. Le R22R a un effectif de . Il fut créé en décembre 1951 à partir d'éléments des deux autres bataillonsLe Bataillon du R22R sur le site du Royal Régiment, page consultée le 14 février 2011..

Bataillon Le Bataillon Royal Régiment (Châteauguay) ou R22R (Chât) est un bataillon d'infanterie de la Première réserve basé à Laval au Québec, avec un effectif de 348 membres, cette unité est la plus grosse unité d'infanterie de la force de réserve au Canada. L'histoire d'une unité de milice dans la région de Châteauguay, de Beauharnois et de Sainte-Martine remonte au régime françaisHistorique du Bataillon sur le site du Bataillon Royal Régiment, page consultée le 24 février 2011.. Le bataillon était autrefois connu sous le nom de Régiment de ChâteauguayLe Bataillon du R22R (Régiment de Chateaugay) sur le site du Royal Régiment..

Le , le Régiment des Chasseurs de Châteauguay et Beauharnois sous le commandement du lieutenant-colonel Charles Michel D’Irumburry de Salaberry aidé par une bande d'Amérindiens de Caughnawaga repousse l'avant-garde d'une armée américaine qui se dirigeait vers Montréal. Les compagnies de milice de Beauharnois et de Châteauguay sont appelées de nouveau en 1866 et en 1870 pour combattre des troupes d'Irlandais américains de l'Union qui reprochaient à l'Angleterre de favoriser la Confédération lors de la Guerre de Sécession. De plus, en 1869, le Régiment « Voltigeurs de Châteauguay » est levé pour combattre les Féniens. Le , ce dernier est fusionné au Régiment « Voltigeurs de Châteauguay » et la nouvelle unité est nommée Régiment Fusiliers « Voltigeurs de Châteauguay ». Le , l'unité devient finalement le Régiment de Châteauguay.

Le régiment devient un bataillon du Royal Régiment le en adoptant le nom de Régiment de Châteauguay ( Bataillon, Royal 22nd Regiment). Il adopte son nom actuel le .

Bataillon