Jean-Louis Borloo, né le à est un homme politique français.

Avocat d'affaires, il est président du Valenciennes Football Club de 1986 à 1991 et en 2014. Il est élu maire de Valenciennes et député européen en 1989. Longtemps député de la du Nord, il est ministre sans interruption de à , et notamment « du gouvernement » à partir de 2007. Élu en 2005 président du Parti radical et en 2012 de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), dont il est à l'origine, il quitte la politique pour raisons de santé en 2014.

Depuis 2015, il préside une fondation qui vise à développer l'électrification du continent africain, et siège au conseil d'administration de l'entreprise chinoise Huawei Technologies France jusqu'en 2020.

Biographie Origines et famille Jean-Louis MarieJean-Louis Beaucarnot, Le tout politique, Éditions L'Archipel, 2011, , . Borloo est le fils de Lucien Borloo (1915-1981), né à Guémené-sur-Scorff dans le Morbihan, d'origine belge par son père et bretonne par sa mère. Son père exerce la profession de coursier dans une caisse de retraite, puis gravit les échelons et y finit sa carrière en devenant directeur.; sa mère est Mauricette Acquaviva (1927-2015), née à Marseille, originaire de Lozzi en Haute-Corse et ancienne présidente de la Fédération française des équipes Saint-Vincent.E. Trevert, « Les trois vies de Jean-Louis Borloo », Le Point, .. Son grand-père maternel, Jean-André Acquaviva, fut conseiller général de l'ancien canton de CalacucciaVisite de soutien Jean-Louis Borloo : « La Corse a besoin de confiance et… de continuité », Corse-Matin, ..

Divorcé de Jeanne-Marie Bazin, médecin gynécologue, avec qui il a eu une première fille, Pauline.Faire-part de décès de la mère de Jean-Louis >Borloo. il a eu par la suite une deuxième fille, Julia, avec une autre femme. En 1998-2000, il a deux enfants Manon et Tom de sa relation avec Thérèse Godin.. Puis le , il épouse en secondes noces à la mairie de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), la journaliste Béatrice Schönberg, née Szabo et divorcée du chanteur Claude-Michel SchönbergJean-Louis Beaucarnot, Le Tout Politique, Éditions L'Archipel, 2011, .. Afin d'éviter tout conflit d'intérêts à la suite de la campagne présidentielle de 2007, son épouse Béatrice Schönberg quitte définitivement la présentation du journal télévisé de France 2 en .

Formation et carrière professionnelle Jean-Louis Borloo effectue sa scolarité au lycée Janson-de-Sailly à Paris, où il commence à se passionner pour la philosophie et l'histoire. En 1972, à , il obtient une double licence en droit et philosophie.. Il enchaîne avec une deuxième double licence en histoire et sciences économiques. Parallèlement à ses études secondaires, il est chef scout au sein des Scouts de France durant de nombreuses années ; il côtoie à cette occasion Bruno Gollnisch..

En 1972, après sa licence de droit, il obtient le certificat d’aptitudes à la profession d’avocat.

Passionné par la Chine maoïste, il y fait de longs séjours dès 1973. ; il parvient même à saluer Mao Zedong. Il continue sa formation : licence de sciences économiques, puis diplômé du MBA d'HEC Paris (promotion 1976) ainsi que du programme de finances de l'Institut supérieur des affaires de l'université de Manchester.

À l'orée des années 1980, devenu avocat au barreau de Paris, il fonde le cabinet d'avocats « Borloo & associés », d'abord spécialisé dans le droit des entreprises en difficulté puis dans la transmission, l'implantation d'entreprises, le marché financier, les fusions et acquisitions. S'entourant de jeunes ingénieurs, Jean-Louis Borloo se positionne alors comme l'un des conseils externes les plus recherchés par les grandes entreprises, et est classé par le magazine Forbes parmi les avocats les mieux payés au mondeJean-Michel Bezat, « Le retour des avocats en politique », Le Monde, .. Il est entre autres l'avocat d'affaires de Bernard TapieBernard Tapie : «Borloo ne se couchera pas», Le Parisien, .Jean-Louis Borloo devant les policiers : "Je ne dois rien à Tapie", Le Monde, , consulté le ..

À cette même époque, il enseigne l'analyse financière à HEC Paris. En 1986, âgé de , Jean-Louis Borloo est sollicité par Colette Gadeyne, administratrice du club de football de Valenciennes en dépôt de bilan depuis plusieurs mois et devant définitivement liquider et fermer ce club historique, qui lui demande de tenter de le sauver. Il accède à la présidence de l'USVA, sauvant définitivement le club, poste qu'il occupe jusqu'en 1991 et préparant son retour en ..

Dans les années 2000, alors qu'il n'est plus au club, celui-ci est de nouveau en difficulté, enchaînant quatre descentes successives avant le démarrage d'une procédure de dépôt de bilan. Membre du gouvernement à cette époque, il accepte de reprendre la présidence de l'association sportive Valenciennes-Anzin. pendant quatre ans jusqu'à la mise en place d'une nouvelle équipe, accédant de nouveau à la première division.

Parcours politique Ascension locale Très marqué par l'aspect totalement sinistré du Valenciennois, il finit par conduire en 1989 une liste apolitique. pour la mairie de Valenciennes dont il est élu maire avec plus de 76 % des voix au second tour. Il est ensuite réélu à chaque fois très largement dès le premier tour.

De à 1992, élu en deuxième position sur la liste UDF de Simone Veil (« Le Centre pour l'Europe » qui a recueilli 8,43 % des suffrages et sept sièges sur 81 à pourvoir), Jean-Louis Borloo est membre du Parlement européen. Il obtient notamment le classement des trois arrondissements du Nord de Valenciennes, de Douai et d'Avesnes au titre de l'Objectif 1 de la politique régionale communautaire, soit les régions les plus aidées par les fonds structurels européens en 1993OCDE, CV de Jean-Louis Borloo, 2005..

Jean-Louis Borloo participe en 1990 à la fondation de Génération écologie, avec Brice Lalonde, Haroun Tazieff et Noël Mamère.

Aux élections régionales du , il mène dans le Nord une liste indépendante qui obtient 12,49 % des votants et dix sièges sur 72 à pourvoir dans le département. Il obtient ainsi le quatrième score, derrière les 19,92 % et RPR-UDF du maire de Cambrai Jacques Legendre, les 19,6 % et seize sièges socialistes du ministre d'État à la Ville et à l'Aménagement du territoire Michel Delebarre et les 13,89 % et onze élus FN de Carl Lang. Il devance la liste communiste du député Alain Bocquet (11,44 % et neuf sièges) ainsi que les deux listes écologistes, les Verts de Guy Hascoët (cinq sièges) et Génération écologie de Pascal Dubois (quatre élus), dont le score cumulé s'établit à 11,38 % des votants« Dossier pcf : implantation, identité, structures », Communisme, , éd. L'Âge de l'Homme, 2003.. L'autre « liste Borloo » indépendante qu'il soutient dans le Pas-de-Calais obtient trois élus sur 41« Élections régionales 1998. Résultats. Nord-Pas-de-Calais », Libération, ..

Fort de ce résultat et de l'affaiblissement de la majorité sortante PS-PCF, Jean-Louis Borloo se porte candidat pour devenir président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et souhaite fonder sa majorité sur un noyau dit « de rénovation » alliant les treize élus de ses listes aux 14 écologistes (qu'il qualifie de « première force politique » de la région), auquel pourrait s'ajouter la « droite modérée » et les « socialistes modernistes »Interview en direct de Jean-Louis Borloo, Midi 2, France 2, INA, .. Dans la nuit du 30 au , après n'avoir fait le plein que de ses voix et des six de Génération écologie aux deux premiers tours (y compris quelques bulletins issus du FN au deuxième tour, qu'il a rejetés), il bénéficie du désistement en sa faveur de Jacques Legendre qui lui apporte ainsi les de son groupe pour le troisième tour afin de faire barrage tant à l'extrême-droite qu'au PS. Pour autant, ces derniers optent pour une stratégie similaire puisque Michel Delebarre se retire au profit de la Verte Marie-Christine Blandin qui est ainsi élue face à Jean-Louis Borloo par contre 40, Génération écologie s'étant finalement elle aussi rangée aux côtés de la gaucheReportage France 3 sur l'élection de Marie-Christine Blandin à la présidence du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, Édition spéciale, , INA.. Jean-Louis Borloo reste conseiller régional d'opposition jusqu'au , ayant été élu député entretemps, tandis que son groupe a obtenu trois présidences de commissions au sein de l'assemblée nord-pas-de-calaisienne.

Il est à nouveau tête de liste aux élections régionales de 1998 dans le Nord, avec des élus locaux divers droite et indépendants, face à la gauche et à une autre liste de droite RPR-UDF emmené par l'ancienne députée Colette Codaccioni et Philippe Vasseur. Il obtient 18,97 % des suffrages et quinze des à pourvoir, soit le deuxième meilleur score derrière la Gauche plurielle sans les Verts de Michel Delebarre (31,37 %, ) mais devant le FN de Carl Lang (17,39 %, treize élus), la liste Codaccioni (11,5 % et neuf élus) et les Verts de la présidente Marie-Christine Blandin (8,76 %, six sièges). La réunion RPR-UDF-DVD ressort donc du scrutin au total avec sur 113, contre 51 à la gauche plurielle. La Droite ne présente pas de candidat à la présidence du conseil régional (qui échoit au socialiste Michel Delebarre) et Jean-Louis Borloo démissionne de son mandat de conseiller régional dès le suivant.

Député du Nord Le , il devient député de la du Nord (soit Valenciennes et une grande partie de son agglomération), sous la bannière Divers droite. Il siège au sein du groupe République et liberté qui, durant la (1993-1997), regroupe des élus divers droite et divers gauche sous la présidence du député-maire de Tours Jean Royer. Deux ans plus tard, il est réélu maire de Valenciennes avec 63 % des voix pour sa liste au premier tour.

En 1997, désormais apparenté au groupe UDF et sous étiquette Force démocrate (FD), Jean-Louis Borloo voit son mandat de député renouvelé (au deuxième tour par 52,79 % des voix contre 47,21 % au communiste Fabien Thiémé, il était arrivé en tête au premier tour avec 34,27 % des suffrages)Résultats des élections législatives de 1997 dans la du Nord, Assemblée nationale.. Après le lancement de la « Nouvelle UDF » en 1998, il adhère officiellement à cette dernière et en est nommé porte-parole en . Il est à ce poste un membre actif de la campagne de François Bayrou pour l'élection présidentielle de 2002Entretien avec D. de Montvalon, B. Seznec, « "Bayrou va gagner en 2002" », Le Parisien, .. Il est réélu en maire de Valenciennes, avec 63,36 % des voix dès le premier tour, puis député en 2002 (pratiquement gagnant au premier tour, avec 49,51 % des suffrages face à treize autres candidats, il est finalement réélu au second tour avec une nette avance sur son adversaire communiste Fabien Thiémé, par 63,88 % contre 36,12 %)Résultats des élections législatives de 2002 dans la du Nord, Assemblée nationale..

Il ne siège toutefois qu'un mois, étant immédiatement nommé dans le gouvernement Raffarin. Il en est de même après sa réélection le , au premier tour des élections législatives (avec 53,69 % face à douze autres candidats)Résultats des élections législatives de 2007 dans la du Nord, ministère de l'Intérieur.. Il laisse à chaque fois son siège à sa suppléante, Cécile Gallez, maire radicale de Saint-Saulve.